Quelle est la stratégie industrielle de la France ?

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Bien que certains secteurs aient vu leur activité décoller (le matériel de transport, le matériel informatique, la chimie, la pharmacie...), la production industrielle n'a progressé de 4% depuis 2010 !
Bien que certains secteurs aient vu leur activité décoller (le matériel de transport, le matériel informatique, la chimie, la pharmacie...), la production industrielle n'a progressé de 4% depuis 2010 ! (Crédits : Kai Pfaffenbach)
Pour l'instant, la stratégie industrielle de la France est surtout défensive, en témoigne l'interventionnisme du gouvernement sur les dossiers GM&S et STX France.

Le gouvernement se démène. A La Souterraine, à Saint-Nazaire, l'exécutif fait entendre sa voix, tranche pour essayer de sauver l'existant. Quitte à se fâcher sérieusement avec l'Italie sur le dossier STX France. Quand ce n'est pas pour sauver des emplois dans des régions qui en comptent peu, c'est au nom de la défense des intérêts stratégiques que le gouvernement intervient.

Fait assez rare pour être souligné, cet interventionnisme est unanimement salué. De la France insoumise au Front national, toutes les tendances politiques approuvent l'action du gouvernement. C'est particulièrement vrai dans le dossier STX France. La décision de nationaliser les anciens chantiers de Saint-Nazaire reçoit l'approbation générale. Et tant pis si cette intervention met à mal les efforts entrepris depuis 2007 par la France pour attirer les investisseurs étrangers.

Une politique industrielle dans les limbes

Mieux, une large partie des commentateurs saluent la politique industrielle de la France. Pourtant, il faut bien avoir conscience que, pour l'instant, celle-ci est encore dans les limbes. Dans les dossiers GM&S, STX France ou encore Areva - l'Etat injectera 4,8 milliards d'euros dans le groupe nucléaire cette année -, l'action du gouvernement, si politique industrielle il y a, est essentiellement défensive. Ce fut déjà le cas dans les dossiers ArcelorMittal en 2012, Alstom et Dailymotion en 2014. Pour l'instant, le gouvernement, au sein duquel il n'existe pas de ministère de l'Industrie, tente seulement d'éteindre les incendies qui se déclarent ici ou là, sans que cette action ne s'intègre dans le cadre d'une stratégie industrielle globale.

Si on observe avec attention les statistiques de l'Insee portant sur la production industrielle, on se rend compte que certains secteurs sont encore très loin d'afficher une production supérieure à celle observée en 2010. Nombreux sont les secteurs qui n'ont pas encore panser les plaies de la crise de 2008-2009. Il s'agit notamment des industries extractives, de l'électronique, du textile et de l'habillement, du bois et du papier, ou encore de la métallurgie.

Bien que certains secteurs aient vu leur activité décoller (le matériel de transport, le matériel informatique, la chimie, la pharmacie...), la production industrielle n'a progressé que de 4% depuis 2010 ! Rappelons que deux millions d'emplois ont disparu dans l'industrie depuis 1980. Le nombre des défaillances a bien reculé de 8,3% en 2016, pour atteindre 4.084 unités selon la société Altares, mais certains secteurs restent encore fragiles. C'est par exemple le cas de l'imprimerie.

Quid de l'industrie du futur ?

Certes, une initiative a déjà été prise par le gouvernement dans le domaine industriel. Début juillet, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique a annoncé la fin de la vente des voitures à essence et diesel d'ici 2040. Le problème, c'est que ce plan a été conçu sans que les constructeurs automobiles aient réellement été consultés en amont. C'est la raison pour laquelle ils ont accueilli cette ambition avec prudence, pour ne pas dire froideur.

Un autre plan est en cours. A moins d'une surprise, l'exécutif devrait laisser se poursuivre le dispositif « Alliance pour l'industrie du futur » dans le cadre de La nouvelle France industrielle, dispositif revu et corrigé par ses soins en 2015 des 34 plans de "reconquête industrielle" lancé par Arnaud Montebourg en 2013.

