Le "big bang" de Pénicaud sur la réforme de la formation professionnelle

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Chaque année, les salariés devraient disposer de 500 euros dans leur compte personnel de formation, plafonnés à 5.000 euros.
Chaque année, les salariés devraient disposer de 500 euros dans leur compte personnel de formation, plafonnés à 5.000 euros. (Crédits : CC0 Creative Commons/Pexel.)
Muriel Pénicaud a présenté, ce lundi, les arbitrages très attendus du gouvernement sur la réforme de la formation professionnelle. Les droits à la formation figurant sur le compte personnel de formation (CPF), actuellement comptabilisés en heures, seront convertis en euros pour limiter les abus, et la collecte des fonds passera désormais par les Urssaf. Le texte conclu par les partenaires sociaux le 22 février n'a donc pas été repris dans sa totalité.

Muriel Pénicaud a promis un "big bang". La ministre du Travail a dévoilé, ce lundi, ses arbitrages sur la réforme de la formation professionnelle, censée donner plus de droits aux salariés, mais aussi simplifier drastiquement le système, au risque de fâcher (encore un peu plus) les partenaires sociaux. De fait, l'annonce de la ministre du travail est un camouflet pour les syndicats comme pour le patronat.

En effet, mais il fallait s'y attendre, Muriel Pénicaud a décidé de ne pas retenir l'intégralité du texte conclu le 22 février par les syndicats et le patronat, après trois mois de négociation. Monétisation du compte personnel de formation (CPF), remise à plat de son mode de financement, création d'une agence nationale pour réguler les prix des formations... Toute la "tuyauterie" du système de formation professionnelle est remise à neuf, comme promis.

Sur le plateau de LCI, le délégué général de LREM Christophe Castaner assume les contre-annonces de la ministre, "pas pour casser, mais là encore, pour changer ce qui doit être changé".

"Les partenaires sociaux ont fait des propositions qui, à notre sens, ne vont pas assez loin, la ministre va porter (...) une réforme plus courageuse. Il y a le dialogue social, mais il y aussi un pouvoir politique qui a été élu par les Français pour faire les choses", a-t-il ajouté.

Lire aussi : Formation professionnelle : que contient l'accord quasi finalisé ?

Le CPF crédité de 500 euros par an

Depuis le 5 janvier 2015, chacun dispose d'un compte personnel de formation (CPF) qui le suit tout au long de sa carrière, même en période de chômage. L'accord conclu par les partenaires sociaux prévoyait un renforcement du CPF en permettant aux salariés de cumuler 35 heures de formation par an (au lieu de 24), dans la limite de 400 heures (au lieu de 150). Le gouvernement a retenu l'idée d'une augmentation des droits, mais prévoit d'apporter une modification importante : le CPF va passer en euros.

Jusqu'à présent, les heures de formation étaient facturées à des prix différents, en fonction des organismes ou des régions. Cela générait de gros abus. L'exécutif semble vouloir y mettre un terme. Avec la réforme, les salariés devraient donc disposer dans leur tirelire de 500 euros par an, plafonnés à 5.000 euros. Les personnes sans qualification auront 800 euros, avec un plafonnement à 8.000 euros.

Les syndicats et le patronat estiment, eux, qu'une comptabilisation en euros entraînera une inflation des coûts de formation et de facto, une baisse des droits pour les salariés.

Maintenant, c'est l'Urssaf qui gère la caisse

Sur la question du mode de financement du CPF, l'État reprend la main. Les sommes destinées à la formation seront désormais gérées et collectées par les Urssaf. Il s'agit d'une contribution totale (obligatoire) de 1% pour les entreprises de plus de 11 salariés et de 0,55% pour celles de moins de 10 salariés. Les Urssaf transféreront ensuite ces sommes à la Caisse des dépôts.

Actuellement, la collecte est réalisée par les organismes paritaires collecteurs agréés (Opca). Il y a actuellement 18 Opca de branches et deux Opca interprofessionnels. Ces Opca, gérés paritairement, seront transformés en "Opérateurs de compétences", des structures qui seront chargées, notamment, de financer les centres de formation d'apprentis (CFA). Dans leur accord, syndicats et patronat souhaitaient que les Opca continuent de collecter les fonds, dans un souci "d'efficacité et de visibilité".

