Didier Fusillier, l'enchanteur de l'art
Daniel Schick
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Didier Fusillier sous la verrière du Grand Palais.
© AMÉLIE DEBRAY/RMN-GP
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Didier Fusillier sous la verrière du Grand Palais.
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Didier Fusillier est un fou furieux qui n'est ni fou ni furieux. Ce Merlin l'Enchanteur de la République va faire vibrer le mythique Grand Palais et mettre en lumière une quinzaine de musées en France. Ce grand patron (deux mètres d'altitude) attend de l'art qu'il le dérange, le conduise vers ce qu'il ne connaît pas. Le président aime recevoir des torgnoles artistiques comme on dit dans son Nord natal. Il fait tout pour en recevoir. Il sort, déniche depuis toujours. L'art n'est pas venu à lui. L'homme s'est offert la culture.
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Des parents greffiers, peu de culture à la maison. Près de Valenciennes ou Maubeuge où il vit dans les années 70 : rien. Pour grignoter de l'art il franchit la frontière belge, goulûment. Didier Fusillier : les frontières, même pas peur. Au-delà d'une frontière, il y a l'inconnu, l'excitation de la découverte. Plus tard, dans l'art, Fusillier essaiera de les bousculer, de les abolir. Il aime unir toutes les formes d'expression. Le style Fusillier c'est ça. Le garçon connut ses premiers émois artistiques au musée des Beaux-Arts d'Anvers où il fut enrubensé, fasciné par l'immensité des toiles de Rubens. « Ce fut vertigineux. Tout était dans la démesure et ça m'emportait. J'avoue aussi avoir été terrifié par le grand escalier qui conduit au musée. Chaque marche me rendait tout petit. Je me demandais ce que j'allais faire dans ce lieu haut perché. Les portes franchies, j'étais englouti. »
Daniel Schick
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