Le pire déficit commercial depuis 2011

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En janvier 2017, le déficit commercial avait plongé à 7,9 milliards d'euros, du jamais vu pour le pays, en raison de faibles ventes d'Airbus.
En janvier 2017, le déficit commercial avait plongé à 7,9 milliards d'euros, du jamais vu pour le pays, en raison de faibles ventes d'Airbus. (Crédits : REUTERS/Philippe Wojazer)
Le déficit commercial s'est encore creusé de 29% entre 2016 et 2017 pour la France. Cette mauvaise performance vient confirmer la baisse du poids de l'hexagone dans le commerce mondial depuis plusieurs années.

Le commerce extérieur reste un point noir de l'économie française. Selon les dernières données diffusées par le service des douanes ce mercredi 7 février, le déficit commercial français s'est nettement creusé en 2017, pour atteindre 62,3 milliards d'euros, contre 48,3 milliards d'euros un an auparavant. C'est la plus forte dégradation depuis 2011. La France n'a pas connu d'excédent commercial depuis 2003.

Hausse de la facture énergétique

La principale raison évoquée dans le communiqué est que ce creusement repose en grande partie sur l'augmentation de la facture énergétique, en lien avec la remontée des cours du pétrole. Le solde énergétique est passé de -31,5 milliards en 2016 à -39,0 milliards en 2017. Outre la hausse de la facture énergétique, le déficit des produits manufacturés a atteint un nouveau record à 40,6 milliards en 2017 contre 35,3 milliards d'euros en 2016.

"Cette dégradation s'explique notamment par une nette reprise des achats de biens intermédiaires, en lien avec l'accélération de l'activité économique. Le déficit manufacturier se creuse nettement plus en France que dans les pays voisins."

Avec la confirmation de la reprise en 2017, les chefs d'entreprise français ont d'avantage acheté de fournitures à l'étranger pour assurer leur production.

> Lire aussi : En 2017, la croissance française a décollé pour atteindre 1,9%

Dynamisme des échanges commerciaux

L'année 2017 a été marquée par un dynamisme des échanges commerciaux. "À l'instar du commerce mondial qui s'accroît de l'ordre de 10 % en valeur en 2017 après un recul de 4 % en 2016, les échanges de la France repartent également à la hausse." Du côté des exportations, l'administration a enregistré une hausse l'année dernière (+4,5%) après un léger recul en 2016 (-0,6%). Exceptées les livraisons des produits aéronautiques qui ont fléchi "du fait des difficultés dans le domaine de la fabrication coordonnée", les exportations des autres produits ont plutôt bien progressé. "Les plus dynamiques sont celles des biens intermédiaires, des véhicules et des produits agroalimentaires."

Du côté des importations, la dynamique a été "vigoureuse" en 2017 (+6,8%, après +0,1% en 2016). Les approvisionnements en hydrocarbures naturels et pétrole raffiné ont rebondi "du fait essentiellement de la hausse des prix, les quantités progressant faiblement". Avec l'accélération de la production industrielle, les importations de biens manufacturés ont augmenté.

Vifs échanges avec l'Union européenne

Les pays de l'Union européenne restent des partenaires commerciaux privilégiés pour la France. Les ventes vers l'UE ont progressé de 3,4% en 2017 contre 0,3% en 2016. Les ventes s'effectuent principalement avec les pays limitrophes tels que l'Italie, l'Espagne ou la Belgique, qui figurent parmi les principaux clients de la France. Cette dynamique est particulièrement portée par les ventes de véhicules. Les exportations de produits chimiques et métallurgiques soutenues par la hausse des prix, se redressent nettement vers l'Europe "qui est de loin le premier débouché". En revanche, les échanges avec l'Allemagne sont clairement en défaveur de la France.

"Tandis que les exportations progressent vers la plupart des pays européens, elles se replient nettement avec l'Allemagne, du fait de l'effondrement des livraisons d'avions en cours de finalisation dans le cadre de la fabrication coordonnée. Hors aéronautique, les ventes augmentent également vers l'Allemagne (automobile, chimie et métallurgie), dans le sillage des autres pays de l'UE."

