Retraites : 113 milliards d'euros de déficit ? Les partenaires sociaux s'affrontent sur les chiffres

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La CGT a menacé mercredi de claquer la porte de la conférence de financement.
La CGT a menacé mercredi de claquer la porte de la conférence de financement. (Crédits : Gonzalo Fuentes)
Les syndicats tentent de maintenir la flamme avec cette 10e journée de mobilisation. Pendant ce temps, chaque camp affirme ses positions dans la conférence de financement des retraites dans une ambiance très tendue : les partenaires sociaux ne sont pas du tout d'accord sur le chiffre avancé du déficit cumulé entre 2018 et 2030 qui pourrait atteindre 113 milliards d'euros. La CGT a menacé mercredi de claquer la porte.

Les syndicats opposés à la réforme des retraites organisent jeudi une 10e journée interprofessionnelle de manifestations, espérant maintenir la mobilisation en cette période de vacances scolaires, alors que le projet poursuit son examen chahuté à l'Assemblée nationale.

"Il n'y a pas de baroud d'honneur, on ne baissera pas les bras parce que nous sommes convaincus de la justesse de notre analyse, du danger que représente ce projet pour les décennies à venir", a insisté Yves Veyrier, le secrétaire général de FO.

À ses côtés, la CGT, Solidaires, la FSU, de même que les organisations de jeunesse (Fidl, MNL, UNL) et étudiante (Unef), qui mènent la fronde depuis le 5 décembre.

Lire aussi : « Le projet de Macron est de casser la retraite par répartition » François Hommeril (CFE-CGC)

M. Veyrier a toutefois reconnu que mobiliser était "plus difficile" après deux mois et demi de manifestations. Une nouvelle réunion intersyndicale est programmée en fin de journée pour décider de la suite du mouvement.

Évoquant "une journée importante" alors que "le débat parlementaire débute, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez veut croire jeudi, dans l'Humanité, que "l'ouverture de la phase parlementaire ne signifie pas que le mouvement social a passé le relai". Dans le même journal, son homologue à la FSU, majoritaire chez les enseignants, Benoît Teste, estime à propos des députés qu'il faut "maintenir la pression pour les faire douter de voter ce texte à trous insincère".

Lire aussi : Réforme des retraites: Woerth (LR) fustige un texte "d'une complexité inouïe" et "non financé"

Réunion sur le 2e volet (financement et gouvernance du système)

Des manifestations sont donc organisées partout en France. À Paris, le cortège  partira de Montparnasse à 13H30 en direction de la place d'Italie.

Pendant ce temps, chaque camp affirme ses positions dans la conférence de financement des retraites. Initialement proposée par la CFDT, elle a commencé à se réunir mardi et doit fournir fin avril des propositions pour ramener à l'équilibre le système de retraite en 2027. Une des raisons des crispations s'explique par le cadre contraint imposé par le gouvernement qui a interdit hausse des cotisations sociales ou baisse des pensions.

Pomme de discorde : le montant du déficit évoqué dans les documents envoyés cette semaine par les animateurs de la conférence, selon lesquels, si rien n'est fait, le déficit cumulé entre 2018 et 2030 pourrait atteindre 113 milliards d'euros. La CGT a menacé mercredi de claquer la porte.

Lire aussi : Réforme des retraites: combien d'argent manque-t-il ?

Une nouvelle réunion doit se tenir dans la matinée jeudi portant sur le deuxième volet de la conférence: le financement et la gouvernance du système à long terme.

Les syndicats opposés à la réforme travaillent à une "contre-conférence" avec notamment Solidaires et la FSU qui n'ont pas été conviés à celle organisée par le gouvernement.

Lire aussi : Réforme des retraites: le PCF va déposer sa propre réforme à l'Assemblée nationale

Un déficit cumulé de 113 milliards d'euros ?

Les yeux rivés sur le déficit cumulé de 113 milliards d'euros, Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, a réaffirmé qu'il était favorable à "des mesures de redressement" et à un retour du système à l'équilibre en 2027, l'âge pivot - en dessous duquel on ne peut pas partir avec une retraite complète - étant "la bonne mesure".

Lire aussi : Depuis 1990, les réformes des retraites ont assuré l'équilibre du système selon l'Ined

À l'Assemblée nationale où les députés doivent éplucher quelque 41.000 amendements, les discussions ont démarré lundi dans l'hémicycle, dans une ambiance électrique et, dès mercredi, l'examen a viré au blocage.

