Qui sont les salariés les mieux rémunérés en France ?

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(Crédits : Carlos Garcia Rawlins / Reuters)
Les hauts salaires sont principalement perçus par des hommes de plus de 50 ans vivant à Paris ou dans les Hauts-de-Seine. Au sommet de l'échelle des salaires, ce sont principalement des dirigeants d'entreprise, des cadres d'état-major dans les entreprises de plus de 500 salariés ou dans le secteur de la finance, selon une récente étude de l'Insee.

Tradeurs, sportifs professionnels, patrons... qui sont les personnes qui affichent les salaires les plus élevés en France ? Dans une étude très documentée publiée jeudi 28 mai, l'institut de statistiques explique que 1% des salariés du secteur privé perçoivent sur leur fiche de paie plus de 8.680 euros par mois en équivalent temps plein. Cette somme correspond à 4,5 fois le salaire médian et à 7,5 fois le SMIC.

À l'intérieur de ce groupe, qui comprend environ 160.000 salariés, il existe de fortes disparités salariales. Ainsi le Top 0,1% reçoit plus de 22.860 euros chaque mois, les 1.000 salariés les mieux rémunérés 89.530 euros, et les 100 salariés les mieux rémunérés plus de 280.580 euros. À l'heure où le confinement a mis en avant les salaires des personnes en première ligne pendant la pandémie, cette enquête risque d'alimenter des débats houleux sur les inégalités de revenus non seulement entre les entreprises mais également au sein des entreprises elles-mêmes.

>Lire aussi : Le coronavirus aggrave les inégalités au travail

Les directions d'entreprise en tête des salaires

Le travail de l'organisme de statistique indique que les salariés qui assurent des fonctions de direction (présidents, directeurs généraux, gérants) et cadres d'état-major dans les entreprises de plus de 500 salariés ne représentent que 2% des salariés du privé mais concentrent une grande partie des hautes rémunérations. Ils représentent ainsi 45% du Top 1.000.

Le second groupe identifié dans l'étude rassemble cadres à haute responsabilité et expertise. "Il comprend des cadres administratifs et commerciaux, des cadres comptables et financiers ainsi que des ingénieurs et cadres techniques. Il représente 16% des salariés du privé et une part prépondérante (58%) du Top 1%", indique le document.

Le troisième groupe comporte les cadres du secteur bancaire et des marchés financiers, tels les gérants de portefeuille ou les traders. "Ces salariés, peu nombreux parmi l'ensemble des salariés du privé (1%), sont particulièrement concentrés dans les plus hautes rémunérations : 7% du Top 1% et 11% du Top 1.000". Enfin, quelques sportifs professionnels, qui sont très faiblement représentés, sont parmi les mieux payés. Ils font partie des 11% du Top 1.000.

Paris concentre les plus hauts salaires

Sans surprise, la capitale française concentre les plus hautes rémunérations. La présence de nombreux sièges sociaux et de directions d'entreprise dans le département des Hauts-de-Seine peut également expliquer cette surreprésentation en Île-de-France.  "Ainsi, un quart du Top 1% travaille à Paris et un autre quart dans les Hauts-de-Seine, où se situe le quartier d'affaires de La Défense. Plus le salaire s'élève, plus cette surreprésentation géographique s'accentue : dans le Top 1.000, la moitié travaille à Paris et un quart dans les Hauts-de-Seine", notent les auteurs de l'étude. En dehors de la région francilienne, les plus hauts salaires se retrouvent souvent dans les départements où une grande métropole est implantée, comme Lyon, Marseille ou Lille.

> Lire aussi : L'Ile-de-France concentre plus de 40% des ménages à très haut revenu

92% des salariés du Top 1.000 sont des hommes

L'examen des hauts salaires en France met en avant les profondes inégalités économiques entre les hommes et les femmes, même au sein de ce groupe relativement restreint. D'après les données collectées par les statisticiens, "les femmes représentent 42% des salariés du secteur privé, mais leur part diminue quand les revenus s'élèvent : 18% du Top 1% et seulement 9% du Top 1.000 (contre 92% pour les hommes)"En outre, de telles différences au sommet de l'échelle des salaires contribuent à accroître les écarts dans la population active française. "En moyenne, en 2017, dans le privé, les femmes gagnent 16,8% de moins que les hommes, mais hors Top 1%, l'écart tombe à 12,4 %."