Les entreprises françaises ont retrouvé des débouchés en Asie. D'après les données des douanes, les exportations vers l'Asie ont rebondi de 14,1% en 2017 contre -1,3% en 2016. Ce rebond s'explique par un dynamisme des livraisons aéronautiques, surtout en Chine, en Inde et en Corée du Sud.

Montée des économies émergentes

La baisse de la part de la France dans le commerce mondial est régulièrement évoquée par les économistes. Pour les experts de l'Insee, "la première cause du recul des positions françaises est la part croissante des économies émergentes, notamment de la Chine, dans les exportations mondiales. L'essor des économies émergentes dans le commerce mondial a affecté tous les pays avancés, mais la France a perdu plus de parts de marché que ses principaux partenaires de la zone euro."

De son côté, l'institut COE-rexecode rappelait dans une étude récente que la compétitivité hors-prix est également un autre facteur à prendre en compte pour comprendre la perte de vitesse de la France dans les échanges mondiaux. D'après une enquête menée par l'organisme sur la perception de 500 importateurs européens sur des produits français, il apparaît que "la qualité des biens d'équipement et des biens intermédiaires français est jugée moyenne, voire médiocre, par rapport au prix de vente."

Enfin, même si les chefs d'entreprise dans l'industrie ont retrouvé des couleurs, le secteur industriel reste particulièrement morose au regard de son poids décroissant dans l'économie française.

Le gouvernement doit annoncer le 23 février son plan pour dynamiser le commerce extérieur tricolore. Parmi les mesures envisagées, le regroupement des acteurs de l'exportation, l'agence publique Business France et les Chambres de commerce et d'industrie, au sein de guichets uniques placés sous l'autorité des régions en France.

> Lire aussi : Compétitivité : la France perd encore des parts de marché

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Commentaires
a écrit le 09/02/2018 à 8:31 :
Et si on arrêtait d‘importer des produits qu‘on peut trouver à côté ou chez nous ?

Un exemple ? Maintenant Vente Privée participe à la balance commerciale négative en important des articles de cuisine du Canada alors que nous en avons bien assez en France et en Europe.

La marque ? Trudeau...

Cet exemple n‘en est qu‘un parmi tant d‘autres.

Pourquoi Delsey ne montre pas plus qu‘ils sont français ? Samsonite est américain.

Et quand on cherche bien, on peut trouver des produits français mais pour ça, il faut accepter de payer un peu plus cher. C‘est cher à l‘achat oui, mais sur la durée moins cher !

Vaut-il mieux acheter un produit à 10€ tous les 6 mois ou acheter un produit à 50€ tous les 3 ans ?

La marque Aubecq fabrique des casseroles de très bonne qualité en France et je sais qu‘elles vont direr des années.

Je préfère me priver sur certaines dépenses et avoir des produits de meilleure qualité.

Après, il y a le „demi-français“: produit conçu en France, mais fabriqué en série à l‘étranger, et là il y en a beaucoup....

Malgré que j‘habite dorénavant dans le nord de l‘Allemagne, je fais toujours des achats francais.

Ce qui me déçoit, c‘est Aigle et ses bottes à 200€ pas fabriquées en france. Blackfox, eux, le montre aisément en Allemagne et toutes les jardineries vendent cette marque.
a écrit le 08/02/2018 à 18:30 :
L'appartenance de la France a l'UE continue de plonger notre pays dans le chômage et dans une crise économique qui ne peut qu'empirer.