Lire aussi : Retraites : l'ombre du 49-3 plane sur les débats à l'Assemblée

Si les opposants misent sur les manifestations jeudi, côté grève, le temps est en revanche à l'accalmie.

Mobilisation en recul

Dans les transports, la RATP table sur un trafic "normal", avec "des perturbations sur le RER B" sur la partie SNCF au nord de la ligne. A la SNCF, "il n'y aura quasiment aucun impact hormis en région Auvergne-Rhône-Alpes, où on comptera deux trains sur cinq entre Montluçon et Clermont", a indiqué la direction de la SNCF à l'AFP.

Lors de la 9e journée de mobilisation, le 6 février, le ministère de l'Intérieur avait compté 121.000 personnes dans toute la France, dont 15.000 à Paris, une participation en hausse par rapport à la journée de mobilisation précédente, le 30 janvier (108.000 en France et 13.000 à Paris).

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POUR ALLER PLUS LOIN

Lire aussi : Piketty: "Tant qu'il n'y aura pas plus de justice fiscale, ce gouvernement aura du mal à réformer"

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Commentaires
a écrit le 21/02/2020 à 12:03 :
Réforme des retraites : le flou autour de la valeur du point inquiète l’opposition

C’est l’une des questions les plus anxiogènes du futur régime universel de retraite : quelle sera la valeur du point ? Alors que la commission spéciale sur le projet de loi des retraites s’est terminée sans pouvoir examiner les quelque 22 000 amendements déposés par l’opposition, les débats ont révélé un certain flou autour de la valeur du point.

Source : France info (12 février)

François Asselineau avait donc raison dans son analyse : passer à un système par points permettra de limiter la somme d’argent nécessaire aux retraites, au-dessous d’un certain plafond. Comme c’est le cas avec le point d’indice des fonctionnaires, gelé depuis trop d’années, c’est un moyen sournois qui accentuera la paupérisation des retraités.
La Revue de presse Upr..
a écrit le 21/02/2020 à 11:54 :
113 milliards de déficit ?
Encore plus important que le déficit de l’UE réuni à cause du Brexit ( 75 milliards )

Pas réjouissant tout ça
Réponse de le 21/02/2020 à 13:01 :
113 milliards cumulés sur 12 années.
C'est un chiffre très prospectif qui selon le COR pourrait être divisé par deux si l'état assumait réellement et totalement ses responsabilités d'employeur.
Réponse de le 21/02/2020 à 14:52 :
...les naifs ont le droit de croire n'importe quel chiffre ça ne mange pas de pain !
Par contre ça explique la médiocrité de nos politiques après le passage dans les urnes .......
a écrit le 21/02/2020 à 11:22 :
Une mesure toute simple:demander a l'état de verser a la sécu les cotisations des fonctionnaires.Il n'y aurait plus de déficit de la sécu .

L'état ne fait qu'ouvrir des droits a la retraite pour la fonction publique,sans verser de cotisation.
Réponse de le 21/02/2020 à 12:02 :
Vous n' avez pas lu Romaric GODIN "comment l' état à creusé le trou
de la sécu" , dommage ..
Réponse de le 21/02/2020 à 15:05 :
Ce sont les » hauts salaires «  le problème pas les gens qui bossent au smic au statut fonctionnaires : pour par exemple un brut de 1400 euros l’état paye 626,50 aux caisses sociales et 853 euros au salarié .( e emplettes pour un salarié .e)
Je pense qu’il ne faut pas écrire des «  choses imprécises et fausses ».
a écrit le 20/02/2020 à 21:38 :
On supprime les cotisations patronales et les cotisations sur les heures sup'(soit disant pour faire plaisir aux gilets jaunes) et on viens nous dire que le système est déficitaire donc, il faut supprimer les plus gros cotiseurs (encore plus) et tout faire peser sur les salariés... Et tout ça dans un contexte ou le nombre de retraités ne fait qu'augmenter de part la démographie et vous savez quoi? on nous dit qu'il faut ramener le taux de cotisation à 15% environ.

