Dette et déficit : comment le gouvernement veut « refroidir la dépense publique »
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, et le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, et le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.
Reuters
Emmanuel Macron veut tourner la page de l'épisode houleux de la réforme des retraites. Après trois mois de mobilisation intense et d'âpres débats, le chef de l'Etat a rapidement embrayé sur les réformes du travail en espérant que la colère retombe. En déplacement ce jeudi 20 avril dans l'Hérault, le chef de l'Etat a fait des annonces de revalorisation sur le salaire des enseignants. Mais les tensions sont loin de s'apaiser. Dans de nombreux secteurs, les travailleurs et les syndicats sont particulièrement remontés contre l'utilisation du 49-3 par l'exécutif pour faire passer sa réforme décriée.
Dans ce contexte brûlant, les ministres de Bercy ont dévoilé leur feuille de route budgétaire pour les cinq prochaines années ce jeudi. Avant d'envoyer le programme de stabilité à Bruxelles la semaine prochaine, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé qu'il voulait accélérer le désendettement de la France. La dette publique en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) devrait passer de 111,6% à 108,3% entre 2022 et 2027 alors qu'il anticipait une hausse de 111,9% à 112,5% sur la même période lors du précédent programme de stabilité présenté à l'été 2022.
À lire également
Le déficit public devrait, lui, passer de 4,7% du PIB en 2022 à 2,7% en 2027. En juillet dernier, Bercy tablait sur un solde public passant de 5% en 2022 à 2,9%. Sur la dépense publique, le ministère de l'Economie a conservé la même cible à 53,5% du PIB d'ici 2027 avec une trajectoire légèrement modifiée. « Nous devons impérativement reconstituer nos marges de manœuvre si nous devons faire face à de nouveaux chocs conjoncturels. En demandant un effort aux Français sur la réforme des retraites, il est normal de demander un effort à nos collectivités », a déclaré le ministre de l'Economie lors d'un point presse.