La croissance du PIB pourrait accélérer à un rythme de 1,65% par an entre 2017 et 2025 contre 1,5% entre 2009 et 2017 selon de récentes projections du Cepremap, un centre de recherche indépendant. Le taux d'emploi en sortie de crise serait même supérieur à celui de la période pré-pandémie.
L'horizon se dégage enfin. Après près deux ans de pandémie, la reprise économique insuffle un vent d'optimisme chez les économistes. La plupart des instituts de prévision ont révisé à la hausse leurs chiffres de croissance du produit intérieur brut pour 2021. La Banque de France et le FMI tablent désormais sur une hausse de l'activité de 6,75% cette année.
Après ce choc inédit, quelle sera la trajectoire de la croissance française au-delà de 2022 ? Le Cepremap, un centre de recherche rattaché à l'école d'économie de Paris, projette une croissance de la richesse produite autour de 1,65% chaque année (1,35% par tête) entre 2017 et 2025 contre 1,5% (1,2% par tête) en moyenne sur la période 2009 /2017.
Les chiffres actualisés de l'étude du Cepremap dépassent même, pour les années 2021 et 2022, les prévisions de la Banque de France. En décembre 2019, avant la crise sanitaire, l'institution faisait état d'une hausse de la richesse produite annuelle de 1,3% en 2021 et 2022.
Au regard du plongeon de l'économie française en 2020 (-8%), cette trajectoire de croissance peut paraître surprenante.
"Les chocs ne sont pas de même nature que lors des crises financières. La persistance du choc est beaucoup plus faible. La France était déjà sur un régime favorable de croissance économique avant la crise"rappelle àLa Tribune,François Langot, chercheur associé à Paris School of Economics (PSE), auteur del'étudeet professeur à l'université du Mans.
Les récessions en France sont généralement suivi d'un régime de croissance moins favorable comme l'expliquait l'économiste de Nostrum Asset Management Philippe Waechter interrogé récemment par La Tribune. "Après chaque récession, le niveau de croissance baisse un peu. Le taux de croissance est plus faible dans le nouveau cycle que dans l'ancien. Après une récession, il y a un coût permanent". Il rappelle que "depuis 2008, la croissance est très faible. La France a subi la récession de la zone euro. Depuis 2015, la croissance est plus robuste".
L'économie tricolore avait subi de plein fouet la grande crise financière de 2008 et la crise des dettes souveraines de 2012 en zone euro. Le scénario optimiste du Cepremap pourrait cependant être remis en cause par l'accélération du virus en Europe. Le Vieux continent est redevenu l'épicentre mondial de l'épidémie depuis quelques semaines.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.