Retraites : le gouvernement face au casse-tête des inégalités

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(Crédits : GONZALO FUENTES)
Une enquête du Centre d'études de l'emploi et du travail (CEET) rattaché au CNAM montre que l'individualisation des parcours promue par la réforme des retraites risque de renforcer les inégalités au moment de la retraite.

Alors que les débats parlementaires s'enlisent à l'Assemblée nationale, un collectif d'économistes rattaché au Centre d'études de l'emploi et du travail (CEET) vient de rendre publique une étude éclairante sur les possibles répercussions de la réforme des retraites. Le gouvernement a promis un système universel par points destiné à remplacer le système actuel jugé "peu lisible, inégalitaire et dont l'avenir pose question" d'après l'étude d'impact qui accompagne le projet de loi. "Chaque euro cotisé [ouvre] les mêmes droits, quel que soit le statut du travailleur et dès la première heure travaillée"a promis l'exécutif.

En outre, cette universalité reposerait sur le calcul du montant de la pension étendu à l'ensemble de la vie active et non plus sur les 25 dernières années pour les carrières du privé. Pour l'équipe de chercheurs, ce principe d'équité est loin d'être assuré. Si de nombreuses incertitudes persistent notamment sur le calcul du point et le coût de la réforme, les éléments présentés dans l'épaisse étude d'impact et le projet de loi laissent les économistes perplexes.

"Loin de se caractériser par un principe d'"universalité", le nouveau mode de calcul alimente in fine une logique d'individualisation des politiques sociales : en effet, il repose sur l'idée que la pension doit refléter au plus près les contributions individuelles tout au long de la carrière, au risque de reproduire de fait les inégalités socioprofessionnelles qui structurent le marché du travail".

Un risque de reproduction des inégalités

Dans leurs travaux, les économistes expliquent que les travailleurs précaires devraient être particulièrement touchés par la réforme. Les chômeurs, les personnes en reconversion ou sur des périodes de transition, pourraient être confrontés à une diminution de leurs pensions. "Certaines dispositions qui permettaient de valider des trimestres pendant les périodes d'inscription comme demandeur.ses d'emploi sont supprimées et le revenu sur lequel sont assises les cotisations retraite n'est plus l'ancien salaire - qui servait de base au calcul de l'allocation chômage - mais le montant de l'indemnisation ou de l'allocation perçue pendant les périodes de chômage (réduite à zéro pour les chômeur.ses de longue durée)" soulignent les auteurs. Le futur système actuellement débattu à l'assemblée pourrait donc pénaliser les profils les plus fragiles, or une récente enquête de l'Insee montre que le système actuel des retraites limite la pauvreté des nouveaux retraités et tend à réduire les écarts de niveau de vie.

> Lire aussi : Les retraités moins touchés par la pauvreté que le reste de la population

Un risque de fracture entre les générations

Les jeunes actifs ont été en première ligne lors de la grande crise de 2008 et la crise des dettes souveraines de la zone euro. Selon de récents chiffres de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans au sens du BIT s'élevait à 20,8% en 2018 contre 9,1% pour toutes les autres catégories. Les jeunes les moins qualifiés ou déscolarisés très tôt sont particulièrement concernés par ce phénomène de chômage de masse. Chez les plus diplômés, l'insertion professionnelle s'est également durcie avec un accès à un emploi stable qui prend plus de temps.

Selon une bulletin de recherche du Cereq publié à l'automne 2019, 87% des titulaires d'un master 2 obtenu en 2010 étaient en emploi stable 7 ans après la fin de leurs études contre 93% de la génération 98. En moyenne, "7 ans après la sortie du système scolaire, seule la moitié de la génération 2010 occupe une situation professionnelle stable, contre deux tiers de la génération 1998, rendant le cumul des points incertain de plus en plus longtemps"expliquent les économistes du CEET. La multiplication des contrats courts lors des premières embauches ces dernières années risque de pénaliser les générations les plus récentes dans le contexte de la nouvelle réforme.

