Quel début d'année

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Marc Fiorentino
Marc Fiorentino (Crédits : MonFinancier.com)
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Je n'avais jamais vu ça. C'est la première fois que, quelques jours à peine après le début d'année, des banques comme Goldman Sachs modifient déjà leurs prévisions à la baisse pour 2016. On n'a même pas fini de se souhaiter la bonne année qu'elle apparaît déjà comme une année volatile et complexe. Chine, émergents, pétrole, bulles, les causes d'inquiétude sont nombreuses.

REFAISONS LE POINT

Quelle est la situation ? L'économie mondiale est entrée dans une nouvelle phase de croissance molle depuis 2008. L'inflation a disparu de nos radars. La Chine est dans une phase de transition économique qui va durer encore quelques années mais cette transition économique reste sous contrôle, contrairement aux marchés chinois. Les pays émergents mettront du temps à se relever de la baisse des matières premières. Les matières premières ont déjà pricé à 10% près le nouveau contexte déflationniste.

ET DONC ?

Les marchés américains ont triplé depuis 2009 et ont de la place pour une correction à la baisse. L'Europe est mieux pricée mais elle peut suivre la pression des marchés US. La Chine va fluctuer de façon totalement erratique tant que le gouvernement n'aura pas fait ses choix sur le yuan. En résumé on va avoir une année agitée, très agitée, mais les krachs ne se produisent jamais quand tout le monde crie au loup et que le consensus est général.

IMPRESSIONNANTS

Les chiffres de l'emploi aux États-Unis. 5% de taux de chômage seulement, près de 300,000 créations d'emplois en décembre après des révisions à la hausse les mois précédents. 2.7 millions d'emplois ont été créés en 2015. C'est certain: l'économie américaine rebondit. Mais son rebond est beaucoup moins spectaculaire que les rebonds habituels de sorties de crise. Nous sommes dans une nouvelle économie.

BREXIT

On savait que Cameron voulait aller vite. Très vite. Mais il semble avoir décidé d'accélérer encore l'agenda. Il envisagerait un referendum cet été car il pense qu'il peut obtenir un deal avec l'Union Européenne d'ici la fin du mois de février. Cameron a conscience que le temps ne joue pas pour lui car l'opinion publique bascule de plus en plus anti-européenne...

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