Une agence nationale, baptisée "France compétences", sera créée et gérée par l'État, les organisations patronales et syndicales, et les Régions. Parmi ses missions, la régulation des prix des formations, afin que les coûts "ne dérivent pas".

Et c'est quoi la suite ?

Ce volet "formation professionnelle" qui s'inspire donc de l'accord des partenaires sociaux s'inscrit dans un projet de loi plus global destiné à apporter plus de sécurité aux salariés, qui contiendra aussi des volets "apprentissage" et "assurance chômage".

Le texte, qui devrait être présenté mi-avril en Conseil des ministres, complétera les ordonnances réformant le code du Travail, entrées en vigueur fin 2017 et qui donnaient plus de souplesse aux entreprises.

Lire aussi : Assurance chômage : Pénicaud "en phase" avec l'accord syndicats-patronat

(Avec AFP)

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a écrit le 06/03/2018 à 17:57 :
Il était temps : 19% des 32 Milliards annuels, allaient aux chomeurs,travailleurs salariés et indépendants. Dont la moitié pour des " formations " inadaptées ou loufoques, et Pole Chomage complice actif, avec les autres.... que de centaines de milliards d'euros dilapidés en 40 ans : formation pour faux-prétexte.
Réponse de le 07/03/2018 à 12:16 :
Sans oublier " c'est pour vous aider qu'on (con ?) fait ça"
a écrit le 06/03/2018 à 16:16 :
Enfin ! Fini la pompe à finances, abusive des syndicats et patronat, et C.C.I et Chambre des métiers, avec complicité occulte de Pole Chomage. L'URSSAF va etre l'unique collecteur, et les abus des officines de " formation " traqués. 32 Milliards ! plus que les Armées en Ruine. HONORAIRES ABUSIFS FACTURES.
Réponse de le 06/03/2018 à 17:01 :
Pas la totalité ,mais environ 7 milliards ,l’état et les collectivités locales gère les 25 milliards restant avec l'efficacité que l'on connait.La loi autorise les partenaires sociaux à récupérer 1,5% des fonds prélevés. Et avec une collecte de 7 milliards d'euros, les partenaires sociaux disposent ainsi d'environ 100 millions d'euros annuels à leur discrétion.
Réponse de le 07/03/2018 à 8:09 :
Pôle sans Emploi:

"Allez voir à l'AFPA, au Greta, dans les services de formation continue des universités, au CNED". N'allez pas dans le privé: c'est mal ". "L'argent public pour le service public !" (NDLR: cet argent vient de la poche des particuliers ou des entreprises, le service public ne génère pas de richesse).

"Demandez de l'aide à vos parents. Nous ne sommes pas votre maman."
Réponse de le 07/03/2018 à 10:30 :
+++ " j'suis pas payé pour vous renseigner sur les dispositifs de formation: hors attributions"
Réponse de le 07/03/2018 à 15:14 :
"On peut vous mettre [sens littéraire] sur "définir son projet professionnel" chez Cocon…es and Co. Ça marche très bien: relooking, P-N-L, lettre de motivation, CV, savoir-être.

95% des anciens stagiaires ont eu le sentiment de ne pas avoir perdu totalement leur temps. "
a écrit le 05/03/2018 à 20:46 :
Si on prend l'exemple d'autres pays qui ont fait cette transition il y a 10-15-20 ans...

La meilleure utilisation (et de loin) des fonds publiques Français pour la formation dites ''professionnelle'' demeure celle qui est dirigée vers les travailleurs dans des emplois précaires ou saisonniers, qui sont souvent à temps partiel, ou encore, des emplois en transition (d'une filière à une autre,... avec un aspect plus technique, plus numérique) ou, encore, dans des emplois plus spécialisés qui demandent des compétences très particulières à plusieurs niveaux, pas toujours faciles d'acquérir en emploi... etc. etc.