Ce projet repose sur cinq piliers. Il est articulé autour de "neuf solutions industrielles" correspondant à de grands marchés. « Pour répondre aux grands défis sociétaux désormais ancrés dans l'ère digitale, le projet vise à moderniser l'outil industriel et transformer son modèle économique par le numérique », indique toujours Bercy, signe que ce dispositif n'a pas disparu des radars, à moins que le gouvernement n'ait pas encore actualisé son site Internet.

Dans le cadre de ce dispositif, l'Etat joue plutôt les chefs de meute. Il se contente de réunir les acteurs privés, les fédérations professionnelles, les chercheurs issus des sphères publiques et privées afin qu'ils puissent, tous ensemble, dessiner l'industrie de demain.

Un choc fiscal

Dans ce contexte, en attendant que cette initiative produise ses premiers effets, le patronat et en particulier les industriels attendent avec impatience que l'exécutif dévoile sa stratégie pour permettre à la France de renouer avec son passé industrielle glorieux. Si l'on parcoure le programme du candidat Macron, on se rend compte que sa vision sur ce point est assez mince. Il ne rentre pas dans les détails, optant pour la mise en place de réformes structurelles qui, conjuguées, peuvent permettre au secteur de décoller. Il propose notamment un alignement du taux de l'impôt sur les sociétés sur la moyenne européenne, à 25%, au cours de son quinquennat, la création d'une flat tax avec une taxation des revenus du capital au taux unique de 30%, un choc de simplification...

Quant à la promesse de François Hollande, reprise par Emmanuel Macron de remplacer le crédit d'impôt compétitivité et emploi (CICE) par des baisses de charges pérennes, elle représenterait un allègement de la fiscalité pesant sur les entreprises d'environ 20 milliards d'euros. Compte tenu de ces éléments et du flou qui entoure encore la stratégie industrielle du gouvernement d'Edouard Philippe, Pierre Gattaz, le président du Medef a martelé une nouvelle fois son souhait de voir « baisser la fiscalité qui pèse sur les entreprises » lors de sa dernière conférence de presse mensuelle. Un message à l'adresse du gouvernement qu'il devrait encore répéter lors de l'université d'été du Medef qui se tiendra les 29 et 30 août.

Cette méthode consistant à actionner progressivement plusieurs leviers, tout en comptant sur les initiatives du secteur privé pour dessiner le monde de demain peut-elle réussir ? François Hollande l'a déjà employée. Elle n'a pas eu les effets escomptés sur la compétitivité du Made in France. Il suffit de jeter un œil aux statistiques du commerce extérieur pour s'en convaincre.

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Commentaires
a écrit le 04/08/2017 à 11:32 :
@Maduf 01/08/2017 17:47 (internaute modéré)
Je ne veux surtout pas faire du "French basching" mais on peut se poser des questions.
En effet, il n'est pas agréable de constater que notre commerce extérieur a été déficitaire en 2016 de € 48 Mlds alors que nos amis Allemands ont été excédentaires en 2016 de 8.3 % du PIB soient environ € 280 Mlds (pas certain de ce chiffre).
Je me permets de le répéter: en France, on veut faire du trop beau, on pinaille sur les détails (cela marche très bien dans le luxe: merci Hermès, LVMH, Kering) mais l'objectif est de vendre des produits de grande consommation et qui se vendent.
Pourquoi ne le fait-on pas ? Je ne sais pas.
Cordialement
PS @lachose: j'ai appris à faire €. Merci !!
a écrit le 03/08/2017 à 10:43 :
UN MONDE HUMANISME DE PARTAGE DES RICHESSES ET IMPOSIBLE SANS IMPOTS? PAR CONTRE AUJOURDHUI E L ETAT DU TISSUE INDUSRTRIEL DE LA FRANCE/ IL FAUT REFORME L ASSIETTE DE L IMPOT ET AIDEE LES PETITE ENTRPRISES A SE DEVELOPPE ET FAIRE PAYE MOIN S LES PAUVRE S???
a écrit le 03/08/2017 à 9:51 :
On a un complexe militaro aéronautico naval fort, qu'il faut surveiller comme le lait sur le feu et qui par ses bureaux d'études constitue une force inestimable et enviée par tous nos "amis" européens . À préserver de toute urgence, gaffe aux pertes d'influence et aux erreurs stratégiques.
a écrit le 02/08/2017 à 16:26 :
Y a-t-il une stratégie ou le gouvernement navigue-t-il à vue ?
a écrit le 02/08/2017 à 13:07 :
Politique industrielle zéro!