Cette réforme est une réforme anti pauvre et anti salarié, donc contre 80% de la population...
a écrit le 20/02/2020 à 20:43 :
Et pourtant il faut savoir voir la vérité en face. Il a bien raison
a écrit le 20/02/2020 à 18:46 :
Ce qui plombe le déficit des retraites et la dette de notre pays ce sont toujours les mêmes les fonctionnaires et salariés du public en plus de leur faible productivité. Absentéisme culturel, grève en longueur d'année... Alignement d'urgence sur le privé et fin des privilèges non justifiés pour ces nantis !!!!!
Réponse de le 20/02/2020 à 19:13 :
Commentaires sans reflexions qui ne sert personne juste a se soulager.....
a écrit le 20/02/2020 à 15:43 :
Faut taper dans les caisses de la CGT
a écrit le 20/02/2020 à 14:45 :
113 milliards divisé par 12 ans ça donne.... 9 milliards/ ans sur un coût global de 315 milliards/ an.... soit un gros 2.5%
on doit bien trouver ça quelque part sans faire la revolution
en lieu et place, on demande a des députés de voter un blanc seing au gouvenerment sans savoir rien coté financement, encore moins coté valeur du point......qui est parait il le graal de la réforme......
on marche sur la t^te chez en marche....
Réponse de le 20/02/2020 à 17:01 :
Oui, effectivement, il suffit de repousser l'âge de départ de quelques mois... ce que visait précisément le principe de l'âge pivot à 64 ans... qui effectivement dans un pays normal ne provoquerait pas de révolution.
Réponse de le 20/02/2020 à 17:18 :
oui..Mais non,
- la question du déficit, c'est où on trouve les sous
- la question des points (ou pas ) c'est comment on les dépense. Ce n'est pas forcement connecté mécaniquement, c'est d'ailleurs justement le fait de vous traiter les 2 en même temps qui hérisse la CFDT;
Et dans un système par répartition strict, le seul endroit où trouver 9 milliards de plus par an, c'est dans la poche , au sens large, des actifs cotisants ( salariés et employeurs donc)
Si on les prends par l’impôt par exemple, ce n'est plus de la répartition.
C'est quand même l'équivalent 10% des profits du Cac 40 en 2019, 9 milliards, pour donner une idée d"ordre de grandeur. Pour le seul déficit ( pas de nouveaux droit, pensions inchangées...)
Réponse de le 20/02/2020 à 17:30 :
Déficit pas certain, (comment faire confiance à ce président et ce gouv qui mentent sans arrêt) et s'il est confirmé, faible par rapport a la masse globale, aux réserves diverses et très largement provoqué par les mesures d'allegement de ces 10 dernieres années. Cette réforme est une gigantesque escroquerie qui vise à détruire la retraite, pas à la sauver. J'ai fait les deux dernieres manifs et l'essouflement n'est que dans les reves de macron et dans les commentaires des editorialistes des tv des milliardaires.
a écrit le 20/02/2020 à 14:43 :
Le président du groupe LREM Gilles Legendre s'exprimait hier lors débat à l'assemblée Générale, il a vociféré tel un fou furieux, il a perdu ses nerfs, en panne totale d'argument sérieux, conteur d'histoire à dormir debout ...

en même temps

les députés LREM MODEM font la démonstration de ce qu'ils n'aiment pas travailler, ils nous montrent un visage de véritables flemmards invétérés, seuls leurs émolument et leurs faux frais de représentation les intéressent, ils se sont fait élire pour vivre sur le dos des citoyens ...
a écrit le 20/02/2020 à 14:38 :
Le fond de cette réforme incomprise par la CFDT qui s'est fait baladée de long en large réside maintenant d'un affontement discret entre le gourvernement et le patronnat , qui va payer ?
Le but était de faire payer par les caisses de retraites tous les défaut de l'économie sociale , et le patronnant lui de reculer au maxium l'age de liquidation des pensions sachant qu'une bonne partie de ces futurs retraités retraités seront au chome-du plus d'une dizaine d'années aux frais de l'état .
a écrit le 20/02/2020 à 13:40 :
Il y a d autres mesures que reculer l age de depart. on pourrait par exemple mettre a la diete nos boomers retraités. -20 % sur les retraites et plus de retraites superieure a 2000 €. apres tout il n y pas de raison qu eca soit toujours les actifs qui soient mit a contribution. Ceux qui ont vote Mitterrand et chirac et nous laisse un deficit a 100 % du PIB doivent payer une partie de l addition
Réponse de le 20/02/2020 à 14:49 :
c'est des raisonnements de petits bourgeois savez vous qu'une maison de retraite c'est plus de 2000 EUROS EN BONNE SANTE ALORS SI VOUS ETES EN GIR 3ou4 n"en parlons pas Mais ça c"est pas pour vous qui apparemment avait les moyens
a écrit le 20/02/2020 à 13:16 :
Les parlementaires vont-ils garder leur régime spécifique de retraite.?
Pour les salariés et les cadres qui cotisent à l'Agirc/Arcco, il vont -être absorbés par le régime universel. L'état va prendre le 69 milliards de réserves pour payer les déficits à venir du nouveau régime.
Un futur système universel qui à terme ressemblera à notre actuelle sécu, un bidule toujours en déficit. CQFD, les pensions vont baisser et les français partiront plus tard en retraite en particulier les cadres et les salariés qui ont commencé à travailler vers 24 ans après la fin de leurs études.
Réponse de le 20/02/2020 à 17:08 :
ben d'un autre coté, quelqu’un qui commence à travailler à 24 ans aujourd’hui, et qui ne connaîtrait aucune interruption de carrière, n'aura ses 43 annuités qu'à 67 ans avec le système actuel..
Réponse de le 20/02/2020 à 18:36 :
@BA, Le régime spécial des parlementaires est bien supprimé. Merci de se tenir informé et de ne pas entretenir la suspicion systématique envers nos gouvernants. Cette réforme importante mérite qu’on s’y attarde en regardant les choses telles qu’elles sont et sans mauvaise fois.
a écrit le 20/02/2020 à 13:06 :
"l'âge pivot - en dessous duquel on ne peut pas partir avec une retraite complète - étant "la bonne mesure"."

