A l'Assemblée, Elisabeth Borne trace la route des « compromis »
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Elisabeth Borne lors de son discours de politique générale mercredi 6 juillet à l'Assemblée nationale.
Reuters
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Elisabeth Borne lors de son discours de politique générale mercredi 6 juillet à l'Assemblée nationale.
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L'ambiance était houleuse dans l'hémicycle ce mercredi 6 juillet. Dans un discours fleuve de près d'une heure trente, la Première ministre Elisabeth Borne a dévoilé la feuille du route du nouveau gouvernement fraîchement nommé après la claque des élections législatives. Devant une Assemblée nationale particulièrement agitée, la cheffe de l'exécutif a appelé les parlementaires à faire « des compromis » durant les cinq années à venir. « Ensemble, nous répondrons à la demande d'action. Nous ne pouvons décevoir. Les Français ont élu une majorité relative et cela nous oblige à chercher des compromis", a-t-elle déclaré. « Je veux que l'on redonne un sens au mot 'compromis' trop longtemps oublié dans notre vie politique. Le compromis, c'est ne pas se compromettre. Bâtir ensemble ne signifie pas de faire des compromissions », a-t-elle poursuivi.
Faisant référence à certains de ces prédécesseurs sous la Vème République comme Georges Pompidou, Premier ministre sous de Gaulle ou Michel Rocard, représentant de la « Nouvelle Gauche » sous François Mitterrand entre 1988 et 1991, Elisabeth Borne a voulu rappelé que des réformes majeures étaient possibles sans majorité absolue. « C'est le gouvernement Rocard qui a lancé le RMI, la CSG ou les accords de paix en Nouvelle Calédonie », a-t-elle souligné.
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Sur la méthode, elle a annoncé le lancement d'une commission transpartisane à la rentrée « sous l'égide du président de la République ». Elle a également rappelé la volonté de mettre en place un conseil national de la refondation rapidement oublié après les résultats décevants de la majorité présidentielle aux élections législatives. En revanche, la nouvelle cheffe du gouvernement a refusé de se soumettre à un vote de confiance devant l'Assemblée. De leur côté, les députés de la Nouvelle union écologique populaire et sociale (Nupes) ont déposé une motion de défiance juste avant la déclaration de la Première ministre.