Du marketing à la comptabilité, tous digitalisés
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
Les community managers, les profils web marketing, les consultants et les chefs de projet estampillés « digital » n'ont pas le monopole du digital. Si vous travaillez en back office par exemple, on a beau vous prédire le même sort que les dinosaures, vous savez ou finirez par savoir que la digitalisation (et l'automatisation qui va avec) est une opportunité de renouveau de votre métier, à condition que vous vous adaptiez. Dans le cas contraire, vous ferez peut-être partie des 700 métiers qui devraient disparaître d'ici 2035, recensés par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne dans leur étude publiée en septembre 2013, The future of employment : how susceptible are jobs to computarisation.
Certains métiers « sont les parents pauvres médiatiques de la transformation digitale alors qu'ils sont autant concernés par elle », constate Jean-Bernard Girault, cofondateur de Wiserskills et président de HTS Consulting. Pourtant, pour rendre une organisation plus collaborative et compétitive, la digitalisation ne peut pas passer qu'au travers des plus précurseurs. L'impact de la transformation diffère selon les catégories de métiers mais les amène tous à évoluer. HTS Consulting en a identifié trois dans son livre blanc publié en 2016, que vous pouvez obtenir sur demande, S'adapter ou disparaître : les métiers à l'épreuve du numérique : les « avant-gardistes », les « optimiseurs » et les « tradis ».
Les premiers sont les plus impliqués puisqu'ils sont moteurs de la transformation numérique ; on trouve parmi eux le marketing, la vente, le management de projet, les ressources humaines, la communication, la R&D, la relation client... Les seconds, comme la gestion, la finance, la supply chain, s'appuient sur le numérique pour accroître leur performance et analyser plus finement leur activité. Les troisièmes, comptabilité, back office, juridique, métiers manuels..., « doivent s'adapter à l'évolution de leur environnement », explique notre interlocuteur.
La dématérialisation des factures par exemple, aide les comptables à automatiser et simplifier leurs tâches à faible valeur ajoutée. Pour eux, comme pour tous les « tradis » et même les « optimiseurs », la transformation passe par une montée en compétences et un changement de posture. Ils doivent remplacer l'exécution de tâches par du contrôle, de la supervision, du pilotage, du conseil. Ainsi, ce qu'un client fait tout seul grâce à la banque en ligne, le conseiller clientèle ne l'a plus en charge.
Être « digital », qu'est-ce d'autre au fond que d'être capable de s'adapter et de s'intégrer dans le monde actuel ? Pour ce faire, chaque fonction doit acquérir :
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