Royaume-Uni : l'inflation ralentit à 7,9% en juin mais reste toujours la plus élevée du G7
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Les prix de l'alimentation ont un peu marqué le pas au Royaume-Uni en juin, à +17,3% contre +18,3% en mai.
Reuters
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Les prix de l'alimentation ont un peu marqué le pas au Royaume-Uni en juin, à +17,3% contre +18,3% en mai.
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À +7,9% sur un an, l'inflation outre-manche a atteint son plus bas niveau depuis plus d'un an, selon le rapport mensuel de l'Office national des statistiques (ONS) publié ce mercredi 19 juillet. Cette baisse est aussi plus importante qu'attendue : les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une inflation à +8,2% sur un an en juin, contre +8,7% en mai. C'est loin du record de 11,1% atteint en octobre dernier, mais encore bien au-delà de l'objectif de 2% fixé par la BoE.
Le repli des prix des carburants après leur flambée de l'an dernier constitue le principal facteur de ralentissement pour les prix en juin, d'après l'ONS. Ceux de l'alimentation ont également un peu marqué le pas (+17,3% en juin contre +18,3% en mai).
L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatiles de l'alimentation, de l'énergie, de l'alcool et du tabac, a également baissé plus que prévu, passant de +7,1% en mai, un record sur 30 ans, à +6,9%.
Malgré cette baisse, elle « reste très élevée comparé aux moyennes historiques », relève Sam Miley, économiste au centre de réflexion CEBR. « Le CEBR s'attend donc à ce que la Banque d'Angleterre (BoE) poursuive son cycle de resserrement monétaire pendant encore quelque temps, pour mettre plus encore la pression à la baisse sur l'inflation », ajoute-t-il. Il table sur une hausse de 25 points de base du taux directeur de la BoE le 3 août, lors de la prochaine réunion de l'institution monétaire, et sur de possibles autres relèvements d'ici la fin 2023.
De façon générale, les experts s'attendent à ce que la Banque centrale britannique relève ses taux d'intérêt pour la 14e fois consécutive le mois prochain. Son taux directeur atteignait déjà 5% en mai contre 0,1 % en décembre 2021. Cela a entraîné une envolée des taux d'intérêt, qui a provoqué « une chute de la richesse des ménages à travers la Grande-Bretagne évaluée à 2.100 milliards de livres sur l'an passé », d'après une étude du centre de réflexion Resolution Foundation publiée lundi.
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« La BoE a encore du chemin à faire dans le cycle de hausse actuel, mais elle sera probablement moins agressive que certains l'avaient prédit avant la publication » des données sur les prix à la consommation, avance néanmoins Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades.
L'inflation britannique « reste plus élevée et persistante que dans les autres économies occidentales, et cela va dans le sens d'actions de la Banque d'Angleterre plus agressives que chez les autres banques centrales de premier plan », remarque de son côté Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank. L'inflation a par exemple freiné à 3% aux États-Unis et à 4,5% en France en juin.
L'inflation plus têtue que prévue rend l'objectif du Premier ministre Rishi Sunak de « diviser par deux l'inflation » cette année dans le pays plus difficile à atteindre. Une ombre pour son bilan politique en vue des élections générales à venir en 2024, et d'élections locales, comme celles qui se tiendront jeudi dans le pays. Le parti travailliste d'opposition, qui est en tête des sondages, a accusé le parti conservateur de présider à une « catastrophe hypothécaire » alors que les propriétaires voient leurs coûts d'emprunt augmenter.
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Suite à la publication des chiffres de l'inflation au Royaume-Uni, la livre britannique a reculé ce mercredi face au dollar. Vers 12h10 GMT (14h10 à Paris), elle perdait 0,96% à 1,2910 dollar peu après avoir chuté de plus de 1%, et dévissait face à l'euro de 0,89% à 86,92 pence pour un euro.
« Les investisseurs ont réduit leurs paris sur un resserrement agressif de la politique monétaire de la Banque d'Angleterre » après la publication des données sur l'inflation britannique, explique Fawad Razaqzada, analyste chez City Index et Forex.com.
Pour Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades, si ce ralentissement est une bonne nouvelle pour l'économie, il affaiblit la livre car « les marchés s'attendent désormais à une plus grande retenue de la part de la Banque d'Angleterre ».
(Avec AFP)
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