> Lire aussi : Emploi : une insertion plus chaotique pour des jeunes plus diplômés

La pénibilité, grande source d'inquiétude

Le sujet de la pénibilité est au centre des inquiétudes. Outre les écarts d'espérance de vie entre les différentes professions, les chercheurs indiquent que la réforme devrait prolonger les effets de la loi travail de 2016, qui a exclu quatre des dix critères de pénibilité fixés par une loi de 2010. Il s'agit de l'exposition aux agents chimiques dangereux, aux postures pénibles, aux manutentions de charges lourdes et aux vibrations mécaniques. L'exposition aux risques est loin de concerner toutes les catégories socioprofessionnelles. Ces risques se concentrent avant tout sur les ouvriers. "[Ils] représentent environ 20% de la population active On peut considérer que le futur système de retraite ne prendra que très partiellement en compte la pénibilité, et donc les enjeux de santé publique et d'égalité sociale qui lui sont liées : les ouvrier.e.s ont une espérance de vie en bonne santé inférieure de 10 ans à celle des cadres supérieurs. Ainsi, l'argument de l'« universalité » s'en trouve affaibli" résument les auteurs.  De son côté, l'étude d'impact du gouvernement prévoit une extension du compte professionnel de prévention aux fonctionnaires et aux salariés des régimes spéciaux. "Ce sont 200.000 personnes supplémentaires qui pourront bénéficier de points dans le C2P" soulignent les auteurs de l'étude. Si la CFDT a souligné que c'était "une avancée", le recul de l'âge de départ à la retraite pour certaines professions pourrait accroître certaines disparités.

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a écrit le 29/02/2020 à 12:19 :
Cet anéantissement des retraites, signé Macron, Blackrock, cfdt est mortifère pour tous les Français qui doivent travailler pour vivre .
a écrit le 29/02/2020 à 0:37 :
Le casse tête vient du fait que le problème est mal posé : on veut résoudre avec le même outil deux problèmes dont les logiques sont très différentes :
1/ assurer à tout contribuable un même socle minimum de revenu (qui appelle une solidarité instantanée de tous envers tous, et où chacun reçoit la même chose que les autres, indépendamment de l'impôt qu'il a apporté pour le financer),

2/ assurer à tout retraité le maintien de son niveau de vie d'activité (qui appelle une capitalisation de droits, financée par une épargne obligatoire et où chacun reçoit in fine la stricte contrepartie de ce qu'il a apporté).

Le climat de confusion vient du fait que chacun raisonne, selon les moments, tantôt dans une logique, tantôt dans l'autre. Et cela qui conduit à une "solidarité à l'envers" où de jeunes pauvres sont appelés à cotiser à perte, pour garantir un meilleur niveau de retraite à des vieux plus riches qu'eux.

=> Traitons ces deux problèmes indépendants dans deux dispositifs bien séparés, et déjà le débat sera plus clair.
a écrit le 27/02/2020 à 20:50 :
Le gouvernement est aussi en face du casse tête .. qu est son arrogance qui agace les Francais au plus haut point .. et de ce fait rends plus trop crédible toute ses initiatives..
Réponse de le 29/02/2020 à 13:19 :
Macron ministre avait déjà perdu toute crédibilité avec la loi travail... C'est juste les français qui ont voté pour lui qui devraient se remettre en cause !!!
a écrit le 27/02/2020 à 18:53 :
Bon, sachant qu'il ne maîtrise pas la méta structure, qu'il fonctionne exactement comme le produit finalement de ce que nous avons financé, ancien du parti socialiste, après la dérive identitaire, voici la dérive absolutiste.

Ce qui pose problème pour moi dans cette situation, c'est l'appropriation des moyens de l'état pour faire vivre des entités économiques, qui n'ont que le C.A ou le R.O.Y que vision du vivre ensemble.

Entendons nous bien sur les mots. Dans la mesure ou l'état central regroupe les capitaux pour financer des opérations économiques, disons que financer les entreprises plus que les citoyens porte ces fruits.

Les pauvres voient leurs revenus a moins 250 euros la ou les 1% ou plutôt les 10% en fait voient leurs revenus augmenté de 2500 euros.

Donc pouvoir cotiser dans ces conditions devient difficile. Comme nous savoir que l'Italie est entré en récession, la politique des avoirs est de fait le plus important pour l'orientation des finances.

Et vous n'avez sans doute pas manqué de comprendre que la vie n'est pas un long fleuve tranquille!

Le virus que nous avons n'était pas anticipable, mais maintenant il est la.