L' UPR vous fait une ordonnance, le FREXIT est URGENT, très urgent..
Vous aviez parait-il le choix entre la peste et le choléra, avec Macron vous avez choisi les deux..
a écrit le 08/02/2018 à 11:49 :
Tout le monde connait la problématique française, nous sommes trop spécialisés dans le produit moyen de gamme et avec peu de technologique, concurrencé par les pays a bas prix contrairement à l'Allemagne spécialisé dans le haut de gamme pour faire la différence. Seule notre industrie du luxe est compétitive malgré son coût.
Réponse de le 08/02/2018 à 13:03 :
Pourquoi diable VW connait-il une jolie "traversée du désir" en Allemagne et est clouée au pilori français si les produits sont aussi bons que cela ..?
"Toutes les marques ou presque profitent de cette embellie, notamment les trois marques françaises Renault (+23,7%, à 9 708 unités), Peugeot (+33,6% à 5 805 unités) et Citroën (+24,8%, à 4 346 unités). Volkswagen (+9,7%) a repassé la barre des 20% de parts de marché, tandis que Mercedes (+8,4%) continue de dominer ses concurrents premium BMW (+1,8%) et Audi (-2,9%). Opel (+0,8%), Nissan (-3,2%) et Fiat (-11%) sont les seules autres marques à ne pas réaliser de croissance à deux chiffres.
Le marché de l’occasion a également été dynamique en janvier, avec 598 984 VP (+5,8%) qui ont changé de mains."

http://www.autoactu.com/le-marche-allemand-en-hausse-de-11-6--en-janvier-malgre-le-recul-de-17-6--du-diesel.shtml
a écrit le 08/02/2018 à 10:34 :
Certes un gros déficit mais une broutille par rapport à ceux du Royaume-uni et des USA (dont on nous vante ici les économies à longueur de temps). Pourquoi ne pas dire aussi qu'en 2017, la France n'aura jamais autant exporté et reste le 6 ème exportateur mondial de marchandises et le 5 ème exportateur mondial de marchandises et services? Pourquoi ne montrer qu'un seul coté (le sombre) d'une pièce qui à un autre coté (plus lumineux) ?. Est-ce une ligne éditoriale réfléchie que de noircir à foison l'économie française? Je me pose la question...
a écrit le 08/02/2018 à 10:30 :
Ce système est à bout de souffle et pendant ce temps nos autorités démolissent les frontières au lieu de mettre des régulations intelligentes fondées sur la fiscalité, le social et l'environnemental.
a écrit le 08/02/2018 à 10:15 :
Presque chaque fois que je veux acheter un produit, il vient de l'étranger . Non produit en France, même pour des objets basiques
a écrit le 08/02/2018 à 9:19 :
Parler encore de la Chine comme économie émergente est un peu exagéré, ça fait longtemps qu'elle a émerge l'économie chinoise, c'est juste que c'est une dictature, certes, mais qui arrange bien les affaires des propriétaires des outils de production et de capitaux du monde hein.

Mais que l'euro soit une monnaie forte ne nous handicape pas du tout dans nos exportations bien entendu, que nos clients payent plus chers des produits qu'ils achètent ne va pas du tout les rebuter. Quand je vois une télévision à 350 euros en promo et quand je vais au magasin elle est passé à 450 euros cela ne va pas du tout me contrarier bien entendu !

"Tandis que les exportations progressent vers la plupart des pays européens, elles se replient nettement avec l'Allemagne"

Du coup, résumons, nous avons un euro fort uniquement à cause de l'allemagne qui en plus ne nous achète rien, qui fait sa croissance sur l'esclavagisme salariale des pays de l'est aux régimes fascistes sur le dos des autres partenaires européens. A quoi nous sert ce pays si ce n'est à enfoncer l'UE pour s'élever en permanence ? Quand allons nous sortir enfin de cette abomination qu'est ce consortium financier européen ?
a écrit le 08/02/2018 à 0:25 :
Ah tiens donc ?
À occuper des armées de cadres barbus en costume slim bleu pétrole chargé de mettre la pression à des exécutants les yeux rivés sur la pendule, on ne serait pas compétitifs ??
Laissons l’euro faible ou fort aux économistes en mal de chiffres, et regardons les choses simplement.
a écrit le 07/02/2018 à 23:56 :
L' euro est trop fort pour la France, c' est d' uen facilité et d 'un a priori incontestable, la France n' est pas et ne sera JAMAIS compétitive dans l' UE et le solde de la balance commerciale va continuer de se dégrader après année de manière irréversible ...
Toutes les réformes -en novlangue bruxelloise- macroniennes pour satisfaire à la dépendance GOPEomaniaquodépressive n' y changeront jamais rien.

