Un pognon dingue

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Marc Fiorentino
Marc Fiorentino (Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité économique commentée par Marc Fiorentino...

Macron a réussi à faire le buzz avec une vidéo dans laquelle il expliquait que les aides sociales coutaient "un pognon dingue" et n'avaient que peu d'impact sur la pauvreté. Une mise en scène pour faire passer un message.

DÉPENSER MIEUX POUR AIDER PLUS ?
Le message de Macron hier lors de son discours sur la politique sociale était clair. Comme le laissait entrevoir une vidéo totalement mise en scène. Il ne dépensera pas plus pour les aides sociales. Il veut les réorganiser, les restructurer pour les rendre plus efficaces.

UN DISCOURS LONG, TRÈS LONG
et plus des déclarations que de vraies mesures. Pour avoir les détails de la politique sociale du gouvernement, il faudra encore attendre. Mais il a beaucoup parlé de prévention, de responsabilisation, d'incitation. Pas de barre à gauche donc, il maintient un cap libéral.

LA BANQUE CENTRALE AMÉRICAINE SERRE LA VIS
Elle monte ses taux de 0.25%. C'était prévu. Mais elle a adopté un biais plus restrictif sur la politique monétaire qui laisse présager deux hausses de taux d'intérêt de plus avant la fin de l'année. Du fait de l'accélération de la croissance et de l'inflation aux États-Unis. On attend la BCE aujourd'hui.

DU CÔTÉ DES MARCHÉS
La Fed a donné le ton hier sur les marchés. Les indices qui étaient orientés en légère hausse avant la réunion de la Fed, ont basculé en territoire négatif après la perspective d'un quatrième tour de vis cette année sur fond d'une robustesse de l'économie américaine. Le Dow Jones perd 0,47% à 25.201 points à la clôture, le S&P 500 a rendu 0,40% à 2.775 points tandis que le Nasdaq limite ses pertes à 0,11% à 7.695 points. A Tokyo, le Nikkei rend près de 1% à 22.738,61 points...
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Commentaires
a écrit le 17/06/2018 à 15:21 :
C'est vrai que..., quand on "loue" son pognon sur les places financières, c'est dingue; aussi dingue que de suivre le "cahier des charges" de cette administration qu'est l'UE de Bruxelles!
a écrit le 16/06/2018 à 8:39 :
Nous sommes à des niveaux de redistribution déraisonnables: donc oui, c'est "dingue"! Une fois que l'on dit cela, la difficulté est d'éviter que des systèmes qui doivent avoir pour seuls objectifs la protection des plus faibles, et l'incitation à plus de responsabilité (il est sain que les gens, quand ils le peuvent, s'assument) ne soient dévoyés. Pour être factuels, il faut faire l'exercice des questions à poser: par exemple est-il souhaitable qu'un jeune normalement constitué, et qui est en échec scolaire et ne recherche pas activement d'emploi, touche les mêmes allocations qu'un pré-retraité chômeur qui a travaillé toute sa vie? Est-il normal qu'un étudiant soit soutenu par la Nation pour retripler sa première année de fac? Les aides supposées incitatives ne doivent pas permettre de se la couler douce aux dépends des rares contribuables... In fine, 700 milliards de prestations sociales qui alimentent la dette pour nos enfants, qui ne sont pas investis, qui alimentent des achats de produits chinois? et qui ne redonnent en rien de la compétitivité à notre pays.. etc.
Réponse de le 17/06/2018 à 14:07 :
700 milliards...J'ai l'impression que vous mélangez tout notamment les retraites, la santé...A ce compte là mettez donc tous les budgets publics qui sont évidemment de la redistribution : est-ce si normal que cela de ne pas payer sa propre protection et surtout la protection de ses biens par l'armée et la police ? Il est vrai qu'il faut activer certaines aides c'est à dire ne pas donner d'argent mais ce que demandent les gens in fine : pourquoi donner une allocation de chômage plutôt qu'un travail (éventuellement subventionné) ? pourquoi donner des aides au logement plutôt qu'un logement normé (dont le loyer serait croissant avec le revenu par exemple) ? Sinon pour la solidarité on doit de toute façon donner à ceux qui ne peuvent travailler : les handicapés, les vieux qui sont pauvres et les enfants (mais sur les enfants, il faut être clair : on remplace les AF et la demie part du QF de l'IR par un montant unique donné à chaque enfant de France). Pour les adultes capables de travailler on a deux solutions : soit on donne un travail à qui en demande (le cas échéant en le subventionnant) mais on supprime en revanche toutes les allocations ainsi que le quotient conjugal (en individualisant l'impôt) car on ne voit pas pourquoi on subventionnerait un couple dont l'un des conjoints ne travaille pas, soit on applique la formule de la tranche à 30% de l'IR à tout le monde y compris quand le résultat est négatif en supprimant également les allocations. C'est je pense le plus cohérent et le plus juste.
a écrit le 14/06/2018 à 22:27 :
C'est reconnaître qu"avant notre appartenance a l'UE de Bruxelles , nous étions capable de le faire!
a écrit le 14/06/2018 à 22:26 :
C'est reconnaître qu"avant notre appartenance a l'UE de Bruxelles , nous étions capable de le faire!
a écrit le 14/06/2018 à 14:18 :
Et dire qu'on perd un "pognon dingue" si on laisse ses économies sur le livret A, tellement il rapporte peu. :-)

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