Bank of America et Goldman Sachs désinvestissent en Chine

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Les deux grandes banques américaines vendent une partie des actions qu'elles détiennent dans des banques locales.

Bank of America est la deuxième banque américaine en une semaine à désinvestir en Chine. Elle a indiqué lundi qu'elle vendait 10,4 milliards d'actions qu'elle détenait dans China Construction Bank (CCB). La transaction, qui doit encore être approuvée par les autorités, doit lui rapporter 1,8 milliard de dollars. Pour sa part, Goldman Sachs a annoncé il y a quelques jours la cession pour 1,1 milliard de dollars d'une partie de ses actions dans Industrial Commercial Bank of China (ICBC).

Les deux banques américaines ont besoin de reconstituer leur capital pour répondre aux nouvelles réglementations américaines et veulent rentabiliser leur investissement. C'est la troisième vente d'actions de Goldman Sachs et la deuxième pour Bank of America (BofA). « Notre décision de vendre est conforme à notre objectif de continuer à réformer notre bilan », explique Bruce Thompson, le directeur financier de BofA. Les analystes estiment que la banque cédera le reste de ses actions ? soit 1 % - dès qu'elle en aura la possibilité.

Risque de créances impayées

Comme beaucoup d'autres, Bank of America et Goldman Sachs avaient investi dans leurs partenaires chinois au milieu des années 2000, avant leur entrée en Bourse, dans le but de pénétrer le marché bancaire local particulièrement opaque. Bank of America avait ainsi placé 3 milliards de dollars dans CCB en 2005 et Goldman Sachs avait acheté 7 % de ICBC en 2006 pour 2,59 milliards de dollars. En échange, elles devaient aider à moderniser le management et améliorer la rentabilité des établissements.

Concrètement pour les banques chinoises, ces désinvestissements ne devraient cependant pas avoir pas d'impact majeur. « Les ventes ont lieu sur le marché secondaire et n'affectent pas la structure de leur capital », explique en effet Adam Breen, analyste chez IHS Global Insight, car « malgré la participation dans le capital de banques étrangères, les banques chinoises sont restées la propriété de l'État ». La vente a toutefois un effet négatif sur le cours des actions de ICBC et CCB, toutes deux cotées à Hong Kong, dans un contexte déjà difficile. Le secteur fragilisé par les dettes des gouvernements locaux et l'éventualité de créances impayées pouvant atteindre plusieurs milliards de dollars, est en baisse de 19 % depuis le début de l'année. Selon Ha Jiming, stratégiste chez Goldman Sachs, « il y a très peu de place pour de gros gains et la Bourse restera volatile l'année prochaine ».

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