> Lire aussi : Les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes s'aggravent avec l'ancienneté

Les très hauts salaires, grands gagnants

La part de la masse salariale captée par les 0,1% n'a jamais été aussi élevée en 2016 et 2017 (2,3%) sur les cinquante dernières années. Pour le Top 1% (hors Top 0,1%), cette part s'élève à 5,8% en 2017, un niveau inédit depuis 1989. Enfin, le Top 1%, le pourcentage de la masse salariale perçue s'élevait à 8%, un niveau record depuis 1971.

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a écrit le 06/06/2020 à 0:30 :
Voilà une fois de plus un article bien Français. Il n'y a que dans ce pays que l'on voit ce type de sujet et comme toujours en mettant en pâture le secteur privé.
Je finirai par être convaincu que ce pays est peuplé de gens envieux et médiocres.
Pourquoi vous ne faites jamais la somme de toutes les dépenses de salaire cumulés, de primes, d'indemnités spéciales, des dépenses sociales, des retraites cumulées payées, charges de la fonction, etc.. de tous les fonctionnaires en France en y incluant les élus, les députés, les sénateurs, actifs et retraités, tous les charges des ex présidents, etc..Ayez le courage de le faire, de le publier. Nous parlerons alors d'objectivité.
Réponse de le 07/06/2020 à 19:22 :
On met dans cet article seulement les grands patrons en petite pâture. On omet de préciser qu'en plus de leur salaires démesuré, ils bénéficient aussi d'avantages que la standardiste au Smic n'a pas droit comme voiture de fonction tout frais payé, participation et intéressement bien supérieur...
a écrit le 04/06/2020 à 18:45 :
Voilà un article qui a plus pour rôle de chercher la division... en cherchant de soit disant profiteurs cela afin de cacher les véritables coupables a dénoncer!
a écrit le 04/06/2020 à 17:43 :
Chez Orange les salaires sont minables sauf celui de Richard 2millions payés par le contribuable. Mais pour se prélasser dans son jet privé et parler occasionnellement dans un micro aux soirées de l’ambassadeur Pdg du cac 40 c’est bien payé
Mais inutile par rapport aux manutentionnaires de la distribution qui ont ravitaillé les supermarchés pendant le confinement
Réponse de le 07/06/2020 à 19:24 :
Après deux mois à l'arrêt les entreprises coupables ont besoins de redémarrer. Les ouvriers sous payés restent coupable de leur sort car ils sont au travail... Pourquoi n'ont ils pas refuser sauf si augmentations substantielles? Si ils attendent une négociation par les syndicats, c'est mort ils bossent pour les patrons.
a écrit le 04/06/2020 à 13:24 :
Pour moi dans mon entourage: Pharmaciens et restaurateurs. Beaucoup, circulent en voiture de luxe de sport ou voir voiture de collection.
a écrit le 04/06/2020 à 13:21 :
Les fonctionnaires sont ils comptabilisés dans ces chiffres ????
a écrit le 04/06/2020 à 12:17 :
Si l'on gagne moitié moins dans le sud de la France, on a un reste à vivre supérieur. Loyer moins cher, coût de chauffage moins important.Coût de la vie globalement moins cher. La valeur absolue du salaire est à relativiser.
a écrit le 04/06/2020 à 11:48 :
un des secteurs ou le gagne le plus :la finance,et c'est pourtant elle à l'origine de la crise de 2008 puis indirectement celle du covid par la mondialisation des biens et des personnes.Il y aurait pas comme un probleme?
a écrit le 04/06/2020 à 2:42 :
L'on ne sait si vous parlez du net ou du brut et le salaire c'est l'annuel divisé par 12 ou hors primes ? Comment a ete fait votre calcul ?
a écrit le 03/06/2020 à 21:35 :
Parler d'argent aigrit, les mecs. Arrêtez... c'est un sujet dé-ses-pé-rant.
Pemmore> Les nénettes du building d'en face> Quel immeuble SVP ?
a écrit le 03/06/2020 à 20:54 :
La notion de juste rémunération est difficile à cerner. Déja il faut faire le distingo entre rémunération et richesse.Une richesse basée sur la propriété d'un outil de travail béné ficiant à un grand nombre est utile. Personnellement je préfèrerais que Bezos, Musk , Zukerberg et autres soit Francais Une juste rémunération au plan collectif doit tenir compte de la difficulté, de de la rareté, du talent , du service rendu ,de la responsabilité ...Aprés au plan individuel le prix que l'on est pret à payer dépend de la situation .Quand on a mal aux dents un dentiste a beaucoup de valeur " mon royaume pour un cheval"Le role de la société est de pratiquer les arbitrages pour respecter aux mieux ces differents criteres limiter les rentes de situation et conserver son dynamisme dans un monde ouvert.
a écrit le 03/06/2020 à 20:10 :
J'étais technicien, ingé trop en retard sur la technologie d'après mon goût, j'ai pas cherché, ils doivent être heureux les ingés à Paris, compter les mouches, regarder les nénettes du building d'en face.
Tout de même une entreprise qui délègue ses ingénieurs dans un coin ou toutes les usines ont été fermées, risque pas de s'enrichir ni de créer de richesses.
a écrit le 03/06/2020 à 18:18 :
Cette étude est intéressante mais laisse de coté le fait qu'à partir d'un certain niveau de fortune, la richesse des particulier ne passe plus par le salaire et donc que l'on passe à coté du sujet.