Quid des robots, imprimantes 3D, drones, recyclage, jets supersoniques, tourisme, arts et loisirs, carburants aux algues, alimentation 100 bio, bioluminescence et autre chimie verte!


https://bd-blogeur.blogspot.fr/2017/07/france-chantiers-stx-nationalisme-vs.html
a écrit le 02/08/2017 à 11:45 :
@bernardino "la France ne fabrique pas de produit que les gens achètent " ah, bon ??? Les avions, les bateaux, le luxe, les TP, les grandes surfaces, les voitures, la pharmacie, l'agroalimentaire, les produits industriels, l'électroménager top comme Magimix ou SEB...etc...Non, pas français n'est-ce pas ??? Si vous habitiez a l'étranger, vous pourriez vous rendre compte de l'incroyable attrait des produits français. Par contre, la marketing négatif a leur encontre marche très bien, notamment de la part des Allemands, mais aussi de la part des français ,qui font du "french bashing". Voilà la réalité. Parlez à tous les expats, ils vous le diront.
a écrit le 02/08/2017 à 11:16 :
L'industrie ne doit plus etre une priorité,face a la concurrence de la Chine ,plus la peine de se battre.Défendons nous sur nos domaines d'excellence:matière grise,conseil,start ups,culture,finance,évènementiel et collectivités locales.L'agriculture ,polluante par nature ,ne doit plus etre subventionnée
Réponse de le 02/08/2017 à 14:39 :
Vous êtes restés dans les années 1990 avec ce discours. Une France sans usines où on fera du conseil et du tourisme. On a vu les dégats au milieu des années 2000.
Pb num 1 : sans tissu industriel, pas de services à l'industrie
Pb num 2 : sans tissu industriel, moins d'innovations et moins d'aide à la recherche
Pb num 3 : sans tissu industriel, la balance commerciale se dégrade encore plus
Il suffit de regarder les pays qui s'en sortent économiquement (Allemagne, USA, Chine) pour comprendre qu'il faut une base industrielle solide. Il faut aider l'industrie française à se digitaliser, à innover, encourager PME + ETI, etc.
a écrit le 02/08/2017 à 10:11 :
En France nous n'aimons pas nos entreprises et encore moins nos industries , c'est culturel : un artisan un commerçant sont toujours vus comme des voleurs, des arnaqueurs et les chefs d'entreprises eux exploitent leurs salariés alors qu'à l'opposée un haut fonctionnaire sera lui considéré comme un grand serviteur ( un grand commis ) de l'état !!!!
Les grandes industries ont fait illusion pendant les 30 glorieuses ...mais cette période appartient depuis longtemps au passé sans que les pouvoirs publics aient encouragé et soutenu la création d'un tissus de pme et eti !!!
Réponse de le 02/08/2017 à 11:27 :
Cette défiance fait écho à celle du patronat vis a vis de l’état.
En général celui ci n'est invité à ce mêler aux affaires que lorsque la situation est désespéré.(textile,acier...)
a écrit le 02/08/2017 à 8:36 :
STX propriété de l'état italien ou français, quelle est la différence ?
Réponse de le 02/08/2017 à 14:28 :
STX possède les infrastructures pour les méga-coques (sauf erreur, pas Trieste) et le savoir faire pour l’assemblage, notamment pour de porte-avions et des porte-hélicoptères.
Et bien si les italiens sont aux commandes, nous devrons négocier avec ceux-ci pour qu’ils nous assemblent des navires, dont le prochain PA à propulsion nucléaire et porteur de la frappe stratégique.
Du plus, les italiens pourraient très proposer ces navires à des nations, à l’encontre d’intérêts français.
C’est juste une grosse perte de souveraineté.
Dans le cas d’un accord 50/50, avec des clauses encadrant le « qui fait quoi » et le « qui peut quoi », pas de mauvaise surprise possible, et aucune chance que STX France passe dans les mains d’une autre nation. Parce que si l’Italie est majoritaire elle peut toujours revendre ses parts, voir même, le constructeur italien pourrait être racheté par une autre constructeur…..
