Immobilier : chant du cygne pour la tendance haussière

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En septembre, les notaires annonçaient une baisse des prix dans la Capitale constatée cet été. Et ce mardi 25 octobre, ils affichent... une légère hausse entre juillet et août. Explication de texte.

Alors, ils baissent ces prix, oui ou non ? A regarder rapidement, on a du mal à comprendre ce marché immobilier parisien. Alors que, en septembre,les notaires parisiens évoquaient une première baisse des prix intervenue en juin dernier, l'indicateur de ces mêmes notaires publié ce mardi fait état d'une légère hausse entre juillet et août : le prix des appartements à Paris a atteint 8.350 euros en août 2011 en progression de 0,8% (contre 1,5% sur la même période en 2010).

Selon les notaires, "la décélération est également très nette par rapport au pic atteint en mars 2011 où les prix avaient progressé de 2,5% en un mois". Sur douze mois, bien entendu, la flambée reste conséquente : +21,3% fin août 2011 à Paris. Mais elle se calme un peu par rapport aux mois précédents : en juin, par exemple, la hausse annuelle s'élevait à 23%.

Si l'on regarde à la fois les appartements et les maisons sur l'ensemble de l'Ile-de-France, l'augmentation des prix s'est établie à 0,9% entre juillet à août, contre 1,1% l'année précédente. Soit une hausse annuelle de 13,1 % en un an à fin août.

Alors, pourquoi les prix ne baissent-ils pas ?

Les notaires se seraient-ils trompés dans leur analyse de septembre ? Non. En réalité, les chiffres de baisse annoncés en septembre dernier portaient sur les "avants-contrats" (promesses de vente) signés au mois de juin. Autrement dit, sur des ventes qui seront effectivement actées en octobre. Pour l'heure, les notaires ne reviennent d'ailleurs pas sur leurs estimations. Il faudra donc encore patienter deux petits mois pour obtenir les chiffres définitifs des notaires portant sur le mois d'octobre. Chronique d'une baisse annoncée, donc...

Accélération de la baisse ?

Si la première baisse intervient bel et bien en octobre, elle pourrait s'accélérer ensuite. Depuis que le gouvernement a annoncé une réforme de la fiscalité des plus values sur les résidences secondaires et investissements locatifs, certains propriétaires se précipitent dans les agences et chez les notaires pour conclure leur acte de vente avant l'entrée en vigueur de la loi. "Pour l'instant, ils ne sont pas prêts à baisser leur prix. Mais comme ils souhaitent coûte que coûte vendre avant la réforme, ils devront y venir" analyse Thierry Delesalle, notaire à Paris, pour qui il est toutefois encore un peu tôt pour estimer l'ampleur du phénomène.

En banlieue, la situation semble un peu différente. "Sur le terrain, dans le 92, je ne vois pas de signes de baisse. Mais il est vrai que nous avons peu de propriétaires de résidences secondaires et d'investisseurs locatifs" estime Maître Frédéric Labour.

Troisième mois de baisse pour certains professionnels

Le site Meilleursagents.com est beaucoup moins optimiste... Leur dernier baromètre, publié le 19 octobre, et qui analyse les promesses de vente, affiche une évolution des prix négative en Ile-de-France pour le troisième mois consécutif. A Paris, la baisse est de 1,1% entre le 1er septembre et le 1er octobre. "En trois mois, les prix à Paris sont revenus au niveau de février 2011" estime Sébastien de Lafond, le fondateur du site Internet. C'est en Seine-Saint-Denis qu'il constate la plus forte chute mensuelle (-2.5%) alors que les Hauts-de-Seine font exception (+0.5%).

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