Coronavirus et déconfinement : l'OMS met en garde contre les "passeports immunitaires"

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Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). (Crédits : Denis Balibouse)
Alors que certains gouvernements ont émis l'idée d'un "passeport immunitaire" au Covid-19 dans le cadre d'un déconfinement, l'OMS émet des réserves. Selon l'Organisation mondiale de la santé, il n'existe "aucune preuve" que les personnes déjà infectées par le Covid-19 soient immunisées.

Il n'existe pas de preuve que les personnes testées positives au nouveau coronavirus soient immunisées et protégées contre une réinfection, a prévenu samedi l'OMS, estimant que la délivrance de "passeports immunitaires" risque de favoriser la propagation continue de la pandémie.

"Il n'y a actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du Covid-19 et qui ont des anticorps soient prémunies contre une seconde infection", a indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué.

"A la date du 24 avril 2020, aucune étude n'a évalué si la présence d'anticorps au SARS-CoV-2 confère une immunité contre une future infection par ce virus chez les humains", précise-t-elle.

Certains gouvernements ont émis l'idée de délivrer des documents attestant l'immunité des personnes sur la base de tests sérologiques révélant la présence d'anticorps dans le sang, de façon à déconfiner et à permettre peu à peu leur retour au travail et la reprise de l'activité économique.

Mais l'efficacité d'une immunisation grâce aux anticorps n'est pas établie à ce stade et les données scientifiques disponibles ne permettent pas justifier l'octroi d'un "passeport immunitaire" ou d'un "certificat d'absence de risque", avertit l'OMS.

"Les personnes qui pensent être immunisées contre une seconde infection parce qu'elles ont été testées positives pourraient ignorer les recommandations de santé publique. Le recours à ce genre de certificats pourrait en conséquence augmenter les risques que la transmission continue", insiste-t-elle.

Tests sérologiques : une validation supplémentaire est nécessaire

L'OMS estime par ailleurs que les tests sérologiques actuellement utilisés "ont besoin d'une validation supplémentaire pour déterminer leur exactitude et leur fiabilité".

Ils doivent en particulier permettre de distinguer la réponse immunitaire au nouveau coronavirus des anticorps produits à l'occasion d'une infection par un autre des six coronavirus humains connus, dont quatre sont largement répandus, provoquant des rhumes bénins. Les deux autres sont à l'origine du MERS (Syndrome respiratoire du Moyen-Orient) et du SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère).

Or, souligne l'OMS, "les personnes infectées par l'un ou l'autre de ces virus sont susceptibles de produire des anticorps qui interagissent avec des anticorps produits en réponse à l'infection provoquée par le SARS-CoV-2", et il est donc impératif de pouvoir les identifier.

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Commentaires
a écrit le 26/04/2020 à 19:35 :
Pas de vaccin du Covid 19 pour «  personnes «  Dans le monde SANS engagement
( par document officiel )pendant 100 ans du laboratoire, des états sur la qualité du vaccin :
Ne fais pas d’autres maladies , protège vraiment du Covid 19 , ne tue pas et Ne rend pas stérile les personnes susceptibles d’être vaccinées.
a écrit le 26/04/2020 à 18:14 :
Tiens, elle parle maintenant. Sans aucun signe de vie pendant 2 mois, peu à peu elle revient à la vie. Je pense que le directeur actuel de l'OMS devrait être poussé à la sortie vue son comportement irresponsable.
a écrit le 26/04/2020 à 9:32 :
C'est pour cela qu'on aimerait bien en savoir un peu plus sur ce virus qui n'est pas une simple grippe. Que nous cache t'on ?
a écrit le 26/04/2020 à 9:26 :
Pendant ce temps:

"Un achat de précaution". Le ministère des Armées a confirmé à franceinfo, vendredi 24 avril, avoir acquis de la chloroquine au cas où elle "se révélait validée par les autorités de santé comme étant utile pour lutter contre le Covid-19". "Dans le contexte de fortes tensions des approvisionnements de matières premières à usage pharmaceutique, le ministère des Armées a réalisé un achat de précaution", a indiqué le ministère, alors que le traitement à base d'hydroxychloroquine, prônée par le professeur Didier Raoult, est toujours très controversé.Si son efficacité n'a toujours pas été prouvée dans le traitement du Covid-19, l'armée française a néanmoins préféré prendre les devants. Comme relayé par franceinfo, des vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux jeudi, apportant la preuve d'une livraison de barils étiquetés comme étant du phosphate de chloroquine à destination de la "pharmacie centrale des armées". Une cargaison provenant de Chine, arrivée mardi 21 avril à Roissy. Le ministère a confirmé que ce "sel ou phosphate de chloroquine permet le développement d'une forme injectable".
a écrit le 26/04/2020 à 8:49 :
c'est aussi les memes personnes de' o m s
qui prétendez qu'il n'y aurais pas de propagation hors de chine
et rien que cela aurais du connaitre leur demissions
alors leur baratin on s'en tape pas credible
a écrit le 26/04/2020 à 8:40 :
Il y a évidement toujours un risque de deuxième espèce, et dès lors, le souligner n'a aucun intérêt. La seule chose qui compte est de savoir si la population déjà exposée est globalement à l'abri des miasmes.. Je crois qu'il va falloir, après cette crise comme le souligne le Président, s'interroger à l'intérêt de cette organisation, née avant internet..
a écrit le 25/04/2020 à 21:51 :
S'il n'y a pas d'immunité acquise, alors le vaccin ne fonctionnera pas davantage... C'est un peu pathétique de chercher à renverser la charge de la preuve pour tenter de reprendre la main en jouant sur les peurs : pas terrible, l'OMS...
a écrit le 25/04/2020 à 21:06 :
Je ne veux surtout pas faire de l’anti OMS primaire, comme par exemple le président d’un grand pays dont le nom commence par T et finit par P, mais s’il s’avère que les personnes déjà infectées ne sont pas vraiment immunisées cela ne veut pas dire qu’elles vont forcément être à nouveau contaminées et, si elles le sont, il ne faut pas oublier qu’elles gardent tout de même 97 % de chances, comme la première fois, de guérir. Ce que je veux dire c’est que même si bien sûr, comme l’affirme l’OMS, les « certificats d'immunité » ne sont pas une garantie, le virus va finir par « céder » et qu’il ne sert à rien, parce que l’on a soit disant la science infuse en matière de santé, d’affoler inutilement la population avec des histoires d’infections à répétition.
a écrit le 25/04/2020 à 20:17 :
Question à l’OMS :

Si il n’y a pas de «  marqueurs d’immunité «  alors pourquoi le plasma des gens guéris sont injectés aux malades du Covid 19?
Certains sont naturellement protégés de ce covid 19 d’après le virologue Allemand qui a travaillé en Chine pour les tests de sang sérologique.
a écrit le 25/04/2020 à 19:28 :
@johnmckagan : D'accord avec vous, même si l'affirmation de l'OMS n'est pas totalement infondée, elle est en revanche totalement inutile, pour ne pas dire néfaste : Les gens qui ont déjà attrapé le COVID-19 ne vont pas s'arrêter de vivre juste pour faire plaisir aux autres. Même si des rechutes sont possibles, elles seront vraisemblablement plus bénignes que la primo-infection, donc il n'y a pas trop de soucis à avoir. Quand à ceux qui n'ont pas étés encore infectés, et bien, leur tour viendra de toutes façons.
a écrit le 25/04/2020 à 19:16 :
Enfin bon on n'a pas prouvé non plus que ceux qui ont été infectés ne sont pas immunisés. Et si c'est le cas ils n'auront pas envie de se priver de vivre normalement à cause de la peur et de la jalousie des autres .

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