Voici le calendrier très serré des réformes à venir

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Le projet de réforme des retraites, qui a écrasé le débat politique ces dernières semaines, sera présenté le 24 janvier en Conseil des ministres.
Le projet de réforme des retraites, qui a écrasé le débat politique ces dernières semaines, sera présenté le 24 janvier en Conseil des ministres. (Crédits : Reuters/Charles Platiau)
Plan de lutte contre l'Islam radical et contre les communautarismes "d'ici mars", réforme de la haute fonction publique "en avril", projet de loi sur la dépendance "à l'été": l'exécutif veut maintenir un rythme de "transformation du pays" soutenu en 2020.

Il est "hors de question de ralentir" dans la "transformation du pays", a déclaré le Premier ministre Édouard Philippe mercredi en détaillant, à l'issue d'un séminaire gouvernemental, le calendrier des principaux chantiers pour les six prochains mois.

Plan de lutte contre l'Islam radical et contre les communautarismes "d'ici mars", réforme de la haute fonction publique "en avril", projet de loi sur la dépendance "à l'été": l'exécutif veut faire avancer ses priorités de 2020 au-delà de la très contestée réforme des retraites qui a écrasé le débat politique ces dernières semaines.

"La vie politique des six prochains mois ne sera pas exclusivement dédiée à la mise en oeuvre du système universel de retraite, a déclaré Édouard Philippe. Le président l'a dit le 31 décembre à l'occasion de ses vœux, il l'a redit à l'occasion de ce séminaire [...] il est hors de question de ralentir. Nous voulons continuer sur la même lancée que celle qui a prévalu depuis le début du quinquennat à transformer le pays."

Janvier

  • Projet de réforme des retraites présenté le 24 en Conseil des ministres, examiné à partir du 17 février par l'Assemblée nationale

Lire aussi : Retraites : le calendrier de la réforme se précise

Février

  • Programmation pluriannuelle de l'énergie et la stratégie nationale bas carbone
  • Conseil de défense écologique "mi-février" dédié à deux sujets: l'exemplarité de l'État (véhicules électriques et hybrides et baisse de la consommation d'énergies fossiles) et l'adaptation au changement climatique (résilience des territoires, gestion des canicules, prévention des inondations...)

Lire aussi : Davos: les chefs d'entreprises sonnent l'alarme face aux risques climatiques

Lire aussi : Allocation adulte handicapé: 67.500 allocataires en couple exclus de la revalorisation

  • Plan de lutte contre l'Islam radical et contre les communautarismes présenté "d'ici mars" par le président de la République

Mars

  • Livre blanc sur la sécurité présenté "mi-mars", pour donner lieu à une loi de programmation qui sera présentée "avant la fin du 1er semestre"

Lire aussi : Souveraineté défense : la France reste tributaire des États-Unis (8/11)

Avant la fin du 1er trimestre

  • "Travaux" sur les 1.000 premiers jours de la vie, pour une politique d'accompagnement des parents et des nouveaux-nés. Mise en place du nouveau service public garantissant le versement des pensions alimentaires.
  • "Plus de 75 territoires auront signé avec l'État un contrat de transition écologique".
  • Projet de loi de programmation sur l'aide publique au développement présenté en Conseil des ministres, de façon à accompagner les États qui sont soumis à ces pressions démographiques et terroristes

Avril

  • La convention citoyenne sur l'écologie présente des "mesures ambitieuses qui montreront que l'on peut réconcilier transition écologique et soutien populaire"

Lire aussi : Climat: Macron prêt à un référendum sur les idées de la Convention citoyenne

  • Présentation de la première stratégie quinquennale de sortie du plastique
  • Décret d'application de la loi d'orientation sur les mobilités: mise en place des zones à faibles émissions pour lutter contre la pollution dans les grandes agglomérations
  • Étude avec chaque établissement des modalités concrètes de reprise de 10 milliards d'euros de dette des hôpitaux
  • Réforme de la haute fonction publique fin avril après la remise "dans les prochaines semaines" du rapport Thiriez

Juin

  • Accueil à Marseille du congrès mondial de la nature qui permettra de "préparer les décisions" de la COP 15 sur la biodiversité qui aura lieu en décembre en Chine

Deuxième trimestre

  • Loi de programmation pour la recherche présentée en Conseil des ministres après le dépôt "très prochainement" d'un projet au Conseil économique, social et environnemental (Cese)
  • Présentation du pacte productif annoncé par Emmanuel Macron à la sortie du grand débat national et qui vise à "poursuivre la transformation économique du pays à l'horizon 2025"

Été

  • Projet de loi sur la dépendance après des concertations au 2e trimestre

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Commentaires
a écrit le 17/01/2020 à 6:41 :
les election arrive la LREM ne represente que 6 millions electeur sur 47 mais a la majorite a assemblee nationnale chercher erreur de la democratie francaise
Réponse de le 17/01/2020 à 11:06 :
Je comprend qu'en 2017 on ait pu voter Macron contre Lepen au second tour mais les français n'étaient pas obligé de lui donner une majorité écrasante à l'assemblée, via des candidats dont a plupart étaient, soit de parfaits inconnus soit des opportunistes renégats du PS ou de l'UMP.