Pour faire gros, ceux qui gagnent plus de 10 000€ net non seulement n'ont rapidement plus de charges locatives à payer, mais en plus multiplient rapidement leur revenus en percevant des loyers.

Ceux qui gagnent plus de 50 000€ placent leur revenus en actions (dont les revenus sont peu imposés par rapport au revenus salariaux). Les maisons, ils ont déjà...
Réponse de le 03/06/2020 à 19:52 :
Oui et non. Acheter aujourd hui a paris c est l assurance de faire une moins value a terme (faut pas croire que l immobilier va monter ad vitam eternam). Pour le reste, l article oublie surtout un detail: les plus gros revenus ne sont pas salarié mais entrepreneurs. Ca peut etre justifie dans ceratians cas (ex Niel qui a cree son entreprise de 0) ou pas (Nono Lagardere a herite de la sienne a a reussi a la couler mais ca l empeche pas de toucher le jack pot tous les mois avec sa commandite)
Réponse de le 04/06/2020 à 11:38 :
De particulier à particulier (PAP) auprès des personnes qui passent des annonces pour trouver un locataire dresse le portrait de cette France des «propriétaires-bailleurs». Ils possèdent 6,3 millions de logements locatifs, selon le rapport de la Commission des comptes du logement. Ce qui fait d’eux des acteurs incontournables des politiques menées en la matière : plus d’un cinquième de la population (22,7% des ménages, soit 14,4 millions d’habitants) loge dans leur parc immobilier.En croisant une multitude de données, les chiffres officiels estiment à 2,8 millions le nombre de particuliers bailleurs privés. Selon l’enquête de PAP, la moitié d’entre eux sont de «petits propriétaires» : 30% ne possèdent qu’un seul bien, et 25% en ont deux. Les autres (45%) sont à la tête d’un patrimoine immobilier locatif qui commence à être significatif : 29% des personnes ayant répondu à l’enquête déclarent posséder entre trois et cinq logements, 10,5% disent en détenir entre cinq et dix, et 5,5% affirment avoir plus de dix appartements ou maisons. Cette France des bailleurs privés offre un visage très contrasté : contrairement aux dires des agents immobiliers, elle n’est pas constituée majoritairement de retraités ou de petits salariés pour lesquels le loyer est un revenu d’appoint.L’enquête de PAP montre que ce patrimoine de 6,3 millions de logements locatifs privés est détenu très majoritairement par les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées. Parmi les bailleurs, 32,7% sont des cadres du privé, 12,06% des cadres du public, 9,01% exercent une profession libérale, et 5,94% sont des chefs d’entreprise. Les cadres sont surreprésentés : l’Insee évalue à 17,6% leur proportion dans la population, mais ils sont presque 45% parmi les propriétaires, selon l’étude. A l’inverse, on ne compte que 13,4% de bailleurs parmi les ouvriers et les employés, alors que ces deux catégories représentent près de la moitié (49,5%) de la population.
a écrit le 03/06/2020 à 16:34 :
Oui effectivement c'est normal qu'ils gagnent autant les 0,1% les mieux payés. On a pu constater pendant l'acmé de la pandémie de COVID 19 que leur profession était indispensable au fonctionnement de la Nation, voire cruciale, aux cotés des autres premiers de corvée, personnels soignants, éboueurs, caissières, femmes de ménage etc...
a écrit le 03/06/2020 à 16:14 :
Si dans cette étude il manque les professions libérales, il manque également la haute fonction publique, et sans d’autres d’autres professions aussi......
a écrit le 03/06/2020 à 16:07 :
Selon moi, ces chiffres traduisent surtout le fait que notre pays ne produit pas assez de richesses.