Le Figaro l' écrivait il y a quelque temps dans un constat terrifiant, il y a dichotomie existentielle de compétitivité entre la France et l' Allemagne et nous concluons à l' Upr qu' il n' y aura pas de solution sans un FREXIT salvateur.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/28/20002-20170728ARTFIG00249-l-euro-est-trop-fort-de-68-pour-la-france-et-trop-faible-de-18-pour-l-allemagne-selon-le-fmi.php
a écrit le 07/02/2018 à 20:25 :
C'est un peu court de dire c'est la faute à Macron, à Hollande, à Sarkozy, à Tartempion...
Oui, un peu. Mais il ne faut pas dédouaner le consommateur. Beaucoup de gens économisent trois francs six sous sur la nourriture et les vêtements de leurs enfants pour s'acheter le dernier iPhone. C'est un comportement français très courant.
Donc entre un kiwi français à 1 euro et un kiwi étranger à 0.90, le français prendra quasiment toujours le kiwi étranger. Entre un kiwi italien à 1.5 euro et un kiwi étranger à 1 euro, l'italien prendra quasiment toujours le kiwi italien. Premier problème.
Entre un kiwi français à 1 euro bourré de pesticides comme pratiquement tout ce qui est produit chez nous, et un kiwi italien bio et gouteux à 1.5 euro, JE prendrai toujours l'italien. Deuxième problème.
Tout le monde est un peu responsable. L'Etat, les consommateurs, les distributeurs, les producteurs.
Et ne venez pas me dire qu'un kiwi ça ne coûte pas 1 euro, je le sais, c'était pour donner un exemple :-)
Et ne venez pas me dire qu'il existe aussi des kiwi français bio et bons, puisque c'est ce que j'achète :-)
Réponse de le 08/02/2018 à 10:36 :
Un kiwi à €1.00/1.50??? Vous les acheter chez qui ? A la biocoop c'est 3.99 le kilo pour du kiwi made in France. Mais il faut tout de même reconnaître que les kiwi nz sont meilleurs.
a écrit le 07/02/2018 à 19:29 :
Le programme de Fillon était mieux ciblé que le programme de Macron :augmenter la TVA sur les achats (hors produits de première nécessité )pour faire diminuer les importations notamment les grosses berlines allemandes , iPhones etc. Macron a préféré cibler les classes moyennes de retraités au moyen de l'augmentation de la CSG
Réponse de le 07/02/2018 à 20:11 :
Complètement absurde. Rien de plus simple aujourd'hui que d'acheter jouets, vêtements, électronique, équipement de la maison directement en Asie sans payer aucune TVA ni de droits de douane. A tel point que c'en est invraisemblable. Augmenter la TVA ne fait que pénaliser encore plus les entreprises françaises par rapport aux concurrents. Augmenter la TVA contribuera à augmenter les... importations.
Réponse de le 07/02/2018 à 20:13 :
Votre commentaire est très juste... sans parti pris politique aucun.
a écrit le 07/02/2018 à 17:35 :
Il faut appliquer la note n°6 du conseil d'analyse économique. Qui est capable de proposer cette solution? et de la comprendre.
a écrit le 07/02/2018 à 15:57 :
C'est le déficit le plus élevé depuis 2012 (67,5 Md€) et non pas depuis 2011 (74,5 Md€).
a écrit le 07/02/2018 à 15:46 :
Voyons pourquoi la France ne vend pas??? DÉLOCALISATIONS?
Quand on produit dix voitures en France, les mêmes groupes en produisent 5 à 6 fois plus ailleurs....Quand on matraque le consommateur avec des taxes "dé-bi-les" ou des malus auto, eh bien on achète de la p'tite bagnole dacia ou autres fabriquées ailleurs...Hormis le luxe et la bouffe, la France produit peu... plus aucune industrie digne de ce nom. Tout est importé d'Asie: smartphones, tablettes, ordinateurs, etc....En EU il n'y a que les NL, l'Italie et l'Allemagne qui exportent encore et couvrent les achats faits hors de chez eux. Mais les Français? Macron n'y changera rien hormis de lancer un plan sur dix ans pour réindustrialiser la France....on y prend pas le chemin.