Si Macron n'avait pas bénéficié de cette majorité écrasante de godillots on n'en serait pas à 2 années de contestation ouverte sur des projets néo-libéraux et de démolition de la démocratie sous couvert de "progressisme".

Et l'espère
a écrit le 16/01/2020 à 14:50 :
Pendant ce temps :


C’est un sévère rappel à l’ordre. La chambre régionale des comptes (CRC) de Normandie vient de publier un rapport au vitriol sur une association présidée par Édouard Philippe jusqu’en 2017. Selon le document, rendu public le 14 janvier et relayé dans Le Monde du 16 janvier, la gestion de l’agence de développement économique Le Havre Développement (LHD) pour les exercices 2013 à 2017 fait apparaître de multiples défaillances.

En 2017, alors qu’Édouard Philippe était nommé à Matignon et laissait son poste de président à son successeur, Luc Lemonnier, l’association disposait d’un financement de 1,2 million d’euros, assuré à 98% par des fonds publics. Premier problème relevé par la CRC : le conseil d’administration de l’association est identique à la composition de l’assemblée générale. Une confusion qui rend, selon le rapport, "difficile l’identification des attributions et compétences respectives de deux instances".Par ailleurs, selon les statuts de l’association, le président est le seul à pouvoir signer les contrats, engager et régler les dépenses. Or, dans la pratique, il a délégué la quasi-totalité de ses pouvoirs au directeur général, sans qu’aucune disposition statutaire ne le prévoie, détaille Le Monde. "Ce cumul conduit à concentrer dans les mains du directeur général les fonctions d’ordonnateur et de payeur, en contradiction avec le principe de séparation des tâches", relève le rapport de la CRC.Côté financement, la CRC note qu’en 2014 et 2016, la communauté d’agglomération havraise (Codah) a alloué deux subventions à l’association pour financer des prestations externes. Un dispositif qui peut être considéré comme "un moyen de contourner les règles de la commande publique" et qui "contrevient aux dispositions de la loi", détaille la Chambre régionale des comptes. Tout en notant que l’association "méconnaît la réglementation relative à la commande publique", elle relève que "les dépenses ne sont pas rattachées aux actions mises en œuvre" et invite l’agence de développement "à améliorer la cohérence et la lisibilité de son activité".
Alors que Le Havre Développement a vu son périmètre se réduire au fil des années, la Chambre régionale des comptes pose également la question du maintien de l’agence de développement et invite ses membres à "s’interroger sur sa raison d’être".
a écrit le 16/01/2020 à 13:15 :
Rien que le titre de l'article fait peur : on se demande quelle c...rie coutant cher, ne servant à rien et emmerdant tout le monde ce Gouvernement va encore nous pondre !!
a écrit le 16/01/2020 à 12:19 :
Bravo, il faut continuer les réformes même impopulaire, il faut continuer a faire baisser le chomage a moins de 5 %, tout le monde au boulot !
a écrit le 16/01/2020 à 11:16 :
On vivait mieux sans eux! Dehors LREM!
a écrit le 16/01/2020 à 11:01 :
Et pour aller plus loin, fin 2022 debut 2023, reforme des retraites revenant sur la reforme macron des retraites
a écrit le 16/01/2020 à 10:43 :
"transformation du pays"

Pourquoi les LREM veulent à tout prix mettre les RN au pouvoir en 2022 svp ? Parce que faire des citoyens français des esclaves des marchés financiers sera toujours refusé, nous sommes paramétrés à obéir mais pas dans n'importe quel but !
Réponse de le 16/01/2020 à 12:06 :
Vous m'otez les mots de la bouche.

A force d'obliger les gens à accepter les réformes, les français vont élire Mme Le Pen en 2022 car finalement, elle représente une alternative "douce" à Macron et une alternative crédible par rapport aux autres partis.

Pauvre France.
Réponse de le 16/01/2020 à 13:24 :
C'est déjà dans la tête des gens. Espérons que ce parti se réveille enfin en arrête de penser à prendre le fric et en commençant à se préoccuper enfin des gens plutôt qu'en les trompant !

Ils ont juste un peu plus de deux ans pour se préparer et vu d'où ils partent ben ça va pas être simple hein ! ^^

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