Si c'était le cas, on aurait plus de personnes gagnant plus de 8000€/mois.
Créer de la richesse, ça veut dire plus de société hightech, plus de projets de pointe (ex : ordinateur quantique, robotique, nanosciences, etc.), une plus grande part d'emplois hautement qualifiés dans le pays, et donc de plus haut salaires, et donc une conso plus grande, etc. (Cercle vertueux).
La France a inventé l'automobile, la machine à vapeur, l'aviation et le cinéma au 19e siècle. Depuis, aucune révolution majeure n'est malheureusement sortie de chez nous, aucun équivalent de Google n'a émergé en France, la révolution numérique de ce siècle a avant tout été au profit surtout de sociétés US ou chinoises.

Dans le discours médiatique mainstream, on a malheureusement l'impression que l'idéal rêvé et suggéré serait d'avoir un pays avec 100% de smicards faisant un travail basique et à faible valeur ajoutée (cad que n'importe qui peut faire sans compétence particulière).
Il serait intéressant d'avoir le nb de smicards en France d'ailleurs.
A mon sens, un projet global devrait justement être d'arriver à emmener une plus grande partie de la population vers de hautes qualifications. Les gens qualifiés ont appris à apprendre et à prendre confiance dans leurs capacités, ce qui les rends résilients et confiants quand un changement se produit et qu'ils doivent travailler dans un autre domaine, ce qui n'est pas le cas des postes peu qualifiés malheureusement (ouvriers, etc.)
Par ex, comme vous pouvez le constater, on ne parle jamais de la fermeture d'un centre R&D dans les medias, on ne parle que des fermetures d'usines.

Bref, passons d'un pays majoritairement d'ouvriers peu qualifiés à un pays d'ingénieurs, scientifiques de toutes discipline hautement qualifiés !
Ce serait un beau projet collectif!
Réponse de le 03/06/2020 à 20:14 :
"Bref, passons d'un pays majoritairement d'ouvriers peu qualifiés à un pays d'ingénieurs, scientifiques de toutes discipline hautement qualifiés !" quand ceux-ci seront payés aux salaires dont vous rêvez, faites moi signe....Dans notre pays, les catégories que vous citez sont très très loin des salaires mirobolants dont on parle. Intéressez vous à ce que gagne un ingénieur ou un chercheur vous comprendrez que lorsqu'on est doté d'un cerveau et du niveau d'éducation adéquat l'étranger vous tend les bras et que votre intérêt n'est pas de rester dans le domaine technique. Nombre de professions qui ne produisent rien mais jouissent de rente de situation sont éminemment plus rémunératrices. Ca s'appelle le mal français....
Réponse de le 03/06/2020 à 23:13 :
Tout à fait vrai. Malheureusement on a quand même eu un candidat à l'élection présidentiel qui a proposé de taxer les robots.... Ça donne pas envie de créer une entreprise high tech en france
Réponse de le 03/06/2020 à 23:18 :
Tout à fait vrai. Malheureusement on a quand même eu un candidat à l'élection présidentiel qui a proposé de taxer les robots.... Ça donne pas envie de créer une entreprise high tech en france
Réponse de le 04/06/2020 à 1:00 :
Je suis d'accord avec vous concernant les rémunérations actuelles des ingé et scientifiques, et ça fait partie effectivement partie des axes de travail si on veut réussir à diriger les meilleurs talents et un maximum de personnes vers ces métiers créateurs de valeur pour tout le pays.
Cependant, j'ai l'impression que cela s'améliore : par ex, les ingé en cybersécurité ou en deep learning sont très demandés et se monnayent chers!

Un rêve serait de voir la France faire émerger des leaders mondiaux de l'ordinateur quantique, de la thérapie génique, de la captation de CO2, etc. et mieux faire vivre tous ses habitants en leur proposant des métiers passionnants. Par exemple, on pourrait imaginer confier les taches intéressantes aux humains, et les tâches à faible valeur (nettoyage, transport de marchandises, etc.) aux robots.

