Compétitivité : la France perd encore des parts de marché

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La part des exportations françaises de biens et de services dans celles de la zone euro s'est ainsi établie à 12,9%, après 13,2% en 2016. En 2000, cette part était de 17%, rappelle Coe-Rexecode.
La part des exportations françaises de biens et de services dans celles de la zone euro s'est ainsi établie à 12,9%, après 13,2% en 2016. En 2000, cette part était de 17%, rappelle Coe-Rexecode. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Selon le dernier bilan annuel sur la compétitivité française de l'institut COE-Rexecode, la part des exportations françaises dans le commerce mondial a encore diminué en 2017. Malgré une conjoncture favorable, le commerce extérieur de la France reste un des points faibles de l'économie tricolore.

La France perd encore du terrain. Selon une récente étude de l'institut COE-Rexecode, la deuxième économie de la zone euro a encore perdu des parts de marché à l'exportation. Malgré une conjoncture favorable et un climat des affaires au plus haut, "aucun rattrapage des pertes des parts de marché accumulées par la France depuis le début des années 2000 n'est amorcé et le recul de la position française s'est même légèrement accentué." À l'heure où Emmanuel Macron organise un sommet sur l'attractivité de la France au château de Versailles en présence de chefs d'entreprises de multinationales, le sujet de la compétitivité française devrait être au centre des discussions.

Lire aussi : France : pourquoi le déficit commercial s'amplifie à nouveau

Nouveau recul en 2017

Le poids des exportations françaises de biens et services dans le total des exportations de la zone euro a légèrement reculé en 2017. Elle est passée de 13,2% en 2016 à 12,9% l'année dernière contre 17% en 2000. La baisse des exportations françaises par rapport à celles de la zone euro constitue "une tendance majeure de l'économie française depuis le début des années 2000" rappellent les auteurs de l'étude. Ces derniers distinguent trois périodes : une chute brutale entre 2000 et 2007 (de 17,0 % à 14,2 %), une stabilisation autour de 14 % de 2008 à 2013, et "une nouvelle érosion depuis 2013 à un rythme plus modéré qu'au début des années 2000, mais significatif." Ces pertes de parts de marché à l'international représentent un véritable "manque à gagner" pour l'économie française depuis le début des années 2000. Il est estimé à 1.700 milliards d'euros entre 2000 et 2017 selon l'organisme jugé proche du patronat.

Des améliorations sur la compétitivité-coût

Malgré ces pertes de parts de marché, plusieurs facteurs sont venus néanmoins améliorer la compétitivité française. La compétitivité-coût de la France s'est légèrement améliorée au cours des dernières années. "Depuis 2012, la France a connu une progression modérée du coût horaire du travail par rapport à la zone euro (+5,4% en France contre 7,1% en moyenne dans la zone euro) et en particulier par rapport à l'Allemagne (11,4%)." À ce sujet, les auteurs du document reconnaissent que la politique économique de François Hollande a contribué à modérer cette progression salariale. "Cette amélioration doit davantage aux mesures d'allègements du coût du travail (CICE, Pacte de responsabilité) qu'à une modération relative des salaires."  L'application de ces mesures a également permis aux entreprises françaises de redresser leurs marges. Par ailleurs, les mesures d'allègement du coût du travail "ont permis de limiter la hausse des coûts salariaux unitaires français à +1,9 % depuis 2012 (contre +5,0 % en moyenne dans la zone euro et +10,5 % en Allemagne)."

> Lire aussi : Commerce extérieur : une autre explication à la déroute française

Une désindustrialisation en marche

Malgré la bonne santé de quelques indicateurs, le poids de l'industrie dans l'économie française continue de décliner. Selon de récents chiffres de la direction générale de l'entreprise, le poids de l'industrie dans l'économie française est passé de 16,5% à 12,5% du produit intérieur brut entre 2000 et 2016.

Du côté du personnel, si la France comptait 2,8 millions de salariés dans l'industrie manufacturière (soit 11,1% de l'emploi salarié total) à la fin du second trimestre 2017, toutes les régions, sauf l'Occitanie et la Corse, ont connu des destructions d'emplois entre 2010 et 2016. Et ce déclin de l'emploi industriel a lieu alors que pour la première fois depuis 2009, les ouvertures de sites industriels ont été nettement plus nombreuses que les fermetures en France sur les huit premiers mois de l'année 2017, d'après les derniers chiffres du cabinet Trendéo.