Réponse de le 07/02/2018 à 20:20 :
Je suis tout à fait d'accord avec vous... mais qui veux être lucide dans un pays où une bonne partie de la population consomme quotidiennement des antidépresseurs, des anxiolytiques, des calmants et des somnifères, et j'en passe de meilleurs... il faudrait juste légaliser le cannabis tant qu'à y être !
a écrit le 07/02/2018 à 15:09 :
Les français moyens sont encore trop riches....en baissant les salaires et/ou en augmentant les taxes ils ne pourront plus consommer les produits fabriqués en Chine et ailleurs ....la balance du commerce exterieur se rééquilibrera naturellement....😁 Au final Jupiter devrait taper encore plus fort....😀
a écrit le 07/02/2018 à 14:57 :
le déficit d aujourd'hui les chômeurs de demain
a écrit le 07/02/2018 à 13:40 :
Un japonais achète japonais, un allemand achète allemand; en fait le français achètera à n'importe qui sans comprendre que cela coule son modèle social, les emplois et l'avenir des jeunes. L'argent c'est comme le sang dans vos veines, quand un pays en perd, il meurt progressivement, s'endormant jusqu'à l'issue fatale, alors l'état s'endette pour tenter de compenser et en réinjecter, cela ne dure pas éternellement. Je suis pour la mondialisation complètement ouverte.. des idées( brevets, philosophies, informations), tout ce qui est gratuit, pas des produits qui ont une valeur marchande.
Si chaque peuple ne vivait que des ressources locales à sa disposition au lieu d'importer, il n'y aurait jamais de désert, d'érosion des sols, de pollution des sols, de surpêche, de surchasse, de bousillage du monde, car ces contraintes seraient apparues et aurait forcé le peuple à remettre en cause son mode de vie destructeur pour s'adapter aux ressources.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, les grands avaient voulu éviter de nouvelles crises, il y eu la conférence de cuba et de grandes idées, mais ensuite tout ceci a été dévoyé pour plaire aux grandes multinationales, un monde dont nous sommes toujours captifs. J'ai plus confiance dans la jugeote d'un soldat qui a dû frôler la mort 50 fois et pourtant est toujours là qu'un actionnaire qui exige des cadres de sa boite de compresser encore plus les coûts car il veut la nouvelle voiture de sport à la mode.
Si ce monde ne redevient pas cohérent, il s'effondrera et sera éliminé de l'histoire, le bébé sera jeté avec l'eau du bain et tout le monde y perdra.
Réponse de le 07/02/2018 à 15:37 :
Le consommateur n'est pas responsable quand un employeur délocalise son poste pour des salaires inférieurs, ou emploi de la main d'oeuvre étrangère sur des postes en France (merci la directive Bolkestein). Tout est fait pour effacer la France au bénéfice de l'Allemagne, elle même dans les mains des USA.
Réponse de le 07/02/2018 à 19:31 :
Tout à fait d accord avec Xavier Marc.
Pour avoir vécu 6 mois en Allemagne, j ai pu constaté que les Allemands n achetaient que allemand, et avient une conscience économique aigu.
Réponse de le 07/02/2018 à 20:31 :
Je suis tout à fait d'accord avec vous. Les Français ont une passion démesurée pour ce qu'ils ont dans leur poche et ça dans une ''vision'' très à court terme, sans aucune espèce de réflexion qui pourrait dépasser leur quotidien d'après-guerre.