Et si la seule façon de comprendre que l'économie est un grand tout, vérifions donc la politique du monsieur dans ces conséquences ne serait ce qu'a partir d'avril!
a écrit le 27/02/2020 à 17:44 :
Ce n' est pas Jupiter mais Napoléon...Il avance à marche forcée , 22 ans d'inaction de ses prédécesseurs pas de temps à perdre , d' ailleurs pourquoi le 49.3 n' a toujours pas été utilisé . Pour son deuxième mandat , il ne restera plus que le mammouth à dégraisser.
En 2027 son successeur pourra se tourner les pouces .
Réponse de le 28/02/2020 à 12:51 :
Napoléon a fini ses jours sur une île lugubre et glaciale... seule consolation.

La France a pleuré plus de 500 000 morts, dont la plupart des jeunes hommes en bonne santé. Sans compter les autres pays (environ 2 millions morts ).

Napoléon a reçu une république autonome doté d"une constitution moderne, qu'il a défiguré et amené la restauration de la monarchie dans un pays dominé par l'étranger.
a écrit le 27/02/2020 à 17:44 :
pour qu'elle raison la macronie refuse la création d'entreprise
exp Soissons ou la députe la rem et les élus du même bord fond des pétitions pour
refuser la création d'une entreprise et surtout des emplois
a écrit le 27/02/2020 à 17:22 :
C'est une loi mal ficelé a souhait, pour que chacun trouve ses avantages immédiats sans approfondir "quoi que ce soit" et que tous y perdent au final en pensant que c'est la faute des autres! Toujours ce principe de diviser pour mieux manipuler en ne paraissant pas dans la boucle!
Tout doit être vite ficelé pour que personne n'est le temps de s'en apercevoir!
a écrit le 27/02/2020 à 16:31 :
Et comment concilier retraites et voeux des français quand deux Français sur trois pour l’organisation d’un référendum ?
Deux Français sur trois (67 %) sont favorables à l’organisation d’un référendum sur la réforme des retraites, et une majorité rejetterait un système par points, selon un sondage IFOP publié jeudi. Un tiers des personnes interrogées (32 %) se disent « tout à fait favorables » à un référendum, et 35 % « plutôt favorables ». À l’inverse, 33 % n’y sont pas favorables, selon cette enquête pour l’Humanité et la Marseillaise.
Source : le Figaro (13 février)
Certes, les Français aimeraient que soit organisé un référendum. Mais comment concilier cette soif de démocratie avec la dictature européenne, qui impose cette ..réforme par l’intermédiaire des GOPÉ -Garandes Orientations de Politiques Européennes- et l' article 121 du TFUE quand la presse mainstream nous bassine avec une prétendue initiative Macron ..?
Réponse de le 27/02/2020 à 20:21 :
La pratique référendaire me parait détestable car elle vise à donner une réponse binaire à des questions complexes, si bien que les électeurs répondent souvent à côté de la réponse posée... si ce n'est pour sanctionner l'exécutif en place. Les français feraient bien mieux de voter plus intelligemment aux législatives (déjà même de voter) pour qu'elles ne soient pas une simple question subsidiaire de la présidentielle. On n'en serait pas là si les législatives n'avaient pas accouché d'une chambre où les députés LREM ont été désignés sur casting et souvent peu expérimentés, et si Macron avait été obligé de se constituer une majorité de coalition sur la base d'un programme négocié entre les partis coalisés.
a écrit le 27/02/2020 à 13:06 :
Evidemment, tout dépend de la définition que l'on donne à égalité. Dans notre devise, rappelons que cela signifie simplement (et rien de plus) égalité devant la Loi. Et devant la bronca de certains de nos compatriotes, on se prend à rêver que l'Etat (la Nation puisque ce sont les citoyens qui paient) n'assure qu'un strict minimum vital (85% du smic?) et cesse de vouloir s'occuper du reste qui n'a pas un caractère social (est-ce le rôle de l'état de gérer les compléments de revenus au-dessus d'un plafond permettant de vivre?). La stricte égalité serait alors assurée, le soin aux plus faibles, et la responsabilisation de nos concitoyens aussi..
a écrit le 27/02/2020 à 13:01 :
FINI LA PROMOTION :

-En commençant bas et en finissant haut, les 25 meilleures années étant abolies,

les méritants, sont ainsi pénalisés : les 1000 à 1500 eur des premières années feront dégringoler la retraite.