Mieux vaut prévenir que guérir !
Je peux y ajouter la fuite des techniques d’assemblage et de soudure. Et des plans de licenciements sur lesquels la France n’aurait pas de possibilité de recours, puisqu’étant minoritaire.
L’Italie actionnaire majoritaire pourrait aussi sans problème virer des sous-traitants français pour les remplacer par des italiens, sans que la France puisse moufter.
A part cela, rien à signaler !
a écrit le 02/08/2017 à 8:22 :
Un impôt sur les sociétés dans la moyenne européenne à 25% et un choc de simplification.
Pas besoin d'en faire plus,
les entreprises suivront, ou précéderont plus exactement,
puisque nous sommes dans une économie de marché.
Réponse de le 02/08/2017 à 10:39 :
Une politique économique ne constitue pas une stratégie industrielle ...
a écrit le 02/08/2017 à 4:56 :
Tout va très bien Madame la Marquise
a écrit le 02/08/2017 à 4:28 :
Macron n'a pas de strategie pour l'outil industriel France. C'est hors schema pour lui & ses congeneres enarques. Ne soyez pas etonne. La situation est catastrophique et l'on continue de jaser.
a écrit le 01/08/2017 à 23:27 :
Je suis comme mon pseudo l'indique novice à comprendre ce monde.
Reste que revendiquer une économie libérale et demander à l’état d'avoir une stratégie industrielle me semble paradoxal pour ne pas dire contradictoire.
Comme pour STX il faut choisir l'un ou l'autre
a écrit le 01/08/2017 à 23:11 :
faire un article assez long alors que la politique industrielle francaise se resume à ne rien faire c'est audacieux. laisser faire et desindustrialisation. l'industrie ca pue disait un ministre de rafarin. Sarkozy à continuer et Hollande augmenté le desastre. Comme dirait Devos, avec rien on peut faire quelque chose, cela s'appelle du vent et suivre les médias en matiere d'industrie. donner à l'allemagne l'industrie et nous les hotels restaurants aux allemands. (je resume)
Réponse de le 02/08/2017 à 16:18 :
Allez voir ce que détient la caiss d'elle des dépôts, comparez avec nos voisins et revenez informé, de rien
a écrit le 01/08/2017 à 22:02 :
le CETA sonnera t il le coup de grace ?
Réponse de le 02/08/2017 à 16:20 :
Et même qu on m des enfants les soirs de pleine lune en plus
a écrit le 01/08/2017 à 21:10 :
Si on publie que la France aurait plus de pauvres que l’Espagne pour une dépense publie évaluée à 44,8% en 2013 en Espagne contre 57,1% en pourcentage, existe-t-il un déficit de fiabilité dans l’univers des individus statistiques en démocrature de démocrasseux si selon la formule de Clémenceau, la France est un pays très ubéreux… ? Les balances sont-elles liées au cours de l’euro si on parle de magie keynésienne et de relance parfois qualifiée d’inflationniste ? La stratégie consiste-t-elle comme à l'époque de Colbert à confisquer les ressources en hollande où on fait des VOC des entreprises dont les citoyens sont actionnaires au titre de l'actionnariat d'Etat?
https://www.bing.com/images/search?view=detailV2&ccid=GMNBT8HR&id=372AB7597D1EAE837464E378C1449BE7C5C477D7&thid=OIP.GMNBT8HRLVp4tIIWNJCkjQEsDT&q=balance+commerciale+espagne&simid=608020388368024766&selectedIndex=8
a écrit le 01/08/2017 à 20:51 :
Depuis de Gaulle, elle n' en a pas, elle n' en a plus puisque ' ils sont euro dépendants.Macron préfère l' Ue, il kiffe l' Union, il le dit en creux, il aime les ..GOPE -ça lui retire du boulot-, il préfère brouiller l' analyse grâce aux médias subventionnés par l' Ue qui ressassent depuis au moins deux décennies le confort à rester dans l' .. Ue, il fait chaud à l' intérieur, on y est bien car tout ce qui arrive ça n' est pas notre faute ..