L'institut COE-Rexecode indique que la baisse des parts de marché de la France est fortement corrélée au recul du poids de la valeur ajoutée manufacturière française dans la valeur ajoutée manufacturière de la zone euro.

"Un cercle vicieux s'est installé de façon structurelle, les pertes de parts de marché réduisant les débouchés des productions françaises et le recul relatif de la base industrielle réduisant nos capacités exportatrices ainsi que la variété de l'offre française."

L'autre facteur avancé par l'étude est le ralentissement plus marqué de la productivité horaire du travail en France au regard de ses voisins. "La productivité par heure travaillée dans l'ensemble de l'économie a évolué de manière moins dynamique depuis 2000 en France (+16,3%) que dans la moyenne de la zone euro". Par ailleurs, l'économie française a enregistré des gains de productivité (+3,6 %) légèrement inférieurs à ceux de la moyenne de la zone euro (+4,0 %) et de l'Allemagne (+4,2 %). Seules les entreprises industrielles qui ont réussi à s'adapter par des gains de productivité conséquents et "un effort de modération des coûts de production" ont réussi à survivre. Les firmes industrielles françaises peu productives ont alors progressivement disparu.

Enfin, si cette raison est moins évoquée dans l'étude de COE-Rexecode, les économistes de l'Insee rappellent dans une étude que la montée des économies émergentes dans le commerce mondial a joué un rôle prépondérant :

"La première cause du recul des positions françaises est la part croissante des économies émergentes, notamment de la Chine, dans les exportations mondiales. L'essor des économies émergentes dans le commerce mondial a affecté tous les pays avancés, mais la France a perdu plus de parts de marché que ses principaux partenaires de la zone euro."

Des produits français mal perçus

La compétitivité hors-prix est également un autre facteur à prendre en compte pour comprendre la perte de vitesse de la France. D'après une enquête menée par COE Rexecode sur la perception de 500 importateurs européens sur des produits français, il apparaît que "la qualité des biens d'équipement et des biens intermédiaires français est jugée moyenne, voire médiocre, par rapport au prix de vente."

Ils observent également une dégradation en matière d'innovation. Sur ce point, l'annonce du lancement d'un fonds pour l'innovation de rupture par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire pourrait être déterminante. Cette enveloppe dotée de 10 milliards d'euros est destinée "à investir massivement dans l'innovation. L'innovation est la clé de notre industrie du futur" a rappelé l'ancien ministre de l'Agriculture lundi dernier lors de la conférence de presse aux acteurs de l'économie.

> Lire aussi : Loi sur les entreprises : Le Maire lance sa grande consultation

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Commentaires
a écrit le 22/01/2018 à 15:16 :
Dans le monde de la fig, en france, on arrivait à faire de très belles fig à grand tirage, les plus belles du marché de l'époque.
Mais un jour, pour compresser les coups et tenter une stratégie de transformation en pdt de masse type légo, le seul vrai fondeur dans ce secteur a été racheté par la quasi seule grosse boite de vente de fig pour ne pas avoir de concurrent utilisant son fondeur, la fabrication faite à moindre coup et qualité en chine, le vendeur est mort de sa stratégie, le fondeur est parti de dégout en espagne avec son savoir et maintenant les sous-traitants chinois qui ont un sens très particulier de la propriété intellectuelle se sont appropriés process et droit de refonte à leur propre profit de leur(s) ex client(s).
La qualité n'ait remonté à son top niveau qu'avec les nouveau process de fabrication numérique et des pays européen moins cher comme l'espagne.
Mais en attendant les créateurs de fig font faire leurs production soit en Chine, soit en Espagne et quand on leur dit à quand la france, ils vous disent mais ce serait 5 fois plus cher et personne ne voudra payer... en 2006 une fig haute gamme c'était 15e, en 2018 fabriqué à l'étranger c'est 15-20e, comment en 10 ans la même fig passe à 70e, en Angleterre où ils arrivent à produire un peu avec une qualité souvent que moyenne haute c'est 20-25e, soit que 25% de plus et ils arrivent à vendre ?!
a écrit le 22/01/2018 à 8:39 :
Il faudrait reprendre l'analyse de la fiscalité de COE-Rexecode proposant de répartir les charges sociales sur la production et sur la consommation, et compléter cette étude par la note n°6 du CAE proposant de répartir ces prélèvements sur la consommation d'énergie des entreprises et des ménages. Le nouveau directeur du CAE aura sans doute l'idée d'appliquer cette note n°6 dont il est un des rédacteurs. Qu'on le lui dise! Merci d'avance.
a écrit le 21/01/2018 à 17:26 :
Rien de bien nouveau hélas. Nos chefs d'entreprises se sont toujours cachés derrière les coûts trop élevés pour cacher l'incompétence de la majorité d'entre eux à être innovant ou à se préoccuper de la qualité de leurs produits.

