Un 1er mai syndical encore sous Covid-19, mais à nouveau dans la rue
Charlotte Hill et Stéphanie Lerouge (AFP)

Les syndicats s'apprêtent à battre le pavé pour le 1er mai, une opération symbolique à un an de l'élection présidentielle.
Reuters
Charlotte Hill et Stéphanie Lerouge (AFP)

Les syndicats s'apprêtent à battre le pavé pour le 1er mai, une opération symbolique à un an de l'élection présidentielle.
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Du muguet et des manifestations: pour la deuxième année consécutive, les syndicats célèbrent samedi la journée internationale des travailleurs à l'aune du Covid-19, mais cette fois la mobilisation sociale reprend des airs classiques dans la rue.
La centrale de Montreuil a appelé, avec FO, la FSU et Solidaires à faire du 1er mai une "journée de mobilisation et de manifestations", "pour l'emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et la paix dans le monde".
La CGT a comptabilisé près de 300 manifestations dans l'Hexagone, notamment à Nantes, Marseille ou encore Lyon. Les autorités s'attendent à environ 100.000 manifestants sur l'ensemble du territoire. En 2019, le ministère de l'Intérieur avait comptabilisé 164.000 manifestants et la CGT 310.000.
A Paris, le cortège partira à 14h de la place de la République en direction de celle de la Nation, à l'appel des quatre organisations syndicales et des mouvements de jeunesse Unef et UNL. Les numéros un de la CGT et de FO défileront côte à côte.
La préfecture de police de Paris a indiqué qu'elle prévoyait un "dispositif adapté" pour parer l'éventuelle "présence d'éléments radicaux", sans préciser le nombre d'agents déployés. "Ce sera un dispositif conséquent", selon une source policière.
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A l'occasion des 150 ans de la Commune de Paris, la gauche radicale sera notamment de la partie, annonçant un cortège "+Commune+ en tête de manif". Des "gilets jaunes" ont aussi prévu de rejoindre la place de la République.
En 2019, Philippe Martinez avait dû quitter le carré de tête, pris dans des affrontements entre la police et des "black blocs".
A un an de l'élection présidentielle, certains responsables politiques de gauche ont aussi annoncé leur présence, à l'instar de Jean-Luc Mélenchon (LFI) à Lille, de Fabien Roussel (PCF) dans la même ville puis à Paris ou encore Olivier Faure (PS) et Julien Bayou (EELV) également dans la capitale.
Certains d'entre eux mettent en avant la contestation de la réforme de l'assurance-chômage qui doit commencer à entrer en vigueur au 1er juillet et est dénoncée unanimement par les cinq grandes centrales syndicales. Le secteur culturel, qui conteste la réforme, devrait d'ailleurs grossir les rangs au départ du théâtre de l'Odéon à midi.
FO entend aussi montrer que "s'il faut monter au créneau contre un retour du dossier des retraites, on y montera". Le syndicat lance la journée à Paris avec un hommage aux combattants de la Commune, devant le mur des Fédérés du Père-Lachaise.
Quasiment au même moment, la CFDT organise de son côté un rassemblement virtuel avec des échanges sur Facebook avec des militants. "Vu les conditions sanitaires, on a fait le choix de faire de façon virtuelle encore cette année" , a expliqué Laurent Berger samedi sur France info, disant assumer ce choix et notant que le 1er mai "ce n'est pas non plus l'alpha et l'oméga de la mobilisation syndicale" "Je crois que le risque sanitaire est toujours réel, donc il faut faire gaffe", a-t-il ajouté tout en assurant ne pas critiquer "le choix des autres".
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Alors qu'Emmanuel Macron a dévoilé jeudi un calendrier du déconfinement "en quatre étapes", qui devrait s'accélérer entre le 19 mai et le 30 juin, la CGT espère que le 1er mai sera le début d'une montée en puissance des mobilisations.
Philippe Martinez prévient déjà que "d'autres journées d'action en mai et juin scanderont ce printemps offensif".
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