Factuellement nous continuons à perdre 9 milliards annuels pour abonder le tonneau des Danaïdes Ue et voir disparaitre les 10 % du tissu industriel qui n' est pas encore délocalisé au lieu de prendre définitivement le problème à bras le corps comme nos amis anglais prennent leurs jambes à leurs cous après avoir osé rien de moins qu' un REFERENDUM ..
a écrit le 01/08/2017 à 20:39 :
Car cela fait maintenant des années que les grands médias français gardent le silence le plus complet sur les évolutions économiques remarquables dont bénéficient tous les États européens qui ont refusé d’entrer dans l’UE et dans l’euro (Suisse, Norvège, Islande), mais aussi sur les évolution très favorables des États membres de l’UE qui ont refusé d’entrer dans l’euro (au premier rang desquels la Suède, le Royaume-Uni et plusieurs pays de l’est).

Mais ce silence minable n’empêche pas la terre de tourner et les événements contraires au dogme européiste de s’accumuler inexorablement.
Analyse du jour d' ASSELINEAU..
a écrit le 01/08/2017 à 20:34 :
Existe-t-il une stratégie d'Etat si on publie qu'en Europe la production et la consommation seraient constantes? Si on publie que dans les fraises, il y aurait une production inférieure de moitié à nos voisins, existe-t-il des avantages compétitifs?
https://www.bing.com/images/search?view=detailV2&ccid=JUI3xo7W&id=E95C4DEE088F245B8E5E1EE89E2A360DE07430B4&thid=OIP.JUI3xo7Wq5TKMORCOrwlUwEsC3&q=production+europe&simid=608041657067372667&selectedIndex=138
a écrit le 01/08/2017 à 19:56 :
Vous êtes au courant que les États décident de créer des zones franches (Bangladesh, Cambodge...) ou mettent en place des politiques fiscales pour attirer les banques ou les sièges des multinationales (Londres, Dublin...) ? Alors arrêtez avec vos pseudos théories libérales qui n'existent pas dans les faits. La vérité c'est que les entreprises se donnent au plus offrant. Donc oui l'Etat, tous les Etats, ont des stratégies.
Réponse de le 02/08/2017 à 0:42 :
Taux de pauvreté 2016 ( source OCDE ) :
Russie : 29 %
Espagne : 22 %
USA : 19 %
Allemagne et GB : 17 %
France : 14 %
Danemark : 14 %
Réponse de le 02/08/2017 à 8:15 :
@Patriot9 02/08/2017 0:42
Le seuil de pauvreté ne signifie rien. Ma Maman (et elle n'est pas la seule) reçoit un retraite de réversion qui la classe en dessous du seuil de pauvreté (50% du salaire médian)
Toutefois, elle est propriétaire et habite une maison qui vaut environ
€ 600 000...
Cordialement
a écrit le 01/08/2017 à 19:51 :
La France dans l' Ue achève de perdre ses emplois industriels sans bouger le petit doigt, 90 % envolés en quinze ans, laissez ASSELINEAU vous narrer pourquoi ..