Trop de chefs d'entreprises en France ont criés aux "coûts trop élevés" avec pour seul stratégie de concurrencer la Chine dans le bas de gammes. Pourtant il y a toujours eu des entreprises pour montrer que ce n'était pas un problème de coûts et qu'avec de l'innovation et de la qualité, elles sont leader mondial (Michelin, Essilor, Legrand, Air liquide, Moulinex...). La filière automobile, si elle se redresse c'est avant tout grâce à l'innovation et l'internationalisation, et pas juste en diminuant les coûts.

La baisse des coûts va aider, mais on va aussi s'apercevoir que ce n'était pas le principal problème.

Enfin, bientôt les chinois seront sur la lune. Nos chef d'entreprises ne seront plus concurrencés sur la bas de gamme. Ah, zut, il restera le Bengladesh!!
Réponse de le 22/01/2018 à 15:58 :
Christian de saint étienne en a souvent parlé, en France nos industriels ont tout fait pour délocaliser, pour essayer de faire du milieu de gamme à prix lowcost, quant en Allemagne, ils ont essayés de garder le max chez eux en augmenter leur secteur de marché...

En attendant en Suisse, Angleterre, Allemagne, les gens en général dans les même secteur sont payés quasi pareil, y'a du travail et le chômage est bas ou est de tendance baissière, mais en France c'est l'hémorragie et ont doit encore se taper l'automatisation, en se faisant dire que la formation doit être payés par les salariés, la blague quoi.
Dans la compta, j'ai été formé 3 ans par l'Etat, les sté trouvent que la formation initiale est déficiente, mais ne veulent pas la combler, car ça leur coute de l'argent, en 10ans je n'ai jamais eu de formation en entreprises ou par le pole emploi. Niveau formation, les org d'entreprises se foutent ouvertement du Monde, qu'ils aillent donc aux usa sans capital, ils 'entendront avec la personnalité de donald trump.
a écrit le 21/01/2018 à 15:45 :
La France faisait historiquement dans le moyen de gamme (donc sensible à la différence des coûts);

L'euro est une monnaie très bonne pour l'importation. C'est une monnaie très mauvaise pour l'exportation.

L'Allemagne vendant - dans l'esprit du consommateur (surement vrai, surement faux j'en sais rien) - des produits haut-de-gamme celle-ci est moins sensible au prix. Mieux encore, un prix plus élevé engendre dans le cerveaux de certains de la dopamine : le produit prend du gallon par son simple prix.

Bref : si la france exporte moins qu'elle importe c'est surtout à cause de sa monnaie. Une autre explication à savoir la compétitivité peut s'entendre mais pas au niveau des ouvrier : un ouvrier allemand coûte PLUS chère qu'un français (cf : https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/un-ouvrier-francais-ne-coute-pas-plus-cher-quun-ouvrier-allemand-insee_1610513.html)
a écrit le 20/01/2018 à 18:07 :
Sans déconner ... quand les gauchos ont créé les 35H parce qu'ils n'avaient pas d'idées nouvelles (maintenant ils parlent des 32H !), les Allemands ont débouché la bouteille de champagne !
Les mesurettes sous Sarko, Hollande et maintenant Macron ne changeront rien tant qu'on ne redonnera pas aux entreprises le droit aux entreprises de licencier sans que ca coute un bras ni tant qu'on reinculquera pas a tous le sens de la responsabilité individuelle par la liberalisation de l'assurance chomage et maladie. Et si nous ne reformons pas par clairvoyance, nous le ferons contraints et forcés par la dette accumulée.
Réponse de le 21/01/2018 à 15:50 :
Certes, les 35H n'ont jamais été vraiment appliqué et ajdh encore moins qu'hier. Cela ne change rien : le problème n'est pas là, le problème c'est le produit moyen-bas de gamme qui ne fonctionne pas. En tout cas, qui fonctionne que si on délocalise (autrement dit c'est pas utile pour la france).