D'ailleurs, de mon expérience perso (je travaille dans la tech), les métiers très techniques et les thèses scientifiques (PhD) n'attirent pas énormément les Français "natifs" (en raison effectivement des salaires supposés faibles par rapport à d'autres métiers comme l'audit, la banque/assurance, etc.). Du coup, ces métiers techniques sont souvent réalisés par des immigrés très qualifiés et venant surtout d'Afrique francophone. On peut ainsi remarquer qu'une partie non négligeable de la valeur ajoutée crée en France (dans l'aéronautique, l'informatique, le pharmaceutique, l'automobile, etc.) provient de cerveaux venant d'Afrique. C'est une facette de l'immigration dont les médias ne parlent jamais malheureusement, préférant n'évoquer ce sujet que lors des faits divers de délinquance...
Réponse de le 04/06/2020 à 20:03 :
"les ingé en cybersécurité ou en deep learning sont très demandés et se monnayent chers!" Il y a des effets de mode dans la profession et bien souvent les recruteurs sont totalement incapables d'évaluer la valeur d'un candidat. L'IA est très fashion ces temps-ci et savoir utiliser tensorflow ou un autre framework en employant des termes de geek suffit à convaincre le RH que l'oiseau mérite le prix. C'est souvent à mourir de rire si ce n'était aussi démotivant pour les rameurs de fond qui eux font avancer la barque. Il ne faut pas trop s'étonner, dès lors, si les rameurs rament moins ou cherchent un autre embarquement.
Réponse de le 04/06/2020 à 23:36 :
Ingénieur technique dans le privé... probablement l'un des plus mauvais choix de carrière possible en France (et je sais très bien de quoi je parle). Etudes longues - donc retraite pas avant 67 ou 68 ans, pour les chanceux qui arrivent jusque là -, arides, difficiles, sélectives; possibilités de carrières fortement contrariées par l'hallucinante désindustrialisation de la France (part de l’industrie dans le PIB passée de 20% à 10% en 25 ans); horaires de travail de travail à rallonge (merci à Mme Aubry et aux socialistes pour l'invention du forfait sans référence horaire) minimum 50H hebdo; énorme pression au travail en raison de la concurrence internationale acharnée; salaires nets ridicules rapporté au volume et à l'expertise du travail (la France et l'un des pays européen qui rémunère le moins moins ses techniciens et scientifiques): comparables à ceux d'un prof de collège de milieu de carrière, mais sans la garantie de l'emploi ni la retraite généreuse; métiers scientifiques et techniques totalement déconsidérés dans l'opinion publique (un conseil: si vous êtes ingénieur, cachez le absolument en soirée, restez évasif et dites plutôt que vous travaillez dans l’administration ou dans le milieu de la culture); fins de carrières problématiques (chômage après 55 ans); etc etc. Bref: diplôme d'ingénieur OK à la rigueur, mais uniquement si d'une école classée dans le groupe 1 (X - Mines - Ponts - Centrale etc) et à condition de bifurquer très vite (2 ou 3 ans maxi après le diplôme) vers la finance, le management ou le commerce; sinon s'expatrier impérativement. Rappelez-vous: on n'a qu'une vie, les erreurs coûtent cher.
Réponse de le 05/06/2020 à 9:55 :
Totalement d'accord avec votre analyse si on rapporte le salaire à la difficulté du job. Pour ceux qui ne sont pas du domaine, en Europe, la France paye très mal ses ingénieurs avec un forte concurrence en la matière (si l'on peut dire) de l'Italie et de l'Espagne. L'Allemagne paye infiniment mieux. La France réussit l'exploit de mal payer et de fortement taxer ce qui est un élément aggravant. Nous sommes passés de la situation ou ingénieur était un titre respecté à celle où celui qui en dispose passe pour un gentil neuneu qui n'a rien compris. Ce qui au fond est sans doute vrai.
a écrit le 03/06/2020 à 15:54 :
avec 8000 euros par mois avant impots a paris, vous pouvez vous acheter moins de 1m2, voire 0.5 si c'est pas trop mal situe
comparez ca avec un ex president qui ne gagne presque rien ' tellement il a hone de sa pauvrete' comme disait moscovici et vit a thulle... il peut acheter combien de m2 tous les mois?
reste 100 personnes qui gagnent plus de 3 millions par an! whaou, une guerre civile a la francaise pour 100 gars sur 65 millions, ca en dit long sur la mentalite du francais
maintenant publiez les salaires du public y compris les indemnites non imposables dont se gavent certains sur le dos de la bete, et reintegrez y les impots, ca permettra de comparer, va y avoir des surprises
Réponse de le 03/06/2020 à 16:47 :
churchill: il faut comprendre que les hauts cadres des banques, multinationales et finances sont fréquemment des hauts fonctionnaires navigant entre public et privé en fonction des opportunités, et des retours d'ascenseur. On en retrouve beaucoup dans le gouvernement actuel. Des apparatchiks en somme dont le système soviétique n'aurait rien eu à envier.
a écrit le 03/06/2020 à 14:47 :
Pour etre complet il faut integrer les professions libérales et notament le secteur medical qui pour ce qui concerne les médecins spécialistes qui ont des revenus exorbitants sans pour autant concourir à la richesse nationale alors qu'ils sont en quelque sorte payés par l'impot (la cotisation sécu est obligatoire).Ils privatisent à leur bénéfice l'hopital public et pratiquent pour nombre d'entre eux des dépassements d'honoraires souvent au black.Faite le calcul et vous verrez qu'un ophtalmo rentre facilement 40 000€/mois
Réponse de le 03/06/2020 à 15:01 :
A peine le montant de certains footballeur gagnant ça par jour ou par heure pour certains, c'est vraiment peu par mois après plus de 10 ans d'études et de sacrifices et ensuite à sauver et soigner les autres ….
Réponse de le 03/06/2020 à 18:08 :
Sans oublier les primes ,pas besoin de segur pour eux

