Hausse des taux : pour lutter contre l'inflation, la Fed est sur « la bonne voie »
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La prochaine réunion de la Fed aura lieu les 13 et 14 juin.
Leah Millis
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La prochaine réunion de la Fed aura lieu les 13 et 14 juin.
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Le discours au sein de la Fed est-il en train de s'adoucir, présageant un ralentissement de sa politique monétaire de hausse des taux ? L'un des gouverneurs de la banque centrale américaine, et vice-président nommé, Philip Jefferson, s'est montré vendredi plus optimiste que d'autres responsables de l'institution. Il estime même que la Fed est sur « la bonne voie » pour lutter contre l'inflation persistante. La banque centrale a, depuis mars 2022, relevé de 5 points son principal taux directeur, de 0 à 0,25%, à 5,00-5,25%. La prochaine réunion aura lieu les 13 et 14 juin.
« L'inflation est-elle encore trop élevée ? Oui. La désinflation actuelle a-t-elle été inégale et plus lente qu'aucun d'entre nous ne le souhaiterait ? Oui », a-t-il concédé. Néanmoins, la Fed fait « ce qui est nécessaire ou attendu », a-t-il défendu. « De plus, la politique monétaire affecte l'économie et l'inflation avec des décalages longs et variés, et les pleins effets de notre resserrement rapide sont encore probablement devant nous ». Ces propos contrastent avec ceux d'autres responsables de l'institution, qui n'ont, cette semaine, pas exclu une hausse supplémentaire des taux, alors même qu'une pause dans ces relèvements est largement attendue par les marchés.
L'inflation a légèrement reculé en avril aux Etats-Unis, à 4,9% sur un an contre 5,0% en mars, selon l'indice CPI publié mercredi. Sur un mois cependant, elle a rebondi, à 0,4% contre 0,1% en mars. La Fed privilégie toutefois une autre mesure de l'inflation, l'indice PCE, publié lui en fin de mois, et qu'elle veut ramener à 2%. Il était de 4,2% en mars sur un an.
Il a par ailleurs souligné « qu'il existe une incertitude importante quant à l'ampleur du resserrement des conditions de crédit au cours de l'année à venir en réponse à la crise bancaire et à l'ampleur de l'effet que ce resserrement pourrait avoir sur l'économie américaine », reconnaissant « un risque » que l'effet « soit plus important que prévu ».
Cette déclaration est loin d'être anecdotique. Philip Jefferson a été choisi vendredi 12 mai par Joe Biden pour devenir vice-président de l'institution, une nomination que le Sénat doit confirmer. Philip Jefferson a rejoint la Fed en mai 2022, nommé par le président américain au sein du conseil des gouverneurs. Alors professeur au Davidson College de Caroline du Nord, il avait vu sa nomination confirmée par le Sénat à une large majorité. Si le Sénat confirme cette nouvelle nomination, Philip Jefferson deviendrait le deuxième vice-président afro-américain de la Réserve fédérale, après Roger Ferguson entre 1999 et 2006. Il a notamment travaillé sur les questions d'égalité et de pauvreté.
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L'ex-numéro deux de la Fed, Lael Brainard, avait démissionné en février pour rejoindre la Maison Blanche, dont elle dirige désormais l'équipe d'économistes. Par ailleurs, la gouverneure Lisa Cook, elle aussi nommée l'an passé par Joe Biden, et première gouverneure afro-américaine à siéger à la Fed, devrait voir son mandat renouvelé pour une durée de 14 ans. Elle avait en effet repris le mandat de son prédécesseur, qui expire en janvier 2024.
Le président américain a également annoncé la nomination, comme gouverneure, d'Adriana Kugler. Cette dernière est actuellement l'une des responsables à la Banque mondiale, et responsable de l'impact des politiques gouvernementales sur le marché du travail. L'économiste américano-colombienne serait la première personne d'origine hispanique à ce poste.
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Elle a commencé sa carrière à la Fed de San Francisco, a été économiste en chef du département du Travail et a été confirmée l'année dernière avec un soutien bipartite pour représenter les Etats-Unis à la Banque mondiale, indique la Maison Blanche.
(Avec AFP)
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