- L'assurance chômage : vous dites n'importe quoi on peut pas parler de responsabilité individuelle concernant la maladie. Moi qui suis jeune, je paie plein pôt tout les ans alors que j'en ai pas besoin. Et alors ? C'est le principe d’une assurance et celle-ci est d'autant plus efficace que le nombre d’assuré est plus grand. Sinon tout les jeunes se mettraient entre eux, et les vieux pariaient très chère : stupide. En aucun cas cela permettra réellement de vendre plus à l'étranger.
a écrit le 20/01/2018 à 16:37 :
au lieu de pleurez sur le deficit francais , on devrais faire la liste des besoins de nos concurents et fabrique et produire ce qui leurs manque,? Y AT IL DES GENS INTELLIGENT AUX GOUVERNEMENT???
a écrit le 20/01/2018 à 9:01 :
Tant que dans les entreprises 2/3 de feignasses à gros salaires se gaveront sur le dos du tiers de productifs ça ne pourra pas fonctionner!!!!!!!!!!!! ,bien sur on accusera toujours ces petits besogneux de couter trop cher à l'entreprise.
a écrit le 20/01/2018 à 7:59 :
Tous nos problèmes viennent d'un prix de l'énergie trop faible comparé au cout du travail. Voir la note n°6 du CAE. Quand le comprendrons nous?
a écrit le 20/01/2018 à 6:51 :
si notre commerce extérieur est mauvais il faudrait peut être sanctionner nos ministres et avec eux les 600 hauts fonctionnaires qui touchent en moyenne 150000euros /an ce n'est pas les ouvriers qui sont responsables et ils ne peuvent pas non plus faire du bénévolat et puis il faut bien le reconnaître certains de nos produits ne sont pas bons
a écrit le 20/01/2018 à 3:29 :
Puisque les couples d'énarques (que nous retrouvons souvent depuis quarante ans à la tête de NOTRE Etat) ont montré leur incapacité, je supplie instamment les forces vives de la nation (syndicats des patrons et des salariés) d'avoir le courage de s'accorder sur le "contrat" permettant de sortir de la torpeur mortelle où nous nous complaisons.
a écrit le 19/01/2018 à 22:18 :
Plusieurs à faire pour que notre pays aille mieux :
-limiter les salaires des hauts fonctionnaires.
-limiter les infini avantages en nature de nos politiques.
-limiter les salaires de ces dirigeants.
-restaurer la confiance patronat/syndicat/ouvrier.
-limiter le nombre de fonctionnaires dans ce pays (Je ne parle pas de la police qui est vitale).
-Retirer les charges que nos usines entreprises supportent (pme)
-favoriser l apprentissage.
-réinsérer les jeunes au travaille bénévole quand ils sont au chômage.
-Achetons français fabriqué en FRANCE!
- les vendeurs doivent faire un effort sur marges et nous devons acheter français c est vitale! Lisez les étiquettes de provenance!
Réformons le pays tant qu'il va mieux.
Réponse de le 20/01/2018 à 8:30 :
Il y a un problème rarement évoqué qui est la faible base nationale des grandes entreprises françaises, notamment comparé au cas de l'Allemagne.
Il suffit de voir la proportion de production nationale pour des entreprises comme Siemens, les entreprises automobiles allemandes et des entreprises comme Schneider, Alstom (avant son rachat) et les entreprises automobiles françaises. Grosso-modo la part de production en Allemagne est deux fois plus élevées que la part de production en France. C'est le cas aussi dans d'autres secteurs industriels. Nos grandes entreprises ont bien plus délocalisé que les grandes entreprises allemandes et beaucoup plus de nos grandes entreprises ont été rachetées que les grandes entreprises allemandes. Tout cela favorise fortement la désindustrialisation.
Le problème c'est que nos dirigeants de grandes entreprises sont plus des financiers et administrateurs sans vision industriel à long terme (pas à 100 % mais en grande majorité) alors qu'en Allemagne leurs dirigeants sont des industriels.
Cela a un bien plus grand impact négatif sur l'évolution de notre industrie que tout ce que vous évoquez.
Réponse de le 20/01/2018 à 23:12 :
@ Fabian

