Pourquoi la Chine ne veut pas d'un plan de relance massif comme en 2008
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Xi Jinping, président de la Chine, s'exprimant ce mardi au sommet des Brics, à Johannesburg en Afrique du Sud.
Reuters
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Xi Jinping, président de la Chine, s'exprimant ce mardi au sommet des Brics, à Johannesburg en Afrique du Sud.
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« La Chine est une bombe à retardement », affirmait à la mi-août sur un ton provocateur le président des Etats-Unis Joe Biden, évoquant les difficultés de l'économie du pays. Dans la torpeur estivale où les canicules atteignent des températures record à travers le globe, la deuxième puissance de la planète déprime les marchés financiers internationaux, déjà plombés par la perspective d'une poursuite de la hausse des taux des banques centrales des deux côtés de l'Atlantique.
Aux Etats-Unis, le S&P 500 recule de près 3,5% en un mois, le Stoxx 600 en Europe de plus de 3,6%, et au Japon le Nikkei de plus de 2,5%. Sur les marchés chinois, l'indice de Shanghai est en baisse de 4,66% sur un an, et celui de la Bourse de Hong Kong de 8,5%.
L'espoir d'une forte reprise de la deuxième économie mondiale depuis l'arrêt en novembre 2022 des confinements stricts imposés par la politique « zéro Covid » s'estompe. La Chine voit même ressurgir le spectre d'une aggravation de la crise de l'immobilier, avec la menace de défaut du géant privé de l'immobilier chinois, Country Garden, lourdement endetté à hauteur de 179 milliard d'euros, incapable d'honorer deux remboursements d'intérêts venant à échéance. Si la crise immobilière en Chine n'a jamais débouché sur une crise financière d'ampleur, c'est qu'à la différence des Etats-Unis ou de l'Europe, le circuit du crédit et de l'investissement est strictement contrôlé par les pouvoirs publics.
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Mais cette fois, cela semble différent. « Bien que les autorités chinoises présentent un bilan remarquable dans la maîtrise des crises économiques, les difficultés soulevées par un ralentissement significatif de la croissance, associées à des niveaux de dette élevés - en particulier au niveau des gouvernements locaux et du secteur immobilier - sont sans précédent », avertissait à la mi-août l'économiste Kenneth Regoff, réputé pour ses travaux sur les dettes des Etats et leurs effets sur la croissance.