Avril 2019
Les médecins vont se partager 282 millions d’euros de primes.
Ils sont récompensés pour leurs bonnes pratiques. Dans le cadre de la rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp), plus de 61.000 praticiens se verront gratifier d’une prime de 4.705 euros en moyenne, comme le rappelle France 5. Pour obtenir cet avantage distribué par l’Assurance maladie, ces médecins ont faiblement prescrit des antibiotiques à leurs patients. Ils ont aussi augmenté leurs prescriptions de médicaments génériques et effectuer des actes de prévention (vaccinations, dépistages de cancer…).

Mise en place en 2012, la Rosp incite les médecins à effectuer plus d’actes de prévention, susceptibles d’anticiper des lourds problèmes de santé chez les patients. Et les bons comportements s’améliorent ! L’an dernier, ils étaient 52.939 médecins à bénéficier de la Rosp, contre 55.102 praticiens cette année. La prime a également augmenté d’environ 10% par rapport à 2017. Si les généralistes sont les plus gratifiés, certains spécialistes tirent leur épingle du jeu. C’est le cas des cardiologues, dont les 4.326 bénéficiaires se partageront une somme de 9,3 millions d’euros. Plus de 2.000 gastro-entérologues sont aussi éligibles cette année à la Rosp.Le barème de ce dispositif, jugé trop sévère, a été remodelé en 2017. « Les résultats de la Rosp sont à nouveau bien orientés cette année, avec une rémunération en hausse pour les médecins », a détaillé Nicolas Revel, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie.
Réponse de le 03/06/2020 à 20:26 :
Dans mon propos je ne parle pas des généralistes mais des spécialistes .Rien ne justifie un tel niveau de revenus et de telles pratiques.En soignant ils font le metier qu'ils ont choisi.Il y a d'autres metiers tout aussi utiles qui necessitent également 10 ans d'études du meme niveau dans la filiere technique et sont trés loin de ces rémunérations.De plus ils ne contribuent pas à créer de la richesse comme peut le faire un ingenieur ou un chercheur.Un conducteur de centrale nucléaire a largement autant de responssabilités par exemple.
a écrit le 03/06/2020 à 14:43 :
Encore un article destiné à leurrer les français en occultant la principale inégalité qui est celle entre les salariés du secteur public et ceux du secteur privé. Le public est mieux payé, bénéficie d'un privilège extraordinaire: la garantie de l'emploi à vie. Quant aux salariés les mieux payés, regardez du côté des hauts fonctionnaires de Bercy, de la Cour des comptes, de la caisse des dépôts, de la Banque de France etc. Croyez-moi ça dépasse souvent les 200000 euros... Et c'est sans compter les avantages et multiples privilèges. Et là c'est nous qui payons avec nos impôts alors que ceux du privé je peux me passer de leurs services...
Réponse de le 03/06/2020 à 15:57 :
chaque fois que je propose de reduire les inegalites en france en reduisant le salaire des fonctionnaires rentiers qui gagnent en moyenne 10% de plus que dans le prive ( et on ne parle pas de la retraite basee sur les 6 derniers mois, hein), je me fais traiter de nazi ultra-neo-ultra par le bon peuple des baveux bienpensants..........ben oui, ils ne parlent pas des inegalites dont ils beneficient, ils parlent des autres inegalites, celles qui sont injustes!
Réponse de le 03/06/2020 à 18:22 :
"la principale inégalité qui est celle entre les salariés du secteur public et ceux du secteur privé".

