Finances locales: après l'Assemblée, le Sénat débloque 450 millions d'euros supplémentaires pour les collectivités territoriales
César Armand
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Zéro. Malgré l'augmentation de 3,5% du point d'indice des fonctionnaires, la flambée des prix de l'énergie et la revalorisation de 4% du revenu de solidarité active (RSA) , le gouvernement avait prévu zéro euro de compensations pour les collectivités territoriales.
Avec l'accord plus ou moins prononcé du gouvernement, le montant de l'enveloppe allouée aux pouvoirs locaux s'établit désormais à 750 millions d'euros après l'adoption du projet de loi de finances rectificative (PLFR) au Sénat dans la soirée du 2 août.
Tout remonte à la mi-juillet lorsque le texte arrive en commission des Finances à l'Assemblée nationale. Le groupe Liberté, indépendants, Outre-Mer et territoires (LIOT), présente alors deux amendements prévoyant d'un côté une compensation de 1,136 milliard d'euros à la suite de l'augmentation de 3,5% du point d'indice des fonctionnaires au 1er juillet et de l'autre une allocation de 120 millions d'euros aux départements pour absorber la hausse de 4% du RSA voulue par l'Etat.
Une priorité exprimée, dès le 28 juin au micro de La Tribune, par le co-président du groupe LIOT, Christophe Naegelen, le jour de l'élection de la députée Renaissance des Yvelines Yaël Braun-Pivet au Perchoir.
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Une fois en séance publique, le gouvernement a voulu réduire la voilure et a proposé un compromis à 300 millions d'euros. Le ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Bruno Le Maire, a validé les 120 millions d'euros pour absorber la hausse de 4% du RSA, mais a retoqué la somme de 1,136 milliard pour compenser la hausse du point d'indice des fonctionnaires.
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En lieu et place, 180 millions d'euros ont été fléchées vers « les communes les plus impactées » dans leur épargne par l'évolution du point d'indice et celle des prix de l'énergie.
César Armand