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Inculpations dans la catastrophe minière de Brumadinho, au Brésil

reuters.com  |   |  346  mots
Inculpations dans la catastrophe miniere de brumadinho, au bresil[reuters.com]
(Crédits : Washington Alves)

RIO DE JANEIRO (Reuters) - L'ancien directeur générale de la compagnie minière brésilienne Vale et quinze autres personnes ont inculpés mardi pour homicide dans l'enquête sur la rupture meurtrière du barrage minier de Brumadinho, qui s'est produite il y a un an dans l'Etat du Minas Gerais, ont annoncé les procureurs brésiliens.

En plus du chef d'homicide, la compagnie minière en tant que personne morale de même que la société allemande de contrôle Tüv Süd sont également inculpées de crimes contre l'environnement.

Fabio Schvartsman, qui a démissionné de la direction générale de Vale début mars 2019, et les quinze autres personnes physiques mises en examen travaillent soit pour le groupe brésilien, soit pour Tüv Süd.

La catastrophe provoquée par la rupture de cette digue de retenue d'une mine de minerai de fer, le 25 janvier 2019, a fait au moins 259 morts selon un bilan toujours provisoire, les recherches se poursuivant dans la montagne de déchets miniers qui s'est abattue sur la localité de Brumadinho et un village voisin.

Dans un communiqué, Tüv Süd, qui était chargé de contrôler le barrage, dit coopérer avec les autorités et ajoute être dans l'incapacité d'apporter d'autres commentaires étant donné que les investigations se poursuivent.

Vale, premier producteur mondial de minerai de fer, n'a fait pour l'heure aucun commentaire.

Interrogé en début d'année par l'agence Reuters, Andressa de Oliveira Lanchotti, la magistrate qui coordonne l'équipe de procureurs chargés de l'enquête, précisait qu'entre 15 et 20 personnes physiques seraient inculpées, y compris des cadres dirigeants de Vale et de Tüv Süd.

"Ce que nous pouvons déduire de nos investigations, c'est qu'il existait plusieurs facteurs de risque, que le risque n'était pas méconnu", a-t-elle dit à Reuters, contredisant la défense du géant minier qui affirme que rien ne permettait d'anticiper la rupture du barrage.

(Marta Nogueira avec Luciano Costa à Sao Paulo; version française Henri-Pierre André)