Les catastrophes naturelles font en moyenne 30.000 morts par an

latribune.fr

latribune.fr
Depuis 1995, "les catastrophes météorologiques ont pris 606.0000 vies, en moyenne 30.000 par an, avec en plus 4,1 milliards de personnes blessées, devenues sans-abri ou ayant eu besoin d'une aide d'urgence". Face à ces catastrophes naturelles, toujours plus fréquentes, l'ONU a souligné l'importance de trouver un accord lors de la conférence COP21 à Paris sur le changement climatique dans un rapport publié lundi 23 novembre.
D'après le rapport, qui se penche uniquement sur ces vingt dernières années, "les catastrophes climatiques sont de plus en plus fréquentes, du fait surtout de l'augmentation soutenue du nombre d'inondations et de tempêtes".
L'ONU prévient : cette progression devrait se poursuivre "dans les décennies à venir" bien que les scientifiques ne parviennent pas encore à déterminer dans quelle mesure l'augmentation de ces phénomènes est due au changement climatique.
Les inondations ont en effet représenté à elles seules 47% des catastrophes climatiques (entre 1995 et 2015) et ont affecté 2,3 milliards de personnes, dont l'immense majorité (95%) en Asie. Tout en étant moins fréquentes que les inondations, les tempêtes ont été les catastrophes climatiques les plus meurtrières avec 242.000 morts.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Au total, les Etats-Unis et la Chine ont enregistré le plus grand nombre de catastrophes climatiques depuis 1995 du fait notamment de l'étendue de leurs territoires. Mais c'est la Chine et l'Inde qui dominent le classement des pays les plus touchés en terme de population affectée. Viennent ensuite le Bangladesh, les Philippines, la Thaïlande.
En Amérique, le Brésil est le pays avec la population la plus affectée, en Afrique, c'est le Kenya et l'Ethiopie.
D'après le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR), la très grande majorité de ces décès (89%) ont été enregistrés dans des pays à faibles revenus et ont entraîné des pertes financières évaluées à 1,9 milliard de dollars (1,8 milliard d'euros).
"Le changement climatique, la variabilité climatique et les phénomènes météorologiques constituent une menace à l'éradication de l'extrême pauvreté" dans le monde, a expliqué la directrice de l'UNISDR, Margareta Wahlstrom, dans la présentation du document, appelant les pays à, entre autres, réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, améliorer l'urbanisation de leurs territoires et empêcher la dégradation de l'environnement.
À lire également
La COP 21 doit se tenir au Bourget, au nord de Paris, du 30 novembre au 11 décembre, avec pour objectif de faire adopter à 195 pays, sous l'égide des Nations unies, un accord mondial visant à freiner le réchauffement climatique de la planète. Il s'agit de parvenir à des engagements des pays pour contenir la hausse des températures à 2 degrés Celsius par rapport à l'ère pré-industrielle.
(avec AFP)
latribune.fr
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?