Le gouvernement réuni en séminaire pour mettre en place les annonces de Macron

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Le Premier ministre Edouard Philippe
Le Premier ministre Edouard Philippe (Crédits : Reuters)
Quelques jours après les annonces d'Emmanuel Macron en réponse à la crise des "gilets jaunes", le gouvernement s'attelle ce lundi au casse-tête de l'application et du financement des mesures, en invitant les parlementaires à se joindre à sa réflexion lors d'un séminaire.

Après les paroles, place aux actes. Le gouvernement  se réunit ce lundi pour un séminaire à Matignon. Pour la première fois dans ce type d'exercice, une trentaine de cadres de la majorité parlementaire sont également conviés à ce colloque à partir de midi : présidents de groupe à l'Assemblée et au Sénat, vice-présidents de groupe, présidents de commission et rapporteurs généraux de certains textes. "Plutôt que de le faire texte par texte, il m'est apparu opportun de pouvoir associer un certain nombre de parlementaires à la définition du calendrier sur lequel nous allons travailler, à la définition de nouveaux instruments, d'une nouvelle méthode. Bref un travail en bonne intelligence", a mis en avant le Premier ministre. "C'est une journée de travail intense, pour construire le qui fait quoi et quand de la majorité, ce qui nous permettra ensuite dans les mois qui viennent de dérouler l'ensemble de notre action pour conduire concrètement les annonces qui ont été formulées par le président", a détaillé M. Philippe.

Baisse de l'impôt sur le revenu, réorganisation profonde de l'administration, décentralisation, gestes pour les retraités, les aidants et les mères vivant seules : il s'agit pour les participants de trouver des solutions pour mettre en oeuvre les mesures présentées, jeudi 25 avril, par le chef de l'Etat en réponse à la crise des "gilets jaunes",  Le gouvernement est "déterminé à faire vite et à faire bien" pour mettre en oeuvre les annonces d'Emmanuel Macron, a assuré ce lundi Edouard Philippe en ouverture d'une journée de séminaire avec les ministres à Matignon.

"Je sais que beaucoup sont impatients, le président de la République nous a demandé d'aller vite, il a raison. Et nous, nous sommes déterminés à faire vite et à faire bien", a déclaré le Premier ministre. L'ensemble du gouvernement, rejoint par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner initialement retenu par l'inauguration d'une cellule "alerte prévention suicide chez les policiers", est arrivé autour de 9 heures à Matignon.

L'assouplissement de la limitation à 80 km/h est sur la table

Dans l'après-midi, quatre ateliers sont au programme avec les parlementaires: sur le calendrier parlementaire, sur la méthode, sur la réforme constitutionnelle et sur "les nouvelles solidarités". Mais l'équation la plus délicate revient à Bercy qui devra trouver des pistes de financement des mesures, comme les 5 milliards de baisse d'impôt sur le revenu. Les oppositions se sont d'ailleurs rapidement engouffrées dans cette brèche. Le patron des Républicains Laurent Wauquiez a ainsi fustigé le manque d'annonces "sérieuses" sur la baisse de la dépense publique quand Marine Le Pen a épinglé dimanche le "flou" de ces annonces qui ne seront "pas suivies d'effet".

>> Lire aussi : Institutions, impôts... Macron esquisse le second acte de son quinquennat

"La trajectoire budgétaire n'est pas modifiée", a crânement assuré en retour vendredi le patron des députés LREM Gilles Le Gendre pour récuser toute incertitude. Même en s'attaquant à certaines niches fiscales comme l'a annoncé M. Macron, cela s'apparente à une gageure : l'économiste Jean Pisani-Ferry, coordinateur du programme présidentiel, a estimé dans le Journal du Dimanche à "20 milliards d'euros, soit 1% du PIB du pays" l'enveloppe à trouver d'ici 2021. Et, pour compliquer la donne, le président s'est dit prêt à transiger sur la coupe attendue de 120.000 fonctionnaires d'ici à la fin du quinquennat, afin d'assurer un meilleur maillage du territoire.

Alors que Jean-Paul Delevoye travaille depuis des mois sur une réforme globale du système des retraites, des précisions sont attendues pour compenser la réindexation des pensions sur l'inflation et la promesse d'une retraite minimale de 1.000 euros pour ceux qui auront une carrière complète. Le chef de l'Etat a indiqué vouloir actionner deux leviers: l'allongement de la durée de cotisation et des incitations à travailler plus longtemps. D'autres points pourraient être abordés, à l'image de l'abaissement de la vitesse à 80 km/h, selon Sibeth Ndiaye. Il s'agira de réfléchir à "la manière dont on peut faire en sorte qu'il n'y ait pas une application brutale, uniforme sur l'ensemble du territoire", a-t-elle lancé dimanche.