La transition que veut entreprendre la France est bien légitime, bien que très tardive, mais elle a le mérite de vouloir entreprendre des chantiers qui sont encore bien loin des capacités d'adaptation de la société Française... même si elle cherche à dire et à montrer le contraire à la face du Monde... et qu'elle est la seule à le croire !
a écrit le 05/03/2018 à 19:08 :
A force de mépriser aussi ouvertement le paritarisme et les acteurs du paritarisme, le big bang, c'est le retour social queMacron va se prendre dans la figure et dans les urnes.

Pour le reste c'est totalement flou, donc il y a surement un gros loup.

Que se passera t'il si on a cotisé 10 ans d'affilé et pas de projet? Est ce que l'état garde les cotisations pour lui?
Et puis qui valide les projets de formation? qui certifie les organismes formateurs?
Est ce qu'un patron pourra vous obliger a suivre une formation sur votre crédit personnel et vos vacances?

On parle d'un site hypothétique qui regrouperait les formations disponibles. Est ce qu'il ne fallait pas commencer par cela?

Et pour les travailleurs intermittents, ceux qui n'auront jamais 5 ans de cotisation d'affilée?

On reconnait là la patte des macroniens. des théories fumeuses mais rien de concret pour remplacer les structures qu'on dynamite.
Réponse de le 06/03/2018 à 7:28 :
N'hésitez-pas déjà à vous informer sur le système actuel : avoir des opinions c'est bien avoir un avis éclairé c'est mieux.
En tant que salarié cadre j'ai eu un trop plein de formations bidons non nécessaires.
En tant que chef d'entreprise (TPE) j'ai galère avec les OPCA qui ronronnent comme des mutuelles sans pouvoir faire faire les formations voulues par mes salariés.
En tant que chômeur, je n'ai jamais eu accès à la moindre formation pour me former.
Le paritarisme ?
Celà nécessiterait déjà un minimum d'honnêteté morale de la part des syndicats (patronaux et salariaux)... ah zut ils sont aussi ceux qui dispensent des fois les formations etc... au pilori oui...
Quant à votre conclusion vous avez non ici quelque chose de très concret et pratique au regard de structures oui comme vous le dites qui elles sont dignes de l'administration... bref creusez un peu...
Réponse de le 06/03/2018 à 8:24 :
Le système actuel ne répond pas à ce qu'on en attend rapporté à son cout, tout le monde en est d'accord.

Est ce une raison pour tout faire sauter quand on n'a même pas le début d'un plan B crédible?

Notre président est quand même schizophrène.

Il faut privatiser la SNCF, l'état doit abandonner des pans entiers de la sécurité, de la santé, de l'enseignement et les futurs employés du secteur doivent être sous-traités à des marchands de viande.

mais l'état doit reprendre en main la formation professionnelle?

Comme vous l'avez écrit plus bas, il y a des dizaines de milliards à reprendre et j'ajoute, dont l'état à besoin pour continuer sa politique de défiscalisation du capital.
a écrit le 05/03/2018 à 18:24 :
On peut rappeler que seuls 0,9 % des salariés du privé ont utilisé leur compte personnel de formation en 2016, d’après une étude de la Dares (ministère du travail). Les cadres y sont d'ailleurs surreprésentés.L’étude publiée le 25 janvier par la Dares (ministère du travail) sur l’utilisation du compte personnel de formation apporte de l’eau à son moulin : on y lit que les cadres – qui sont déjà les salariés les plus diplômés – recourent trois fois plus que les ouvriers à ces droits personnels à la formation (1,7 % des cadres ont utilisé leur CPF en 2016, contre 0,5 % des ouvriers). Les salariés l’utilisent principalement pour des formations en langue.Les salariés des grandes entreprises sont aussi les mieux lotis : 1,2 % des salariés des entreprises de 250 à 499 salariés ont mobilisé leur CPF en 2016, contre 0,3 % des salariés des entreprises de moins de 10 salariés.
Réponse de le 06/03/2018 à 7:29 :
Exactement !