Je suis assez d'accord avec votre opinion. J'ajouterais simplement qu'un des moteurs essentiels à un pays dynamique c'est sa création d'emplois, en favorisant l'investissement des entreprises françaises en France et des investisseurs étrangers (allemands, canadiens, américains, etc.) qui croient dans l'économie française. Vous m'avez fait plaisir en mentionnant ces quelques mots ''fabriquer en France''... Pourquoi se renier en faisant du ''Made in France''... est-ce pour faire chic, bobo et moins ringard que le voisin ? Il est vrai que ça parait presque bête pour plusieurs bobos-gogos mais la France est française (pour le moment)... mais c'est quand même fou (et irritant) d'être obliger de le dire... et de le redire... et de le redire.

@ rryv

Vous avez aussi mis le doigt sur plusieurs aspects rarement évoqués par plusieurs des intervenants dans ces forums parfois volubiles mais où les commentaires sont souvent en tirs dispersés.
a écrit le 19/01/2018 à 20:12 :
Oui mais il y a Macronissimo 1er qui jupitérise la réalité avec sa com. "en même temps" donc pas de soucis, pas de réduction de dépenses, impôts supplémentaires, déficit au plus haut, remontée des taux en perspective, tout baigne.
a écrit le 19/01/2018 à 19:45 :
Dans cet article il est intéressant de lire que la qualité des produits français , pour un nombre non négligeable, est bien loin de la "pub" le made in France est le summum de la qualité. J'ai acheté dans un esprit de défense de notre production des vêtements étiquetés France quelle déception pas meilleurs que ceux venues d'autres cieux par contre quel coup de massue sur le cout . Autre point intéressant la perte d'une production industrielle nationale soyons lucide et malgré les grands discours des différents exécutifs y compris ce dernier la part industrielle perdue ne reviendra pas pour qui voyage pour le business depuis plusieurs décennies en est bien conscient, les politiques vendent du vent à l'opinion. Le vrai sujet qu'elles seront nos prochaines par de marchés à l'intérieur mais aussi et surtout à l'extérieur cela passe par les nlles technos quelle perte de temps depuis 2002 mais aussi donner de la capacité fiscales, voir ce qui se passe sur ce plan aux US, et sociales aux entreprises encore en capacité de de croitre à l’export mais aussi de conquérir des marchés, ce n’est pas le tape à l’œil des ordonnances qui va changer le fond du problème, ordonnances juste pour faire plaisir au médiocre M. Gattaz le plus mauvais représentant des entrepreneurs depuis des décennies. Il faut cesser ces soi disant aides des chancelleries et tous ces technocrates souvent énarques et oui encore, en mal de poste dans l’hexagone sur place moins de trois ans donc jamais évalués. Dans des chancelleries dignes du XIX siècle dans lequel la France de l’aristocratie étatique se pavanait dans ses colonies, qui n’ont jamais connu le marché et pour certains simplement une usine ou un lieu de production et faire croire d’une efficacité à l’export. Merci pour cet article qui remet en cause le discours des exécutifs qui refusent la vérité et pour cause cela remettrait en cause le bulletin de votre de la prochaine élection.
Réponse de le 20/01/2018 à 12:06 :
la qualité des biens d'équipement et des biens intermédiaires français est jugée moyenne, voire médiocre, par rapport au prix de vente."
Missa dicta est.
Le Medef est celui qui nous met dedans. C'est l'incapacité d'une large frange du patronat francais à developper des produits demandés par le client et leur focalisation sur les seuls coûts qui ruine l'industrie francaise.
Mais de cela personne ne parle jamais.
La grande erreur économique de F.Hollande est de ne pas avoir liquidé Spangero sur l'heure au nom de la défense de la qualité.
Dés lors tous les petits grenouilleurs continuent.

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