Dire cela sans dire que la pénibilité du travail est indispensable à prendre en compte c'est ne rien dire.

Nos LREM ne connaissent pas la pénibilité du travail, il est obligé de leur expliquer ce que c'est, s'ils ont été mis là c'est du fait de leur profonde naïveté et non d'une connaissance profonde du système, bien au contraire, si on veut avancer il est obligé de les éduquer.
Réponse de le 20/02/2020 à 18:39 :
Ah parce que vous savez donner une définition précise de ce qu’est la pénibilité, de comment on la mesure sur une vie, de comment on la compense de manière juste, pour tout le monde, dans tous types de métiers ? Envoyez tout de suite votreCV au ministère du travail, à la CGT et même au MEDEF, ils n’attendent que vous !
Réponse de le 21/02/2020 à 9:11 :
@ multipseudos: "Envoyez tout de suite votreCV au ministère du travail, à la CGT et même au MEDEF, ils n’attendent que vous ! "

Ben non vu qu'ils ne cherchent pas de solutions à quoi que ce soit ils ne sont lmà que pour imposer des problèmes qu'ils régleront par d'autres problèmes.

Tu comprendras jamais rien toi hein ? Mon pauvre vieux qui adore tellement exposer qu'il comprend rien...

Signalé
a écrit le 20/02/2020 à 13:06 :
le financement est tres simple et ne coutera rien a personne
il suffit de confisquer l'argent des CE; rien que chez edf, y a 500 millions a recuperer tous les ans; en mettant la sncf, la ratp, l'education nationale, total, la secu, etc, y a des dizaines de milliards a recuperer, vu que c'est de l'argent mange sur le dos des travailleurs exploites
apres y a 30 milliards par an dans la formation qui servent a tout sauf a former; il faut nationaliser ces sommes que les ultra neo syndicalistes me volent sur mon dos laborieux, et le tour est joue
et ca ne coutera rien a personne
a écrit le 20/02/2020 à 12:55 :
Le texte de loi sur la retraite universelle à points est présenté à l' assemblée
sans connaitre la valeur du point ni l' indicateur qui permettra de le calculer,
sans connaitre l' âge d' équilibre,
sans savoir comment la réforme sera fiancée et équilibrée financièrement,
sans savoir quels seront les critères de pénibilité,
sans savoir comment seront compensées les pertes pour les fonctionnaires,
sans savoir comment seront compensées les pertes pour les femmes,
sans simulateur individuel,
sans la fin des travaux et la lecture de tous les amendements,

C' est juste énorme, ça n' est plus un chèque en blanc, c'est carrément, on donne les clés de la banque..

Vous reprendrez bien une petite louche de marron ..?
Réponse de le 20/02/2020 à 16:07 :
c 'est aussi ahurissant que ça..... !!!!!!!!!!!
mais ce doit être la pensée complexe du Président.....!!! qui ruisselle sur le gouvernement et les députés....
a écrit le 20/02/2020 à 12:51 :
"les animateurs de la conférence" Jean-Jacques Marette
Ce haut fonctionnaire a été choisi par Édouard Philippe pour animer la «conférence d’équilibre et de financement des retraites», proposée par la CFDT."