-Pour une " bonne retraite " il va falloir débuter avec un haut salaire
a écrit le 27/02/2020 à 12:54 :
Nous sommes un pays bien curieux. Nous sommes capables de lister comme dans cet article toutes les inégalités de la vie, mais au lieu de les régler à la source, nous demandons au seul système de retraite de réduire ces inégalités qui ont été accumulées durant toute la vie, ce qui vous l'admettrez n'est pas très cartésien. Le système de retraite ne reflète que le bilan de toute la vie active et c'est un peu hypocrite de penser à corriger à ce moment là les inégalités que l'on a couvert d'un voile tout le long de la vie. Et voilà comment, nous devenons friands d'usine à gaz tellement complexe que nul n'est capable d'en faire une simulation scientifique pour en connaître la viabilité et le coût. Le système de retraite n'est que le constat des inégalités passées et non la cause.
Réponse de le 27/02/2020 à 13:31 :
Bonjour,
d'accord avec vous pour lutter contre les mécanismes qui créent l'inégalité (il faut commencer avant même la première scolarisation). Mais cela ne se fera pas en jouant sur un seul levier, ni en 1 an....
donc en attendant, NE DETRUISONS PAS les mécanismes, tel notre système actuel de retraite, qui permettent de limiter les inégalités en fin de vie!
Un simple amendement au système existant serait infiniment plus profitable à tous, que la réforme que le gouvernement veut imposer et qui ne sert qu'à individualiser et passer rapidement à un régime par capitalisation (pour ceux qui le pourront il est vrai).
Réponse de le 27/02/2020 à 14:17 :
c 'est le prix de la flexibilité selon les progressiste.....prime d activité pour les bas salaires.... je ne parle même pas des temps partiels.....demain on en sera au revenu universel......pour que les salaires soient encore plus... "compétitifs"...et on demandera au système de retraite, payé par ceux qui ont la chance d avoir un job..... de régler le problème du minimum vieillesse qui a de forte chance d être la norme....

le coronavirus..... symptôme de plus dans le désordre mondial.....serait il l occasion d une remise en cause du modèle de développement des 50 dernières années...

