Tensions autour du pétrole l’Essequibo : le Venezuela envoie des milliers de soldats à la frontière du Guyana
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Venezuela: maduro se dit pret a discuter avec l'opposition en aout
Manaure Quintero
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Venezuela: maduro se dit pret a discuter avec l'opposition en aout
Manaure Quintero
La crise entre le Venezuela et le Guyana repart de plus belle. En réponse à la décision de Londres d'envoyer, le 24 décembre, un navire de patrouille militaire en soutien au Guyana, le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné jeudi à 5.600 de ses soldats de participer à des manoeuvres militaires de nature « défensive ».
Face à l'accusation de Caracas d'une provocation de Londres, un porte-parole du gouvernement britannique a répondu dans la nuit de jeudi à vendredi. « Les actions entreprises par le Venezuela contre le Guyana sont injustifiées et devraient cesser (...) Nous travaillons avec nos partenaires dans la région pour éviter une escalade et continuons à suivre la situation de près », a-t-il affirmé.
De son côté, Georgetown, la capitale du Guyana, a aussi cherché à calmer le jeu. « Nous n'avons aucun plan pour prendre des mesures offensives contre le Venezuela (...) Nous n'avons pas l'intention d'envahir le Venezuela. Le président Maduro le sait et ne doit pas s'inquiéter », a assuré jeudi soir le vice-président du Guyana, Bharrat Jagdeo. Lors d'une conférence de presse, ce dernier a précisé que l'arrivée d'un patrouilleur britannique dans les eaux du Guyana entrait dans le cadre « d'exercices de routine planifiés depuis longtemps ».
A l'origine de ce bras de fer géopolitique : le contrôle de l'Essequibo, une région riche en pétrole.
uelque 125.000 personnes soit un cinquième de la population du Guyana vivent dans l'Essequibo, qui couvre les deux tiers de la superficie du pays.
Avec de nouvelles découvertes en octobre, le Guyana, 800.000 habitants, possède désormais les réserves par habitant les plus élevées au monde, estimées à 11 milliards de barils, soit un niveau similaire à celui du Koweit. Mais Caracas estime que l'opération pétrolière se déroule dans des eaux disputées et accuse le président guyanien Irfaan Ali d'être un « esclave » d'ExxonMobil.Et la tension était montée d'un cran après le référendum vénézuélien du 3 décembre qui a approuvé la création d'une province contrôlée par Caracas dans l'Essequibo. Le pays avait alors revendiqué son droit sur la région, soutenant que le fleuve Essequibo devait être la frontière naturelle, comme en 1777 à l'époque de l'empire espagnol. Le président vénézuélien Nicolas Maduro avait alors ordonné à la compagnie pétrolière publique PDVSA d'octroyer des licences d'exploitation de pétrole, de gaz et de minerais dans la zone contestée. Il a proposé de donner aux entreprises travaillant avec le Guyana un délai de trois mois pour se retirer de la zone et négocier avec le Venezuela
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différend est porté devant la Cour internationale de justice (CIJ), la plus haute juridiction de l'ONU. Problème, le Venezuela ne reconnaît pas cette juridiction.
Le 15 décembre, néanmoins, le président guyanien Irfaan Ali et le président vénézuélien Nicolas Maduro se sont rencontrés lors d'un sommet qui a contribué à faire baisser la pression mais n'a pas résolu le différend, les deux pays campant sur leurs positions. Le Guyana veut ainsi continuer la procédure en cours devant la CIJ. Avant la lecture de la déclaration mi-décembre, le président Irfaan Ali, qui a parlé aux journalistes, a réaffirmé « la défense de notre intégrité territoriale et de notre souveraineté ».
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«
Le Guyana n'est pas l'agresseur, le Guyana ne cherche pas la guerre, mais le Guyana se réserve le droit de travailler avec tous ses partenaires pour assurer la défense de notre pays», a-t-il aussi revendiqué, alors que Caracas a accusé à maintes reprises le Guyana d'être aux ordres des Etats-Unis, ennemis du Venezuela. Le secrétaire d'État américain Antony Blinken
avait, de son côté, réaffirmé mi-décembre la position des Etats-Unis, selon laquelle, «
la frontière terrestre entre le Venezuela et le Guyana doit être respectée à moins que - ou jusqu'à ce que - les parties parviennent à un nouvel accord - ou qu'un organe juridique compétent en décide autrement».
(Avec AFP)
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