Un compte en euros permettra une plus grande autonomie pour chacun...
Réponse de le 06/03/2018 à 10:01 :
Je ne pense pas que la motivation des salariés dans ce type de formation soit plus forte avec des euros ou un compte personnel .Pour un salarié ,il faut qu'une formation se termine au final par un caractere promotionnel et pecunier pour lui.Le salarié en particulier le non-cadre à vite compris que la plupart des formations de ce type n'aboutisse à rien d'ou la faiblesse des pourcentages cités plus haut.
a écrit le 05/03/2018 à 18:15 :
Big bang ou big band? In fine le Medef garde la main sur la caisse...là est le plus important....Mme Pénicaud joue sa partition et orchestre en même temps sa com 😂😂😎 En marche pour une nouvelle réforme en 2023😎
Réponse de le 06/03/2018 à 7:30 :
Là encore une opinion... creusez, informez-vous...

Les Urssafs (à Rennes où je suis c'est même rouge vif...) ne sont sûrement pas à la botte du Medef...
Réponse de le 06/03/2018 à 7:43 :
Cher kameo, le problème n'est pas au niveau de la collecte car toute organisation constituée peut le faire.....mais bien au niveau de l'utilisation de ces fonds qui seront reversés par les Urssaf aux mêmes organisations syndicales patronales notamment...😎.
a écrit le 05/03/2018 à 17:02 :
Et après le big band, le big bazar :

attention mesdames et messieurs c'est important, ça va commencer, c'est toujours la meme histoire depuis la nuit des temps.
a écrit le 05/03/2018 à 16:41 :
32 milliards c'est beaucoup, suffisamment pour aiguiser des appétits, et provoquer de sérieuses inquiétudes chez ceux qui ont mis la main dessus. Panique dans la galaxie des organismes bidons de formation montés par les éboueurs du système. Certaines voitures de fonction vont changer de main, et retour à la cantine.
Réponse de le 05/03/2018 à 18:14 :
Les honoraires facturés par tous ces " formateurs " sont presque toujours ABUSIFS : à encadrer !!!!
Réponse de le 05/03/2018 à 22:41 :
Meme les C.C.I en Abusent Tarifairement. Les " formations " ! LEURS CHOUX GRAS.
Réponse de le 06/03/2018 à 7:31 :
+1
a écrit le 05/03/2018 à 15:19 :
Le vrai big bang ça aurait été d'additionner le budget de l'enseignement supérieur avec celui de la formation professionnelle et de donner avec cela un compte de formation à chaque adulte (de 18 à 62 ans) permettant de payer sur la période un master 2 (les prépas et l'X deviendraient payantes évidemment comme l'université) ou de la formation professionnelle (pas les deux).
a écrit le 05/03/2018 à 14:49 :
L'URSSAF va Recouvrir les Cotisations, plutot que tous ces organismes de Collecte. BIEN !
a écrit le 05/03/2018 à 14:29 :
32 Milliards d'eur par an, plus que le budget, des Armées EN RUINE ( 30.7 M en 2017) qui elles profitent aux industries, P.M.E, T.P.E, emplois, invest, recherche avec toujours applications civiles. Ces juteux 32 M détournés si facilement par les officines, et des chomeurs qui multiplient des " formations " alternées, pour faire durer " les droits ".
IL FAUT MULTIPLIER LES CONTROLES, ET SUPPRIMER BEAUCOUP D AGREMENTS DE CES DIZAINES DE MILLIERS D OFFICINES DE " pseudo-formation "
Réponse de le 06/03/2018 à 7:14 :
Actuellement sur le site de Pôle Emploi plus de 170 "formations" en Programmation Neuro Linguistique dont certaines avec des indications thérapeutiques ou bien de faux "Master" en PNL obtenus en 2 semaines ou comment vendre du vent avec la complicité du service public.

