Climat : grâce à la ratification indienne, l’Accord de Paris près de pouvoir entrer en vigueur

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L'Inde a ratifié l'Accord de Paris ce 2 octobre 2016
L'Inde a ratifié l'Accord de Paris ce 2 octobre 2016 (Crédits : Reuters)
Comme annoncé, en ce jour anniversaire de la mort du Mahatma Ghandi, l’Inde a ratifié l’accord issu de la COP 21, portant à 51,89% le total des émissions couvertes par les pays ayant ratifié l’accord. Le seuil de 55% doit être atteint pour qu’il puisse entrer en vigueur.

Comme elle l'avait fait pour le dépôt de son INDC (contribution nationale aux réductions de gaz à effet de serre en amont de la COP 21) en 2015, l'Inde a symboliquement choisi le jour anniversaire de la mort du Mahatma Ghandi pour ratifier l'Accord de Paris. En apportant sa part de 4,10% des émissions mondiales, le troisième plus gros émetteur au monde fait grimper à 51,89% le total des émissions couvertes par les pays ratificateurs. Ce seuil doit atteindre 55% pour que l'Accord (destiné à remplacer le Protocole de Kyoto à partir de 2020). Le nombre de pays ayant ratifié s'élève désormais à 62, supérieur au second plancher, qui exige un minimum de 55 pays.

La ratification de l'UE, un tour de passe-passe juridique

La ratification indienne intervient deux jours après que l'Union européenne a elle aussi ratifié l'Accord, grâce à un tour de passe-passe juridique évitant d'atteindre pour ce faire la ratification de chacun des Etats membres. A ce jour, six d'entre eux seulement (Allemagne, Autriche, France, Hongrie, Malte, Slovaquie) ont achevé leur processus de ratification. Le Portugal et la Grèce doivent le faire d'ici au 7 octobre.

Les ministres de l'environnement des Vingt-Huit, convoqués en conseil extraordinaire vendredi matin, se sont en effet entendus sur une procédure de ratification accélérée, qui doit encore être validée par un vote du Parlement européen, mardi 4 octobre.

Un délai de trente jours étant nécessaire entre le dépôt des instruments de ratification auprès de l'Organisation des Nations unies et leur entrée en vigueur, l'Europe doit donc ratifier avant le 7 octobre pour que la certitude d'une entrée en vigueur soit acquise avant le début de la COP 22, le 7 novembre prochain à Marrakech. Ségolène Royale, présidente de la COP21 jusqu'au passage de relais avec le Maroc en charge de la COP 22, n'a pas ménagé sa peine pour obtenir ce résultat.

L'Alliance solaire sur les rails

Ce dimanche, elle a tenu à saluer la décision indienne, et à cette occasion que les statuts de l'Alliance solaire étaient prêts et qu'elle les signerait dans les prochains jours. Cette coalition, lancée conjointement par François Hollande et le Premier ministre indien Narendra Modi lors de la COP 21, a pour objectif de généraliser le déploiement de l'énergie solaire dans les zones à fort ensoleillement situées entre les tropiques du Capricorne et du Cancer.

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Commentaires
a écrit le 03/10/2016 à 8:45 :
Bien vu zorro; Toute cette agitation de la lumière du Poitou va nous coûter un bras. On dirait que son objectif est d'endetter la France au maximum avant d'être virée en mai prochain. Elle veut absolument laisser une trace dans l'Histoire.
a écrit le 02/10/2016 à 23:24 :
Ce serait bien si vous indiquiez à quoi s'engagent vraiment les pays signataires.
S'engagent -t-ils à autre chose que des voeux pieux? Cela ouvre en tous cas une super opportunité pour augmenter les impôts en disant que c'est pour protéger le genre humain.La planète , elle , elle fera ce qu'il faut en quelques dizaines de milliers d'années pour rétablir les équilibres.Tant pis pour les dinosaures, pardon je voulais dire les humains.
a écrit le 02/10/2016 à 19:53 :
Si cela se traduit comme pour les investissements de la BEI (Évasion fiscale au bahamas, centrales hydroélectriques en Amérique centrale dont certains opposants sont assassinés), désolé d'être pessimiste mais c'est loin d'être gagné.

Ce ne sont que des mots de politiciens.
a écrit le 02/10/2016 à 18:32 :
Une solution au changement climatique consiste à mettre une taxe incitative sur l'énergie. Il faut faire en sorte que cette taxe non seulement ne soit pas néfaste à l'économie, mais lui soit favorable. Ce qui implique d'utiliser cette taxe pour réduire le cout du travail. La France devrait donner l'exemple, et si elle le fait avant les autres pays, elle en tirerait un avantage. Mais qui est capable de comprendre cette mesure? Elle est en principe appliquée par l'Allemagne et la Suède. Pourquoi pas nous?

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