pas certain...... ce qui est certain c 'est que le corps médical et paramédial fuit l hopital.... que la sncf peine a recruter... idem pour les transports parisiens...que nombre d emplois ne trouvent pas preneurs avec 6 millions de personnes plus ou moins en recherche d emploi.... et que ça... ça devrait quand même permettre de s interroger
je ne parle même pas du commerce mondial dont le ralentissement n est que accélérer par la croise sanitaire......
mais no soucis.... la 5 G et les nouvelles techno vont nous sortir de la..... fantasme absolu
a écrit le 27/02/2020 à 12:00 :
Les LREM s'en tapent de ces rapports successifs défavorables à leur réforme ,ils doivent appliquer la directive européenne ,point.Le but est juste de liquider le système actuel pour mettre en place des fonds de pension.N'oublions qu'il s'agit d'une bourgeoisie au pouvoir en ce moment et franchement vous croyez un instant que l'histoire de la pénibilité des ouvriers les intéresse ,que nenni.
a écrit le 27/02/2020 à 11:40 :
Il est bien évident que montant total des pensions de retraite versées à un moment donné ne peut être supérieur aux cotisations collectées au même moment. C'est le principe de la retraite par répartition. Il y a en premier lieu un minimum vieillesse décent à verser à tout vieux à partir d'un âge déterniné pour chacun en fonction de son état valide. Le minimum viellesse est un droit fondamental : il n'y a pas lieu de l'incorporer au système à points. Ceci dit, le système à point est évidemment destiné par essence à prolonger les inégalités salariales sur les pensions de retraite. En 1945, on aurait dit que la retraite doit permettre à un salarié de finir sa vie au niveau qu'il a acquis grâce à l'ascenseur social, jusqu'à un certain point .....qui est de 12000 euros par mois, salaire moyen des hauts fonctionnaires dans le projet en discussion. Mais dans ce projet, le niveau de vie de la retraite est divisé par 2 en moyenne sauf pour une liste très longue de privilégiés (30000 amendements).
a écrit le 27/02/2020 à 10:18 :
Comme notre Président le veut, j'ai investi en bourse pour ma retraite. Quelle chance que j'ai aujourd’hui de partir à la retraite avec ce placement fétiche. Le coronavirus 19 ne m'a jamais autant rapporté. Depuis le 21/02/2020 le CAC 40 a chuté de 525 Points. Pas belle la vie monsieur le Président!
Réponse de le 27/02/2020 à 11:01 :
La bourse est un investissement de long terme. Sur un an il a pris près de 1000 points... avant de connaitre la petite rechute connue. Sur le long terme on est toujours gagnant. Un € investi en épargne retraite basée sur la bourse en 1982 permet de servir 21€ de retraite aujourd'hui alors qu'un € cotisé en répartition à la même date permet de servir à peine plus de 2€ de retraite aujourd'hui....
Réponse de le 27/02/2020 à 20:44 :
A Bruno
Oui sur le tres tres long terme
Quand tu a pris le 11/09 tu viens juste de t en remettre .. et tu prends un coup de Sras puis de subprime etc etc.. le long terme .. bof
a écrit le 27/02/2020 à 10:05 :
il faut reduire les inegalites en obligeant les agents de la sncf a partir a 65 ans a la retraite comme tout le monde ( et pas a 30 ans comme c'est souhaite)
il faut reduire les inegalites en proposant une retraite des fonctionnaires bases sur les 30 meilleures annees, et pas sur les 3 derniers mois
mais bon, ces inegalites la, bizarrement, personne n'en parle
Réponse de le 27/02/2020 à 11:37 :
le moins que l'on puisse dire c'est que vous ne maitrisez pas le sujet !!!
a écrit le 27/02/2020 à 10:03 :
Puisqu'on vous dit sur c'est une mauvaise réforme !
Il faut avoir un égo surdimensionné pour penser qu'au bout de 3 ans d'un mandat où on a été élu par défaut avec moins de 25% de "croyants" on a acquis l'expérience pour repenser un système de retraite vieux de 55 ans, peaufiné au fil des ans et qui, sans être parfait a eu le mérite de donner une retraite à tout le monde.
La "RetraiteLreM", c'est l'universalité tirée vers le bas. D'ailleurs, pourquoi réformer si ce n'est pour faire des économies en vertu de la logique néolibérale ?
Parce que ces économies n'iront dans les poches des plus riches.
Toutes les dispositions de cette réforme vont dans ce sens.
a écrit le 27/02/2020 à 9:35 :
Quand on va enfin voir le gain d'environ 30% pour les hauts fonctionnaires et certains catégories A, les français comprendront la perversité de l'intégration des primes pour la retraite des fonctionnaires.
Réponse de le 27/02/2020 à 11:09 :
L'anomalie était que la rémunération des hauts fonctionnaires est excessivement constituée de primes et non de salaire de base.
a écrit le 27/02/2020 à 9:22 :
Encore et toujours, cette obsession des inégalités en France. Rappelons que les inégalités ont toujours existé, et ne choquaient personne quand le niveau de vie général était bon. La pauvreté s'installe ? C'est la faute aux inégalités ! On n'ira pas loin, avec de tels raisonnements.
Réponse de le 27/02/2020 à 11:11 :
La seule égalité légitime est l'égalité des chances. Les inégalités économiques sont parfaitement légitimes et indispensables à l'efficacité économique.
a écrit le 27/02/2020 à 8:56 :
Il me semble nécessaire de se remettre à l'ouvrage pour une affaire qui touche tant de personnes de toutes conditions.. Une idée (et je sors) plafonner les retraites par répartition à 4000 euros par foyer fiscal. En outre, l'absence de perspectives de notre jeunesse coincée entre des P'tits boulots et des loyers qui explosent n'est pas tenable.
a écrit le 27/02/2020 à 8:27 :
"les ouvrier.e.s ont une espérance de vie en bonne santé inférieure de 10 ans à celle des cadres supérieurs"

Et ce n'est pas parce qu'ils ne font que boire et fumer comme l'a dit un énième inculte des LREM hein...

Mais je vous dis la grande qualité des LREM c'est d'exprimer tout haut ce que tous les autres politiciens pensaient tout bas. Autant de sincérité au final est une forme de respect même si involontaire visiblement.
Réponse de le 27/02/2020 à 11:33 :
Quel mépris !!.....
Réponse de le 27/02/2020 à 18:22 :
@ Multipseudos:

Quel mépris envers qui ???

Envers la classe politique dans son ensemble ? Plus du dégoût que du mépris...

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