Après le Covid, la City de Londres va convertir des bureaux en logements
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
HENRY NICHOLLS
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
HENRY NICHOLLS
Déserté en raison de l'essor du télétravail pendant la crise sanitaire, le quartier des affaires londonien de la City a annoncé mardi vouloir convertir des bureaux laissés vacants afin de créer 1.500 nouveaux logements d'ici 2030.
Une petite révolution pour ce quartier business qui comptait, en 2019, plus de 24.000 entreprises, à 99% des PME ou TPE, et où la moitié des emplois se trouvent dans des entreprises de plus de 250 salariés, selon les chiffres de City of London.
Cette mesure fait partie d'un plan d'action plus large dévoilé dans un communiqué et censé permettre à la célèbre City de s'adapter à la nouvelle donne économique et sociale post-pandémie.
Au total, 542.000 personnes y travaillent, soit 10% du total de la population salariée du « Grand Londres », selon City of London.
Quartier autrefois bouillonnant et symbole du puissant secteur de la finance, il a été en grande partie vidé de ses travailleurs et ces derniers ne reviennent que très lentement, faisant craindre des effets de long terme sur son attractivité.
D'autant que la City se compose d'une population très diplômée, à 72%, selon City of London, et donc, potentiellement, avec un fort pouvoir d'achat.
À lire également
Son plan d'action, publié avec l'aide du cabinet Oliver Wyman, prévoit de travailler avec des promoteurs immobiliers afin de créer de nouveaux bâtiments à faible empreinte carbone, ou d'en rénover d'autres.
L'objectif, outre de créer des logements, sera de proposer des espaces d'accueil pour le commerce, la culture ou les jeunes entreprises.
"L'espoir est à l'horizon alors que notre économie commence à rouvrir et ramène un semblant de normalité dans la vie de la City", déclare William Russell, Lord-maire de la City.
La City, qui compte peu d'habitants, entend également trouver les moyens de donner une vie au quartier durant les week-ends et en soirée.
Elle pourrait par exemple décider d'interdire l'accès aux véhicules les samedis et dimanches pendant l'été, ou de lancer des événements culturels de nuit.
latribune.fr