Télévision : bienvenue à l’école d’autrefois
Rémi Jacob
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Quinze collégiens et trois professeurs embarquent pour un voyage dans le passé avec « L’École à remonter le temps ».
© CÉCILE ROGUE/M6
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Quinze collégiens et trois professeurs embarquent pour un voyage dans le passé avec « L’École à remonter le temps ».
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Que vois-je, mademoiselle, vous écrivez de la main gauche ? Je vais vous l'attacher à votre banc, afin que vous ne soyez pas tentée d'écrire avec. » Assise à son pupitre en bois, Léna, 14 ans, en lâcherait presque son porte-plume. Face à elle, droit comme un I, se dresse M. Lecomte, son professeur de français. Le quinquagénaire tiré à quatre épingles entend bien faire régner une discipline de fer dans cette salle de classe relookée du sol au plafond dans un style fin XIXe siècle. Le décor est planté ! Dans L'École à remonter le temps, quinze collégiens - ainsi que trois professeurs - embarquent pour un voyage dans le passé sur les bancs de l'école.
Objectif de cette « téléportation » cathodique : découvrir à quoi ressemblait l'enseignement reçu jadis par leurs aînés. « L'école a énormément évolué en cent ans, explique Lorànt Deutsch, narrateur de ce docu-fiction qui a demandé trois semaines de tournage. Le contenu des leçons bien évidemment, mais aussi la manière de les transmettre. Nous voulions rendre hommage à ce pilier de la République, cette formidable institution dont il faut prendre soin car on sent bien qu'elle est fragile et menacée. »
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Afin d'offrir un aperçu complet aux adolescents, quatre périodes ont été retenues. À commencer par les années 1880, au cours desquelles l'instruction a été rendue obligatoire. Et c'est peu dire que les mœurs sont à l'époque très différentes de celles d'aujourd'hui ! Les filles reçoivent des cours de couture, dans le but d'être parfaitement préparées à leur « futur métier de femme au foyer, qui est un rôle très important », glisse le plus sérieusement du monde l'enseignante chargée de les dispenser. Les garçons, eux, enchaînent pendant ce temps-là dans la cour de l'école les exercices militaires (« En avant, marche ! »), afin de se préparer à l'éventualité d'une nouvelle guerre. Avant de se voir tous proposer du vin rouge à l'heure du déjeuner. Une tradition calamiteuse en matière de santé publique, mais qui perdurera jusqu'au milieu du XXe siècle et l'apparition du lait dans les cantines.
Rémi Jacob