Gaz russe : Gazprom annonce sa première livraison à la Chine via l’Arctique
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La fonte des glaces permet à la Russie de faire passer des navires commerciaux via l'Arctique.
LISI NIESNER
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La fonte des glaces permet à la Russie de faire passer des navires commerciaux via l'Arctique.
LISI NIESNER
C'est une première. Le géant du gaz russe Gazprom a annoncé, ce vendredi 15 septembre, avoir envoyé, avec succès, à la Chine du gaz naturel liquéfié (GNL) avec un navire ayant traversé l'Arctique.
Selon Gazprom, le méthanier Velikiï Novgorod, parti du terminal GNL de Portovaïa, dans le nord-ouest de la Russie, a terminé ce vendredi de décharger sa cargaison de gaz naturel liquéfié au port méthanier de Tangshan, dans le nord-est de la Chine.
Il ne s'agit pas d'un précédent historique cependant. Le groupe privé gazier Novatek, numéro deux du secteur en Russie, avait lui déjà livré du gaz naturel liquéfié à la Chine via la route maritime du Nord dès l'été 2018.
À
ce jour, la Russie est le seul constructeur et opérateur de brise-glaces nucléaires au monde, mais la Chine a déjà indiqué vouloir monter sa flotte.La fonte des glaces provoquée par le changement climatique, sur laquelle alertent les scientifiques et la plupart des gouvernements mondiaux, apparaît donc comme une aubaine pour les autorités russes. En effet, elle rend, de fait, plus facilement navigable la route maritime du Nord
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D'autant que la Russie espère que cette nouvelle route maritime lui permettra d'augmenter le transport d'hydrocarbures vers l'Asie. Son utilisation « permet de réduire considérablement le délai de livraison du GNL aux pays d'Asie-Pacifique », s'est ainsi réjoui Gazprom ce vendredi. Le géant gazier russe, pilier de l'économie nationale, cherche depuis l'année dernière des moyens de continuer à exporter son gaz et son GNL dans le monde, après avoir quasiment perdu le marché européen du fait des sanctions en représailles de l'offensive russe en Ukraine.
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Mais la forte baisse de ses livraisons de gaz vers l'Europe et la difficulté intrinsèque pour réorienter rapidement ses exportations vers l'Asie - en raison des coûts et des délais importants de construction de nouvelles infrastructures - pèse à ce stade sur ses résultats. Sur les six premiers mois de 2023, l'entreprise a vu son bénéfice net chuter à 2,84 milliards d'euros, soit huit fois moins que sur la même période en 2022.
Augmenter ses exportations avec la Chine, le troisième plus gros consommateur mondial de gaz, est donc vu comme un relais de croissance crucial.
(Avec AFP)
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