https://www.youtube.com/watch?v=IqwO9k4pyyE
Réponse de le 02/08/2017 à 7:49 :
@Gédéon 01/08/2017 19:51
Vous aussi, à l'instar de "Citoyen Blasé", vous devriez acheter un perroquet.
Cordialement
Réponse de le 02/08/2017 à 12:11 :
@Bernardino La presse européiste subventionnée est là, à point, juste pour vous ..
a écrit le 01/08/2017 à 19:13 :
Investir dans les industries du futur et baisser les charges des entreprises sont deux stratégies opposées et non conciliables étant donné qu'elles représentent un manque à gagner pour l'état d'un côté et des dépenses supplémentaires de l'autre.
L'état, l'air de rien a des fonctions régalienne à assumer que personne ne veut financer mais que tout le monde réclame dés que le service public montre des défaillances.
Alors qui paye la différence? Les classes moyennes? Et les industries du futur, c'est pour les classes moyennes?
a écrit le 01/08/2017 à 18:51 :
Il faut de toute urgence appliquer la note n°6 du CAE. Qui le comprendra? AIRFRANCE va disparaître, ce sera bientôt le cas de la SNCF. Réagissez! Ou alors, vous n'y comprenez rien!
a écrit le 01/08/2017 à 18:27 :
Il eut mieux valu poser la question avant l'élection . Après , ça fait démago !
a écrit le 01/08/2017 à 16:46 :
« deux millions d'emplois ont disparu dans l'industrie depuis 1980 »

Lors de la délocalisation de masse des propriétaires d'outils de production on nous disait que grâce à la main invisible du marché ce qui était perdu aujourd'hui serait, grâce à la poudre de perlimpinpin, rattrapé demain or nous sommes après demain et nous n'avons vu aucun rééquilibrage

C'est Lassalle je crois bien qui a souligné la corrélation entre avènement de l'agro-industrie et destruction continue et massive des petites exploitations agricoles et chômage de masse si on ajoute à ce phénomène celui-de la délocalisation mondiale il n'est pas bien difficile déjà de désigner de nombreux coupables de notre chômage de masse.

Mais hélas ces situations de crises pour nous autres sont des situations d'euphories bénéficiaires pour les actionnaires qui n'ont jamais autant gagné que grâce à la crise économique qu'ils nous imposent, nous ne sommes donc pas sortis de l'auberge.

Les actionnaires milliardaires qui se sont rués à appauvrir les économies qui les ont enrichi en allant exploiter des pauvres gens ailleurs ont commencé à voir leurs fortunes de plus en plus grossir de ce fait, grâce en sommes au copinage exponentiel entre eux et politiciens à qui ils peuvent faire de gros chèques contrairement aux citoyens que nous sommes.