France Compétence ( organisme public) sera chargée d'effectuer des contrôles: s'ils sont aussi efficaces que ceux d'aujourd'hui !
Réponse de le 06/03/2018 à 12:25 :
Pole Chomage est donc bien Désinvolte et Complice Actif.
a écrit le 05/03/2018 à 14:03 :
mais comment va faire l'ultra neo paleo gauche syndicaliste qui financait ses petits copains coquins avec ce bon pognon bien frais paye par personne?
les chatelains rouges vont devoir renoncer a leurs chateaux?
y a des menaces de greve aussi, la?
a écrit le 05/03/2018 à 13:49 :
32 Milliards d'euros en formation. Combien détournés, si facilement, par les dizaines de milliers de pseudos-organismes-officines-prestataires-coatch-escrocs ?
Réponse de le 05/03/2018 à 14:28 :
Environs 80.000 .
Réponse de le 05/03/2018 à 14:51 :
Tout à fait d'accord, mais qu'en est-il des organismes de formation qui délivrent de la qualité et qui essayent de survivre avec des prises en charges de plus en plus minces?
Réponse de le 06/03/2018 à 1:52 :
Syndicats et Patronat ne décolèrent pas,, par ce que sous couvert de formations qu'ils " gèrent " ils en détournent tant, . A PRESENT CE SERA L' URSSAF SEULE !! QUI COLLECTERA ET REDISTRIBUERA SAINEMENT.
a écrit le 05/03/2018 à 13:31 :
Elle va vite se heurter à tous ces énarques qui ont monté des organismes bidons de formation, à ceux qui organisent des "séminaires" de complaisance pour les cadres avec les milliards de la formation professionnelle. Bref c'est pas gagné car les syndicat en plus font partie des bénéficiaires de cette manne scandaleuse des deniers publics, je dis public car c'est de l'argent qui devrait aller aux impôts !
Réponse de le 05/03/2018 à 14:32 :
Sans oublier les sectes qui pullulent dans le secteur de la formation :

Cette année (2013) , la Miviludes a souhaité alerter sur un phénomène, jusqu’ici marginal mais qui prend de l’ampleur: ces pseudo organismes de formation professionnelle sous l’emprise de mouvements sectaires.
«Quand on gratte un peu, derrière des formations du type "développement personnel", on trouve parfois des programmes délirants, raconte Serge Blisko. J’ai en tête le cas d’une formation organisée dans un château isolé à la campagne. Les élèves étaient invités à transpirer nus, dans un sauna. Collectif, évidemment. On s’est rendu compte que l’un des formateurs appartenait à l’ordre du Temple solaire.» Autre exemple : un organisme de cours d’anglais à Paris... dirigé par trois raéliens. «Quelle est la part de prosélytisme? Est-ce une officine de camouflage ou pas? Comment savoir?», interpelle de son côté, Catherine Picard, la présidente de l’Union nationale des associations pour la défense des victimes de sectes (l’Unadfi).Il existe en France des dizaines de milliers d’organismes de formation. Certains ont le statut d’entreprise, d’autres d’associations loi 1901. Le secteur est peu réglementé. Pas assez, selon Catherine Picard qui explique: «Il existe un agrément mais c’est seulement sur le volet administratif. Il n’y a aucun contrôle du contenu de la formation. N’importe qui peut se présenter demain comme formateur.»
Le premier moteur de ces formations bidons est d'abord financier. C’est d’ailleurs l’un des critères utilisés par la Miviludes pour repérer les organismes suspects. Les coûts sont souvent exorbitants (entre 6 000 et 20 000 euros par personne).Le phénomène est cependant difficile à quantifier. Les signalements auprès de la Miviludes restent trop peu nombreux. «Vous comprenez bien qu’un DRH qui s’est fait berner par un pseudo organisme de formation ne va pas aller s’en vanter. Quant aux victimes, elles ont souvent tellement honte, qu’elles se taisent.»
Au total, l’année dernière, la Miviludes a reçu 2 600 signalements tous domaines confondus.
Réponse de le 06/03/2018 à 7:54 :
Vous pourrez trouver 100 "formations" pour demandeurs d'emploi sur le site de Pôle Emploi en Programmation Neuro Linguistique alors que cette patapsychologie ou pseudo science est signalée par la MIVILUDES dans ses rapports annuels et en permanence sur son site, par la Cour des Comptes, par les scientifiques et les universitaires.

Ses titres de « Maître Praticien en PNL » n’ont aucune valeur juridique et n'ont rien à voir avec le diplôme universitaire de Master. L'article 433-17 alinéa 1 du code pénal prévoit: " L'usage, sans droit (…) d'une qualité dont les conditions d'attribution sont fixées par l'autorité publique est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende." ;" Les personnes physiques ou morales coupables du délit prévu à la présente section encourent également la peine complémentaire suivante : interdiction de l'activité de prestataire de formation professionnelle continue pour une durée de cinq ans".