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a écrit le 30/04/2019 à 15:07 :
Mais bon sang, va t-on enfin revenir dans ce pays à un peu de rationalité ! Nous nous endettons massivement chaque année à cause d'un mille feuilles public dévorant en ressources financières, qui casse les vrais services publics au profit de structures inutiles ! Il faut arrêter d'avoir 58 services régionaux de l'Etat (pour 7 compétences officielles !) en doublon avec les services des conseils régionaux, idem au niveau départemental !
Nous devons impérativement décentraliser la France, sur la base des régions historiques (fiables économiquement) et non sur la lubie régionale actuelle pondue par des énarques ! Créons des gouvernements régionaux, fusion de tous les services (Etat, CR, CD) avec décentralisation des budgets de l'Etat (suppression de ces écoles élitistes ENA et Polytechnique à remplacer par les Universités, ouverture des postes de direction du domaine public aux compétences civiles via des CDI).
Cela permettra enfin l'efficacité (un seul pilote dans l'avion), l'investissement (comme ce fut le cas avec la création d'EDF par la fusion des 800 entreprises de diffusion de gaz et d'électricité à la Libération, beau travail) à orienter vers les vrais services publics (augmenter le personnel de santé, pas le personnel administratif).
Nous gagnerons des dizaines de milliards d'euros par an d'économie immédiate (suppression de nombreux sites couteux) mais surtout nous permettrons enfin de libérer les initiatives économiques régionales en enlevant cette action aux services de l'Etat, incompétents pour cela. Nous rapprocherons le pouvoir réel des citoyens, permettant à ceux-ci de participer davantage à la vie de leur pays. Nous avons tout à gagner à décentraliser fortement le pays MAIS cela suppose de supprimer bon nombre de postes d'élus inutiles (préfets aussi) ! Je pense indispensable de limiter enfin la durée des mandats électifs (2 successifs max) et interdire TOUT cumul de mandat. Tout reste à faire ...
a écrit le 30/04/2019 à 10:45 :
augmentation du minimum vieillesse ils ont oubliées de dire !!! que le jour ou la personne et décédé tout doit être redonner à l' état bravo l' héritage pour les enfants et les petits enfants !!!!!
a écrit le 30/04/2019 à 8:27 :
la magie n opère pas pour 85% . reste les urnes .
a écrit le 30/04/2019 à 7:28 :
Le gouvernement des mon songes et des magouilles
Réponse de le 30/04/2019 à 8:29 :
Que voulez vous, le vote blanc n'étant pas pris en compte, Macron a été élu par élimination des autres et non pour son programme. De plus élire président le seul ministre sous Hollande à avoir mis la France dans la rue, ceux qui ont voté pour ce tirant s'attendaient à quoi? Si les français veulent enfin s'en sortir, c'est pourtant pas compliquer, il suffit de ce déplacer aux urnes et mettre en papier au hasard après éliminations des partis qu'on ne veut surtout pas... Si les élections deviennent totalement instable et imprévisible, seulement là ils écouteront... Surtout si durant 5 ans la gauche et la droite ne se partage plus le pouvoir... Si faut passer par un extrême tant pis, c'est pas parce qu'ils sont au pouvoir qu’ils l'auront, le sénat et l’assemblé les brideront !!!q
a écrit le 29/04/2019 à 22:22 :
essayer donc tous de vivre avec 1000 euros par mois ; seul loyer 50% budjet edf et gdf 25% du budjet ainsi que toute les charges d, un ménage ; à la retraite les factures change pas les mêmes que en activité ; toutes les réformes mise en place toujours pour faire reculer les droits du peuple 2022 ...... LE RN
Réponse de le 30/04/2019 à 9:18 :
donnez moi le programme économique après nous pourrons avoir un vrai sujet de conversation. Les yaka faucon pullulent pour ce qui est du concret un autre sujet. Tous les partis ont des idées dehors et rien dedans. Pour ce qui du droit du peuple avez vous déjà vu par le monde un seul dirigeant qui ait donné du pouvoir au peuple et l'histoire montre que ceux qui parlent haut et fort du peuple sont ceux en général qui créent des camps. Comme disait un ancien Président les français des veaux. M. Macron ce n'est pas la panacée mais Mme Le Pen a montré son ridicule en économie lors du débat, ses déclarations sont de la flûte électorale comme TOUS les partis.
a écrit le 29/04/2019 à 21:50 :
en France les annonces politiques paraissent toujours mirobolantes mais dans le concret les exclusions sont légions à la fin le titre est plus beau que la réalité. Ne pas oublier que le politique en général, le Président, le gouvernement et les députés de la majorité ne dérogent pas à la règle au contraire ils l'amplifient " je donne d'une main et je reprends de l'autre". Comme il faut attendre 2020/2021/2022 pour aller selon le discours, de la baisse des prélèvements jusqu'à la fin de la TH pour tous en passant par la remise de l'indexation de retraites etc , Je me laisse jusqu'à la fin du quinquennat pour donner mon opinion sur cette majorité qui pour l'instant est plus dans le discours souvent discriminatoire comme peuvent l'être Mme Bergé et M. Le Gendre que dans un discours respectueux vis à vis de l'ensemble des citoyens mais aussi avec une vision économique et écologique pour ce pays qu'ils maltraitent plus qu'ils ne le gouvernent donc wait ans see
a écrit le 29/04/2019 à 18:15 :
Un leger gout amer d'être à ce point trompé par les politiques menteurs, c'est effectivement un métier !. On ne touchera pas à l'age de la retraite -qui disait- alors que mettre en place des décotes c'est bien plus insidieux pour obliger à travailler -tant qu'on a un job après 60 ans et ça.... - et en plus ce serait applicable non pas après 2025 mais dès 2020. Le contrat de 'confiance' est définitivement rompu. J'irai manifester pour la première fois de ma vie le premier mai pour dire NON à cette équipe de bric et de broc dont au moins un point commun les reunit : ils ont le droit d'EMbêter, d'EMberlificoter, d'EM.... leur prochain et s'en donnent à coeur joie.
a écrit le 29/04/2019 à 13:24 :
Le gouvernement Philippe va faire ce que les ex RPR UMP PS UDI MODEM ont fait lorsqu'ils ont été au pouvoir