Et pour terminer cette petite histoire qui ressemble à un immense cauchemar, c'est à partir de 1980 que la dette a explosé car pour compenser l'énorme cadeau que l'on faisait aux riches on a endetté les familles françaises et donc les caisses publiques, CQFD, mais si les gens qui nous dirigent nous dirigent encore c'est parce que les citoyens sont anesthésiés hein, sinon ils mériteraient une belle raclée c'est un fait.
Réponse de le 01/08/2017 à 17:42 :
Vous avez toujours une explication mono-centrée d'inspiration marxiste. La réalité est que la désindustrialisation s'est faite en volume, -non en valeur-, et pour 65% issue de la hausse de la productivité, pour 20% de la desinternalisation et 15% de la délocalisation (OCDE). Dans notre entreprise familiale en passant à des trefileuses a conduite électronique fonctionnant en continue, c'est sur que cela ne favorisait pas l'emploi salarié, mais que faire ?? Mettre la clé sous la porte à terme faute d'investissement ?
Réponse de le 01/08/2017 à 17:55 :
lorsque le peuple prendra conscience du mal que vous lui avez fait,
il vous pendra. (Nigel Farage a l'oligarchie de Bruxelles)
Réponse de le 01/08/2017 à 18:30 :
Bien dit car qui est devenu président en 81 pour 14 ans : Mitrand .
Réponse de le 02/08/2017 à 7:30 :
@Citoyen blasé 01/08/2017 16:46
Alors, le troll de service, cela va, hein
Vous nous fatiguez avec vos écrits populistes dignes du FN, FI, NPA, LCR
Les oligarchies de l'Europe et du monde, les paradis fiscaux vous exaspèrent, hein.
Il faudrait, hein, que vous vous expatriez à Cuba, en Corée de Nord, au Venezuela, hein
Comme vous, il faut toujours agrémenter ses phrases par des "hein".
Vous trollez aussi sur le site d'un journal du soir.
Cordialement
PS: ne prenez pas la peine de répondre.
Réponse de le 02/08/2017 à 9:30 :
" Vous avez toujours une explication mono-centrée d'inspiration marxiste."

Mono centré ? Quand on ne sait pas quoi dire on ne dit rien plutôt que de customiser le langage est montrer ainsi à tous que vous ne faites que gonfler vos phrases.

Vous pouvez m'expliquer le terme "mono centré svp ? Et je lirais le reste de votre commentaire si pour une fois au moins vous me répondez, en attendant adieu.

"lorsque le peuple prendra conscience du mal que vous lui avez fait,
il vous pendra. (Nigel Farage a l'oligarchie de Bruxelles) "

Farage est un oligarque également, au même titre que la famille le pen qui est une grosse famille d'oligarques et-c... Bref c'est une histoire entre oligarques, qu'ils s'entretuent et ça m'irait parfaitement mais il ne faut pas rêver ils nous éliminerons avant.

"Bien dit car qui est devenu président en 81 pour 14 ans : Mitrand ."

Mais bon sang mais que vient faire mitterand mort il y a plus de 25 ans ici !? Arrêtez de chasser des fantômes et insérez vous un minimum dans la réalité svp, merci.

"Alors, le troll de service, cela va, hein"

Bien entendu je ne perds pas de temps à lire le reste je signale votre trollage.
Réponse de le 02/08/2017 à 9:32 :
P.S.: Ce serait bien par contre que vous utilisiez un seul pseudonyme, ce que vous faites là c'est très mauvais pour votre schizophrénie vous savez...
Réponse de le 02/08/2017 à 10:48 :
@Citoyen blasé 02/08/2017 9:30
Alors, le troll de service, hein: cela va, hein
Vous avez, hein, signalé mon "trollage", hein, alors que ma contribution de 2/8 7:30, hein, était déjà passée.
Je viens de téléphoner, hein, à Maduro, Raoul Castro, hein, et à Kim Jong-Il, hein. Ce dernier, hein, est prêt à vous accueillir, hein et il lancera un missile pour votre arrivée.
Cordialement
Réponse de le 02/08/2017 à 11:16 :
"Je viens de téléphoner, hein, à Maduro, Raoul Castro, hein, et à Kim Jong-Il, hein. "