Cour des comptes 2017 : « Les actions de formation ayant pour contenu le développement des capacités comportementales et relationnelles ou se rapportant à des pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique présentent un risque élevé » ; « ces pratiques sont d’autant plus préoccupantes qu’elles s’adressent en règle générale aux particuliers. Les fraudes observées dans ce domaine peuvent entraîner des conséquences très graves, tant sur le plan financier que familial ou médical »
Réponse de le 06/03/2018 à 11:40 :
Il existe 279 "formations" en PNL recensées par le Carif Oref (en ce moment) dont certaines avec une orientation "santé". Ils vous vendront la toute-puissance: séduction, management efficace, manipulation, détection du mensonge comme dans la série "Le mentaliste", gestion de la relation de couple, vous faire recruter, arrêter de fumer, maigrir, savoir BIEN communiquer…

Sauf que …
Réponse de le 06/03/2018 à 14:48 :
La PNL est une imposture qui utilise du vocabulaire scientifique ( vernis ) accompagnée d'études bidonnées. Ca se vend très bien en formation continue où on a l'impression que l'on a appris un max et que ce n'est que le début de tous les possibles.

Sauf que c'est du pipeau et que ça ne marche pas.

Envoyez la monnaie !
a écrit le 05/03/2018 à 13:20 :
"Les syndicats et le patronat estiment, eux, qu'une comptabilisation en euros entraînera une inflation des coûts de formation et de facto, une baisse des droits pour les salariés"

Non il est évident qu'il vaut mieux le transformer en euro cela permettra en effet aux employeurs privés et publics, parce qu'ils s'y sont tous mit hein, d'arrêter le détournement de ces heures d'apprentissage, du moins de mieux en surveiller les flux.

Bonne idée pour l'URSSAF qui me semble être l'institution de collecte de l'impôt la plus compétente et celle dont se méfieront le plus les potentiels fraudeurs.
Réponse de le 05/03/2018 à 15:45 :
"Vous devriez aller sur des sites conspirationistes pour poster,vous y seriez plus a l'aise"

Oui voilà tout ceux qui ne sont pas d'accord avec vous vous les taxes, sous vos multipseudos divers et variés, de complotistes, on se demande comment quelqu'un peut manquer autant d'imagination pour continuer de diffamer avec ça.

Quand on a que ça à proposer franchement on se tait. Vous vous enfoncez dans la médiocrité. Signalé.
a écrit le 05/03/2018 à 13:18 :
Enfin ,-)
Ah qui en tant que salarié et/ou chef d'entreprise a dû travailler avec les OPCVA et autres structures bidons et "fonctionnarisées" ne pourront que se rejouir...
Il reste maintenant à mieux contrôler tous ceux qui dispensent des formations bidons et surtout à orienter l'argent vers ceux qui en ont besoin...
Allez on continue...
a écrit le 05/03/2018 à 13:10 :
Elle est compétente et motivée . Les syndicats , les marchands d'illusions et les journalistes parasites ont intérêt à se rendre aux abris ...
Réponse de le 05/03/2018 à 14:45 :
"Elle est compétente et motivée"

Tu m'étonnes avec une plus value d'un million d'euros sur ses stock-options de gagné sur le dos des autres et 62.000€ économisé grâce à la réforme de l'isf ,on est motivée.
Réponse de le 06/03/2018 à 12:40 :
Compétente ? Elle ne fait qu’appliquer ce que demande le patronat.
Motivée ? Ah ça c’est sûr ! Ses intérêts personnels bien compris sont les mêmes que ceux du patronat.

Donc tout ce qui contribue à détruire le droit du travail, précariser les salariés, baisser leurs salaires, les faire travailler plus, dégrader leurs conditions de travail, elle est POUR.

Tout ce qui permet à la caste des milieux d’affaires de s’enrichir toujours plus sur le dos du minable qui n’a que sa force de travail pour survivre est bon à prendre.

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