LA TRIBUNE DIMANCHE - À votre arrivée à Bercy, vous avez annoncé votre intention de mieux gérer l'immobilier de l'État. Quels résultats avez-vous obtenus en 2023 ?
THOMAS CAZENAVE - Ma priorité, c'est la sobriété. Nous devons céder des mètres carrés et réduire les dépenses énergétiques dans nos bâtiments. C'est vertueux pour la planète, ça l'est aussi pour les finances publiques. L'an dernier, les résultats ont été remarquables. Nous avons vendu 645 biens pour une valeur de 280 millions d'euros, soit une hausse des recettes de 37 %. Par exemple, l'ancienne école d'architecture de Nanterre [11 millions d'euros], un centre de vacances à Saint-Raphaël [9 millions], un bâtiment du ministère de la Culture à Paris [65 millions]. C'est très encourageant pour la suite.
Le marché de l'immobilier va mal, quels types d'acheteurs avez-vous convaincus ?
Il y a tous les types d'acquéreurs car les biens sont très variés : cela va de la petite parcelle de champ achetée par le voisin à des bâtiments à plus de 10 millions d'euros pris par des investisseurs. La catégorie la plus importante est constituée de collectivités locales, qui exercent leur droit de priorité.
Dans nos colonnes [La Tribune Dimanche du 19 novembre], vous avez fixé l'objectif de réduire de 25% les surfaces occupées par l'administration. Où en êtes-vous ?