Votre cas pathologique s’aggrave, je signale donc de nouveau à la modération, ne pas vous tempérer c'est faire prendre un risque évident à votre santé mentale et donc on est la la limite de la non assistance en personne en danger là.
a écrit le 01/08/2017 à 16:28 :
la tendance était à une réindustrialisation en 2016 (Trendeo).
les recrutements dans l'industrie repartent très fort en France (Usinenouvelle.com, 20/04/2017).
en juin, la croissance de l'interim dans l'industrie (9%) était en 2e position après les transports et devant commerce/services/BTP (Prism'emploi).
la France est toujours, depuis un moment, le pays européen recevant le plus d'investissement industriels étrangers (EY).
la dépense de R&D des entreprises françaises corrigée de la structure industrielle est dans les plus élevées avec scandinaves et Japon (OCDE).
la R&D industrielle française est en majorité axée sur le "high tech" ("The UK R&D landscape", University of Cambridge, 2012).
25% de la R&D des entreprises françaises est faite par les PME contre 11% en Germanie (OCDE).
la France domine le Deloitte Tech Fast 500 EMEA depuis quelques années. les bordelais de l'ENSEIRB ont de nouveau gagné la Robocup à Nagoya.
tout ça est prometteur.
reste plus qu'à être plus offensifs. et à élargir les horizons (parce-que l'Europe est une zone plutôt "dépressive"). faut que les grands groupes accompagnent nos PME/jeunes pousses et ETI.
Réponse de le 01/08/2017 à 17:47 :
@gdf : vous avez tout à fait raison et il est franchement désolant que les journalistes et les pseudo-économistes véhiculent autant d'idées fausses, à base de "french bashing" ,alors qu'un très simple petit travail de recherche et d'honnêteté leur permettrait de donner une vision plus exacte à leur lecteur.
Réponse de le 01/08/2017 à 20:46 :
gfx a écrit le 01/08/2017 à 16:28
Croyez-vous encore aux rapports des entreprises de conseils ?
Les faits sont là:
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/File/437154
Dans la "high tech" qui sommes nous ?
Atos et Cap Gemini sont des minuscules comparés à SAP (logiciel bancal, d'ailleurs) dont la capitalisation boursière avoine € 110 Mlds. Malheureusement, Microsoft n'a pas acheté SAP (MFST aurait rendu ce logiciel plus convivial) pour des raisons de prix et surtout il est pratiquement impossible d'acheter une société Allemande car le capital est verrouillé.
La France ne fabrique pas des produits que les gens achètent; Pour cela, il faudrait être tourné vers le client, savoir ce qu'il veut et surtout aller à l'étranger pour discuter avec les clients et connaître leurs désirs car ce sont les clients, qui, in fine, paient la facture.
Cordialement
Réponse de le 02/08/2017 à 11:21 :
" faut que les grands groupes accompagnent nos PME/jeunes pousses et ETI. "

Cela serait la meilleure façon de relancer notre économie. Mais dans les faits les grands groupes ont plutôt tendance à les vampiriser. Il parait qu'il y a des lois pour réguler ces rapports en Allemagne qui permetent aux PME d'y être florissantes. Curieusement ce point n'est jamais évoqué quand on parle de modèle allemand ...
a écrit le 01/08/2017 à 16:16 :
Gattaz c'est ce personnage à qui l'état offrirait tout ; plus d'impôts ni taxes ni charges sociales ...plus de loyers ni salaires à payer , plus de contraintes administratives ...et qui trouverait encore que le poids des charges est excessif ....alors que dans les faits il représente une catégorie de chefs d'entreprises qui vivent -grassement- en grande partie de commandes de l'état ..payées comment ? ...sinon par les impôts !!!!
a écrit le 01/08/2017 à 16:07 :
Ce n'est pas l'état qui doit imposer aux entreprises une stratégie, mais ce sont les entrepreneurs qui doivent avoir une stratégie pour leurs entreprises, selon leurs forces et faiblaisses.
Le problème en France est peut-être là.
Réponse de le 01/08/2017 à 16:54 :
par contre l'Etat peut investir dans des trucs d'avenir, que les entreprises développeront plus tard. Faire un peu "start-up" stratège visionnaire. Dire ensuite aux PDG ce qu'ils doivent faire, il est pas qualifié pour ça, risquerait de tout casser.

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