Le CAC 40 temporise

A l'orée d'une semaine décisive pour la Grèce -mercredi est soumis au vote du parlement grec le nouveau train de mesure d'austérité-, la Bourse de Paris évolue en baisse.
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Après sa tentative de rebond avortée vendredi, la Bourse de Paris entame la semaine sur une note hésitante. En baisse dans les tous premiers échanges, l'indice parisien s'est très vite inscrit en hausse pour de nouveau fléchir pénalisé par la situation grecque. A 10h, le Cac 40 reculait de 0,26 % à 3.774,28 points.

Nerveux à l'approche du vote des mesures d'austérité par le parlement hellène (l'adoption sera le déclencheur du versement de la prochaine tranche du programme d'aide à la Grèce mis en place en mai) les investisseurs hésitent à prendre des risques. S'il semble acquis que le nouveau train de mesures soit adopté, son application risque d'être beaucoup plus délicate comme en témoigne la gronde sociale qui ne se dément pas.

Dans ce contexte les risques d'une contagion aux pays dits "périphériques" sont de plus en plus présents dans l'esprit de la communauté financière. Les inquiétudes proviennent dorénavant de l'Italie où le secteur bancaire, menacée d'une dégradation de note par Moody's, a fortement dévissé vendredi dans le sillage de déclarations d'un des membres du directoire de la Banque centrale européenne alors que des rumeurs persistantes font état de difficultés pour les banques italienne à passer les nouveaux "stress tests".

Par ailleurs, la péninsule ibérique et principalement l'Espagne inquiète le FMI. Selon l'organisme international la reprise économique de ce pays reste fragile et devrait conduire à une amplification des réformes pour rassurer le marché.

Outre Atlantique, la situation n'est guère plus rassurante. Les indicateurs mitigés font état de la persistance d'un ralentissement de la première économie mondiale. Les Etats-Unis seraient-ils condamnés à une croissance molle ? s'interroge Aurel BGC dans sa note matinale. Et d'indiquer que, selon Timothy Geithner, "une relance de l'économie américaine par une politique budgétaire expansionniste est dans la décennie à venir impossible". Le secrétaire américain au Trésor a en effet déclaré que "notre objectif fondamental est de faire à nouveau vivre le pays dans ses moyens [...]. Etant donné la structure de notre économie, ce que cela signifie c'est que nous devons abaisser notre déficit, qui tourne autour de 10% du PIB, à un niveau inférieur à 3% du PIB, et nous devons le maintenir à ce niveau".

Valeurs en hausse

Plus forte progression, Alcatel-Lucent progresse de 1,22 %. Depuis près d'une semaine, la société annonce sur son site qu'elle présentera une "une innovation révolutionnaire en matière de technologie IP (Internet Protocol)» demain 28 juin.

Renault gagne 0,94 %. Nissan, le partenaire japonais du constructeur automobile français, a présenté lundi son plan d'entreprise à moyen terme et dit viser une part de marché mondiale de 8% d'ici à 2016-2017. Par ailleurs, le groupe souhaite relancer ses ventes européennes, et pour ce faire mise sur le lancement de plusieurs nouveaux modèles en 2012.

Valeurs en baisse

Carrefour recule de 0,73 %. Selon Sébastien Bazin, le PDG de Colony Capital Europe et actionnaire du distributeur, interviewé par Les Echos, le groupe de distribution doit évoluer et peut-être favoriser au niveau de ses hypermarchés une délégation de certains pouvoirs. D'autre part, le distributeur a annoncé vendredi l'acquisition de trois participations minoritaires en Chine.

Outre Natixis, qui bénéficie d'achats à bon compte après sa chute de 3,67 % vendredi, les valeurs bancaires sont à la peine. BNP Paribas se replie de 0,54 %, Crédit Agricole de 0,48 % et Société Générale de 0 ,37 %.

Hors CAC

Soitec chute de 7,39 %. Selon des sources de marché, Natixis ne serait plus à l'achat sur le titre.

Cap Gemini (-0,50 %) a annoncé être à la recherche d'acquisitions pour renforcer sa position aux Etats-Unis.

Séchilienne Sidec grimpe de 3,51 %. Le groupe d'électricité renouvelable a indiqué avoir donné son accord pour la signature d'un contrat de 30 ans pour la fourniture d'électricité produite à partir de sa future centrale martiniquaise.

Devise et pétrole

L'euro poursuit son reflue face au billet vert. A 10h00, un euro s'échangeait contre 1,413 dollar.

Dans le même temps, les cours du baril de brut sont à la baisse. Le Brent de la Mer du Nord se replie de 1,75 % à 103,28 dollars, tandis que le WTI perd 0,83 % à 90,40 dollars.

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