Tout dépend la catégorie du fonctionnaire (A, B et C) ,le A étant la mieux lotie ,elle correspond aux fonctions de conception et de direction. Le recrutement se situe au niveau bac + 3 (licence), à l’exception de certains cadres d’emplois qui exigent des diplômes supérieurs.
puis B qui correspond à des fonctions d’application. Peuvent y accéder les candidats titulaires d’un diplôme allant du baccalauréat à un niveau bac + 2.et C ,la catégorie C correspond aux fonctions d’exécution, nécessitant, pour certains métiers, des qualifications professionnelles spécialisées de type BEP/ CAP. Les agents de catégorie C constituent la grande majorité des effectifs de la fonction publique territoriale (75,6 %), la moitié des agents de la fonction publiques hospitalière (48 %). Donc des inégalités énorme aussi dans le public comme le privé entre cadre et non-cadre ,même principe.
a écrit le 03/06/2020 à 14:17 :
Si ces gens respectent la loi, ne font pas d'optimisation ou d'évasion fiscale, paient leurs impôts en France, je ne vois pas le où est le problème.
Il y a certainement plus à "gratter" du côté de la finance, de l'actionnariat où les circuits sont plus complexes et les sommes incommensurablement plus importantes.
Enfin, pour éviter le retour de l'ISF monter le taux marginal d'imposition à 90%.
a écrit le 03/06/2020 à 13:40 :
certes ce sont des rémunérations importantes, quoique.....mais bossent,; décident, ne comptent pas leurs heures, à côté de cela il y a des gens qui ont deux jambes pas de cerveau payés à pousser une balle, ou envoyer au panier, ou mettre la petite balle dans le petit trou mais avec des revenus bien plus importants. Don moralité préférable de s'appeler mbapé que patron d'une PME/PMI.
a écrit le 03/06/2020 à 13:38 :
Vous parlez en salaire net lissé sur 12 mois et vous ne tenez pas compte des avantages en nature (voiture + Tél + Ordinateur...).
a écrit le 03/06/2020 à 13:19 :
Et tous les hauts fonctionaires dont des centaines n'ont pas d' affectation ! A bas les statuts . Tous égaux .
a écrit le 03/06/2020 à 13:10 :
Situation globalement très égalitaire. Il suffit de gagner 8680 euros par mois pour rentrer dans le 1% des mieux payés! Seulement au niveau des 100 salariés les mieux rémunérés nous avons des chiffres assez déraisonnables (plus de 280.580 euros).
La France est déjà suffisamment égalitaire, beaucoup plus que d'autres pays et plus d'égalitarisme ne ferait que pénaliser tout le monde en faisant délocaliser les sièges sociaux.
a écrit le 03/06/2020 à 12:52 :
Et ce sont les mêmes qui demandent aux salariés à 1500€ de faire des efforts en diminuant leur salaire ,de perdre le 13eme mois etc...
a écrit le 03/06/2020 à 12:02 :
Vous oubliez les professions protégées :
- orthodontiste (60,000€ par mois)
- greffier tribunal de commerce (40,000€ par mois)
- notaire parisien (100,000€ par mois)

=> Ces professions ne tiennent que par une legislation abérrante (numerus clausus pour orthondiste, charge pour greffier et notaire). A quand une vraie liberalisation ?
a écrit le 03/06/2020 à 11:37 :
Qu'un bon salarié gagne bien voir très bien sa vie c'est logique, qu'une brêle incompétente soit payé pareil parce que placé là par papa est inacceptable mais hélas la règle en oligarchie en déclin.

On tourne encore autour du pot.

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