Nommé par le 1er ministre. Pour infos, article les echos 1996:

Le bureau du conseil d'administration de l'ARRCO, sous la présidence d'Antoine Faesch, s'est prononcé mercredi en faveur de la nomination à la direction générale de l'ARRCO (retraite complémentaire des salariés) de Jean-Jacques Marette à dater du 1er janvier 1997. La nomination de M. Marette doit encore être ratifiée par le conseil d'administration de l'ARRCO lors de sa réunion le 25 juin prochain. Jean-Jacques Marette, actuellement _ depuis janvier 1994 _ directeur général de l'Association de prévoyance Bayard (groupe d'institutions de retraite et de prévoyance: IREPS, GIRS, Circacic, IREPS prévoyance), doit remplacer l'actuel directeur général, Jean Picot, lors de son départ à la retraite.


Alors si l'on regarde qui anime, en fait les mêmes qui depuis 25 bossent avec les assurances et dans la direction des institutions.

"il fut affecté au ministère de l'Economie et des Finances à la direction des assurances avant d'être nommé, en juillet 1987, chef du bureau de contrôle des affaires internationales à cette même direction. Mis à la disposition de la Commission des Communautés européennes en janvier 1990, il travailla notamment comme expert à la division des assurances de la direction des institutions financières et droit des sociétés. A ce titre, il participa à l'élaboration et à la négociation des troisièmes directives assurances. De septembre 1992 à janvier 1994, il fut directeur technique et gestion à l'AG2R (Association générale de retraite par répartition). " les echos 2016


Il n'est pas animateur, mais responsable depuis plus de 20 ans.. dans le domaine.

Internet a l'avantage de permettre a savoir qui fait quoi, qui est responsable de quoi et si l'on regarde leurs propres chiffres (entre medef, cfdt et état) qui ont le même intérêt semble t'il, ils ont aussi le point commun d'avoir géré depuis plus de 20 ans le système.

Alors ensuite venir expliquer qu'il y a un déficit, vous avez donc l'un des responsable, non ?

Et en plus il prendra de l'oseille pour la pige, trop l'entrisme!
Réponse de le 20/02/2020 à 13:16 :
Comme son nom l'indique, l'assurance vieillesse est une assurance, c'est à dire la prise en charge mutualisée d'un risque. C'est le contraire de la capitalisation qui elle procède d'une démarche individuelle d'épargne. Et que cette assurance soit publique ou privée ne change pas grand chose au problème (même si on peut penser qu'une administration privée de cette assurance pourrait être plus efficace, mais ça ne changerait pas grand chose au final). Que ce soit des spécialistes de l'assurance qui s'en occupent est donc parfaitement logique. Et d'ailleurs il vaudrait bien mieux que la réforme des retraites soit mise au point par des actuaires plutôt que par des politiques ou des syndicalistes.
Réponse de le 21/02/2020 à 10:41 :
Réponse a Bruno,

Il est vrai que si l'on regarde la retraite, nous payons pour les générations passées, du coup la notion d'assurance est de fait relatif.

Car il s'agit a présent des actifs qui paient pour les retraités, un lien intergénérationnel. Du coup lorsque nous cotisons, ce n'est pas pour nous et c'est aussi pourquoi il ne s'agit pas la d'une assurance. Car celle ci s'adresse a l'individu en fonction de sa cotisation. Du coup, il n'y a pas le capital pour les générations précédente.

Nous pourrions dire que c'est un investissement que fait chacun dans l'espérance d'obtenir une pension.

Mais celle ci est aussi dépendante du nombre de cotisants. C'est pourquoi la retraite par point est a mon avis le meilleur moyen effectivement de faire passer un système intergénérationel vers un système économique ou la valorisation du point est celle du capital construit.

Du coup on sort du système d'assurance vieillesse surtout si l'on financiarise l'ensemble de l'économie, puisque de fait le point ne serait plus dépendant de sa cotisation, mais de sa valeur!

Après, dans une démocratie sociale, il y est bien d'avoir une tripartie, autrement dit d'avoir un contrôle d'état, est une participation des corps sociaux. Après que les actuaires en fasse gestion, cela pour moi est en soit une possibilité de le faire vivre.

Mais du fait de la régression permanente sur cette question, (car il est une évidence, c'est que la financiarisation est l'aléas, et non plus le cotisant!

Aucune politique donc avec ou sans politique ne permettra demain de connaître la valeur de sa retraite.

Donc d'un certitude que l'état pour lequel on vote permet, passe a présent en fonction d'aléas économiques mondiaux dont plus personne ne sait ce qui se passera a court terme.

Il est la le problème, la mauvaise gestion qui s'ajoute a l'incertitude des marchés n'a jamais été dans le sens du cotisant!

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