En fait, c'est la maladie française de ne penser qu'à soi, dans son entre-soi, en se regardant le nombril et en veillant tranquillement à ses centimes... l'individualisme et l'égocentrisme Français est une caricature qui s'étend à tous les continents... et malheur aux autres qui nous accueillent.

J'ai peine à croire que la fierté et la dignité soient encore de mise dans un pays où l'on baisse son froc (trop rapidement) pour économiser quelques sous très vite dépensées et pour se donner du bagou et de la prestance quand on ne veut surtout pas être le M. Pignon de la ''modernité''.
a écrit le 07/02/2018 à 13:27 :
Et l'érosion des marchés n'est pas finie... parce que les produits français sont beaucoup trop chers pour ce qu'ils sont. La France va continuer d'écouler ses produits de moyen de gamme dans les marchés émergents... parce dans les autres marchés, le produit français n'est tout simplement pas compétitif ni en qualité, ni en innovation.

Le fruit de 25 ans désindustrialisation qui a profité, à court terme, au portefeuille de chaque Français qui voulait économiser, mais qui à long terme rend la France très dépendante des produits étrangers et la déclasse inexorablement, année après année, comme ''puissance commerciale''... ce qu'elle n'est plus depuis longtemps.
Réponse de le 07/02/2018 à 15:08 :
Heu, vous essayiez de nous dire quelque choses ..?

Le marché allemand en hausse de 11,6% en janvier malgré le recul de 17,6% du Diesel

Toujours soutenu par les aides des constructeurs, le marché automobile allemand augmente de 11,6%, avec notamment des ventes aux particuliers en hausse de 24,5% et des ventes de modèles essence de 32%.

Le marché automobile allemand démarre l’année en forme, avec un gain de 11,6%, à 269 429 immatriculations VP, alors que janvier 2017 était déjà en hausse de 10,5%. Les ventes aux particuliers ont augmenté de 24,5%, encore soutenues par les primes à l’achat proposées par les constructeurs en remplacement des vieux Diesel. Malgré ce bon démarrage, l’association des constructeurs KBA ne s’attend pas à une nouvelle croissance du marché en 2018 parce que les primes à l'achat doivent s’arrêter en cours d'année.
Les acheteurs continuent de bouder le Diesel : Ses ventes ont baissé de 17,6% pour ne plus représenter qu’une vente sur trois. Les ventes de voitures à essence ont au contraire augmenté de 32,1%, faisant croître le taux de CO2 moyen de 0,5% à 128,4 g/km, malgré le boom des motorisations alternatives qui pèsent près de 5% des immatriculations : +109% pour les véhicules électriques (2 764 unités) ; +95% pour les hybrides (9 118 unités) dont les rechargeables (2 870, +87%) ; +370% pour les véhicules au gaz (866 unités) et +29% pour les véhicules au GPL (402 unités).
Le segment des véhicules compacts, comme la Golf, a progressé de 13,4% et reste le plus important (avec 23,5% des ventes totales).
Toutes les marques ou presque profitent de cette embellie, notamment les trois marques françaises Renault (+23,7%, à 9 708 unités), Peugeot (+33,6% à 5 805 unités) et Citroën (+24,8%, à 4 346 unités). Volkswagen (+9,7%) a repassé la barre des 20% de parts de marché, tandis que Mercedes (+8,4%) continue de dominer ses concurrents premium BMW (+1,8%) et Audi (-2,9%). Opel (+0,8%), Nissan (-3,2%) et Fiat (-11%) sont les seules autres marques à ne pas réaliser de croissance à deux chiffres.
Le marché de l’occasion a également été dynamique en janvier, avec 598 984 VP (+5,8%) qui ont changé de mains. Source Autoactu.
Xavier Champagne et Farida Sacha
Réponse de le 07/02/2018 à 15:38 :
Évidemment que les produits allemands sont largement plus compétitifs !