le gouvernement Philippe va abimer encore plus la France.

Les élus LAREM MODEM eux vont approuver le "abimer la France" ...
a écrit le 29/04/2019 à 13:16 :
Séminaire pour redistribué l'argent rackette aux vieux à travers la hausse de 1.7% de csg ces gens sont à vomir
a écrit le 29/04/2019 à 12:59 :
Combien l' UE nous coûte ?
Le 26 mai, les Français vont élire leurs eurodéputés. Comme le montre notre infographie, entre ce que la France perçoit de l’UE (subventions à l’agriculture majoritairement) et ce quelle verse, notre pays est perdant.
Le solde budgétaire est négatif : moins 5,19 milliards d’euros en 2017 (dernières données disponibles).
Le seul Parlement européen (751 députés avant le Brexit) avec ses 7 700 salariés coûte 2 milliards par an. Le surcoût dû à la double localisation du Parlement à Strasbourg et Bruxelles est de 114 millions d’euros chaque année. Le bâtiment de Strasbourg, facturé 300 millions d’euros, est occupé seulement quatre jours par mois par les eurodéputés, mais est chauffé ou climatisé toute l’année.
a écrit le 29/04/2019 à 12:25 :
Pour financer les baisses d'impôts annoncées par le président Macron jeudi dernier, le gouvernement aurait deux pistes concernant les retraites : allonger le nombre d'années nécessaires pour une retraite à taux plein ou inciter les Français à travailler jusqu'à 64 ans.et oui taper sur les vieux a quand la pilule macron pour les éliminer ce serait plus simple
Réponse de le 29/04/2019 à 12:41 :
Ou sortir de l' UE pour cogner sur les 100 milliards d' évasion et fraude fiscaux ...! Non, c' est pas lui ça, lui c' est le 1 % .
a écrit le 29/04/2019 à 12:11 :
réindexation des pensions au 1er janvier 2019 et pas 2020 pour l'instant il n'y a rien pour les vieux des séminaires j'ai ai fait dans ma carrier c’était l'occasion de faire une bonne bouffe alors pour moi c'est pipo ces séminaires
a écrit le 29/04/2019 à 12:03 :
Le gouvernement en séminaire pour qu’oit ferré indexation des retraites ils nia pas en 2020 c est la revalorisation des retraites de l inflation 2019 et 2018 ? Pas
a écrit le 29/04/2019 à 11:58 :
60 milliards dans les paradis fiscaux chaque année, des Gafam et des ultra riches qui échappent à l’impôt grâce à des montages de cabinets fiscalistes etc. Et Darmanin nous annonce ce matin qu’il va falloir compenser les baisses d’impôts par un allongement de la durée du travail.
Ils voudraient amener l’extrême droite au pouvoir et le KO dans le pays qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
a écrit le 29/04/2019 à 11:45 :
"C'est une journée de travail intense, pour construire le qui fait quoi et quand de la majorité, ce qui nous permettra ensuite dans les mois qui viennent de dérouler l'ensemble de notre action pour conduire concrètement les annonces qui ont été formulées par le président"

“Les idées ne sont pas des massues. Pourtant, c’est comme telles qu’elles servent aux politiciens. ” Tristant Bernard

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