Impôt de production : les entreprises moyennes (ETI) sonnent la charge contre le gouvernement
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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et celui des Comptes Publics Thomas Cazenave.
Reuters
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... le gouvernement pourrait repousser sa promesse de désendettement.
« J'ai besoin de vous ». A la fin du mois d'août, le président de la République Emmanuel Macron a martelé ce message à plusieurs reprises dans une vidéo diffusée à la Rencontre des entrepreneurs de France (REF) à Longchamps. Au centre des préoccupations du patronat, la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée (CVAE) des entreprises, un impôt de production qui devait disparaître en 2024. Mais l'exécutif a fait volte-face en annonçant l'étalement de sa suppression jusqu'en 2027. Cette annonce a provoqué une bronca dans les milieux patronaux tricolores.
Lors d'un point presse organisé ce mardi 19 septembre dans les locaux du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI), plusieurs dirigeants ont regretté cette décision.
« On est face à un mur d'investissements notamment dans la digitalisation, la transition écologique. Comment les entreprises vont pouvoir mener une telle transformation ? », a déclaré Philippe d'Ornano, vice-président du METI et PDG de Sisley. Avec FrédéricCoirier, dirigeant de Poujoulat et vice-président de l'organisation patronale, ils demandent un alignement des impôts de production français sur la moyenne européenne.
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La baisse de la fiscalité sur les ménages et les entreprises est devenue le mantra d'Emmanuel Macron depuis 2017. Depuis le début de son premier quinquennat, le chef de l'Etat a mis l'accent sur la politique de l'offre avec des baisses d'impôts importantes. Selon une étude de Rexecode, un centre de recherche réputé proche du patronat, les impôts de production contribuent grandement au différentiel de fiscalité entre les entreprises des différentes pays de la zone euro.