La preuve en est que la « guerre commerciale » qu’entreprend Trump vise la Chine, l’Allemagne, le Canada et le Mexique... des pays avec qui les USA ont un réel déficit commercial.

Le marché Français est un marché domestique pour les Américains.
Réponse de le 07/02/2018 à 15:45 :
@ Heureux Français

Les produits Français sont des produits de milieu de gamme à un prix 20% trop cher... surtout les voitures. Avec peu d’innovation, peu de fiabilité, une motorisation déficiente et un assemblage plus que douteux pour le prix, les voitures se vendent essentiellement dans les pays pauvres (Amérique du Sud) et les pays émergents (BRIC).

Mais qui en Allemagne ou en Amérique du Nord voudrait acheter une guimbarde française ? Ils ne sont pas masochistes !
Réponse de le 07/02/2018 à 19:50 :
@Etchemin 15.45


Vous avez du mal lire un texte relativement court.. Les allemands achètent encore davantage d' automobiles françaises que de marques nationales en janvier comme en décembre, c ' est pourtant facile, une petite lecture d' un niveau CM2...
Réponse de le 07/02/2018 à 23:06 :
@ Heureux Français

Êtes-vous de ceux qui inventer des statistiques pour en faire de fausses informations ? Ne soyez pas de mauvaise foie pour mieux paraître, ce n’est que trop Français que de vouloir être ce que vous ne pourriez. Soyez consistant dans vos propos, n’importe quel produit allemand est nettement plus performant et plus sûr (qualité/prix) que n’importe véhicule Français.

Pour votre éducation personnelle, et pour le plaisir de la chose, essayer de comparer la Renault Alpine avec une S4 v6 Turbo de Audi... pour le même prix... l’une à moitié équipée avec un moteur turbo de mobylette modifiée avec un intérieur suranné post-soviétique (très franco-franchouillard année ´60) ou avec un bolide à essence, tout équipé et qui n’a pas l’air d’être sortie d’une usine à casseroles de caserne de campagne... :-)
a écrit le 07/02/2018 à 13:13 :
J' aurais personnellement hésité à utiliser le mot constat mais puisque Castaner a lancé les dés, additionnons les numéros..
Le constat est en effet sans appel avec un mois de janvier ébouriffant. 400 licenciements chez Sanofi, 900 licenciements chez Société Générale, 1800 licenciements chez Peugeot, 2500 chez Carrefour ..

Nestlé 600 licenciements prévus, Bosch Rodez 800 licenciements, on évoque de 3700 licenciements au Crédit Lyonnais..

120 000 a venir dans la fonction publique, qui peut le plus peut le moins, le grand chelem et pour satisfaire aux GOPE ..

Comme on le constate depuis vingt ans, loin de réduire le déficit de l’État, les nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires annoncées par le gouvernement vont donc au contraire l’aggraver, en contractant la consommation et l’investissement des ménages, et donc les recettes fiscales qui en découlent.

L’UPR rappelle enfin que, derrière la prétendue logique qui préside aux délocalisations industrielles -que nous finançons- dans une concurrence intra Ue et aux suppressions de postes de fonctionnaires à répétition sur fond d' économies budgétaires , se cache, en réalité, la volonté subreptice de détruire l’État, ainsi que les collectivités locales qui ne s’inscrivent pas dans le projet d’« Europe des régions » : les communes et les départements et accompagnant le coup d' arrêt à la compétitivité française..
a écrit le 07/02/2018 à 12:28 :
he ben au moins vous savez pourquoi les impots ecolo et securite routiere pleuvent!
rien a voir avec l'ecologie, faut remplir les caisses et dissuader les gens d'acheter a l'exterieur ce qui va plomber le deficit............
il faut dire qu'avec hollande montebourg sapin, les lois ' business friendly a la francaise' ( loi florange dailymotion, etc etc) ca a fini d'envoyer au tas un pays qui n'allait deja pas trop fort

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