Les législatives s'annoncent douloureuses au PS

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Le Parti socialiste n'est pas mort, affirme son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, à la veille des législatives.
(Ici, le représentant socialiste à la conférence de presse du nouvel an, au fief du parti, rue de Solférino).
"Le Parti socialiste n'est pas mort", affirme son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, à la veille des législatives. (Ici, le représentant socialiste à la conférence de presse du nouvel an, au fief du parti, rue de Solférino). (Crédits : Reuters/Christian Hartmann)
Après une élection présidentielle désastreuse pour le Parti socialiste et des membres qui fuient le parti, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, tente de rassurer. Les élections législatives semblent incarner un nouveau défi pour la gauche.

« La bataille sera rude mais nous serons prêts! » a fait remarquer Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, au micro de BeurFM, ce mercredi 10 mai. Au lendemain de l'élection d'Emmanuel Macron, et du score calamiteux de Benoit Hamon au premier tour de la présidentielle (6,35%), le Parti socialiste a annoncé qu'il présentera des candidats dans "plus de 400 circonscriptions pour les législatives", les 11 et 18 juin.

Le premier secrétaire du PS s'est dit prêt à discuter d'une candidature commune avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et la République en marche, le parti nouvellement renommé d'Emmanuel Macron. Et ce, dans les circonscriptions dans lesquelles le Front national affichait des scores supérieurs à 60% au second tour de la présidentielle.

Lire aussi: Législatives: Mélenchon candidat c'est sûr, à Marseille "c'est assez probable"

Là où le PS ne présentera pas de candidatures, ses alliés, notamment le Parti radical de gauche ou les écologistes, devraient formuler des propositions. Jean-Christophe Cambadélis a, notamment cité les départements du Pas-de-Calais, du Nord et de la Moselle dans lesquelles un accord pourrait être envisagé pour faire bloc face au FN.

En Marche! s'est construit contre le PS avec l'envie de le détruire"

Jean-Christophe Cambadélis ne s'est, pour autant, pas montré tendre avec le parti d'Emmanuel Macron notamment concernant la candidature de Manuel Valls. Il n'a pas manqué de préciser qu'une procédure était en cours et que l'ancien ministre serait déféré devant la commission des conflits. Celui-ci avait en effet annoncé en direct, au micro de RTL mardi 9 mai, qu'il serait candidat de la majorité présidentielle.

Lire aussi: "L'embarrassant Monsieur Valls", fossoyeur du PS, piétine toujours au seuil d'En Marche !

Le premier secrétaire du Parti socialiste veut appuyer sur la distinction à faire entre la gauche et la République en marche (REM).

Le PS entend, tant bien que mal, faire face à la, désormais nouvelle, majorité présidentielle et ce, entre autres, sur la loi travail :

Le représentant socialiste a ajouté :

"Ce pays a besoin de la gauche. Et il faut que la gauche soit fortement représentée au Parlement et donc que le PS soit présent [...] Le Parti socialiste n'est pas mort et sera présent dans plus de 400 circonscriptions pour les élections législatives".

Tourner la page de la présidentielle

Jean-Christophe Cambadélis a, d'autre part, présenté le programme socialiste pour les législatives, ce mardi au bureau national du PS (un résumé est accessible via la plateforme du parti). La liste des candidat(e)s aux législatives investi(es) a également été mise en ligne sur Internet.

Mais, impossible, pour le PS, d'imaginer répéter le programme de Benoit Hamon de la présidentielle. Le premier secrétaire du Parti socialiste a clarifié ce point:

 « On ne pouvait pas remettre tous les marqueurs parce que sinon ça voulait dire : "écoutez, vous avez tranché à la présidentielle, aux législatives c'est la même chose". Non, il faut être plus large. »

A l'heure des fuites des troupes socialistes, notamment vers la République en marche, Jean-Christophe Cambadélis a multiplié les déclarations qui se veulent rassembleuses vis-à-vis des candidats de la gauche: "Soyez fiers et regroupés pour gagner", a-t-il déclaré, fermement.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 11/05/2017 à 12:03 :
Le souci de Cambadélis, c'est sa perte de sinécure, du pouvoir et de l'argent qui vont avec. Il doit maudire Hollande de ne pas l'avoir placé au Conseil constitutionnel ou autre refuge, comme Jospin et Fabius :-)
a écrit le 11/05/2017 à 10:21 :
Le repris de justice camba commence a baliser. Il est conscient que ses jours sont comptes. Au moins l'election de votre presidium supreme aura servi a quelque chose d'utile.
a écrit le 11/05/2017 à 6:46 :
l'avenir n'est peut etre pas si sombre !les médias présentent une image négative.l'initiative Aubry-Hidalgo-Taubira est au contraire signe de vitalité.quelques poids lourds comme Cosse ou Duflot pourraient rejoindre cette alliance.....
a écrit le 10/05/2017 à 20:42 :
hey
soyez pas inquiets, ils seront tous recases a des bons postes bien payes dans la fonction publique!
rentier de la republique un jour, rentier de la republique toujours!
du bon vieux temps des bolcheviques, les rentiers au moins ne duraient pas tres longtemps car ils appliquaient ' des methodes pas liberales pour deux sous', comme on dit en se (auto) felicitant chez certains sur ce forum, avec une larme de nostalgie
a écrit le 10/05/2017 à 18:35 :
Un parti, c'est comme une équipe de foot: retirez les 3 meilleurs éléments, et plus rien ne marche, même en appelant à la rescousse la réserve...Le PS en est là, et sera en deuxième division pour longtemps. Pas la peine donc de faire les gros titres avec une équipe d'amateurs. Et généralement, l'entraineur est viré dans les six mois...
a écrit le 10/05/2017 à 17:25 :
on ne tire pas sur un corbillard, , canbadelis vous avez vous et le PARTIE SOCIALITE le destin que vous avez merite???
a écrit le 10/05/2017 à 17:00 :
Le PS n'a qu'a faire comme la droite, menacer les cadres qui souhaitent rejoindre Macron
et publier un programme de gouvernement de gauche en corrigeant celui de Hamon pour le moins extrémiste et peu convaincant.
Réponse de le 10/05/2017 à 18:36 :
C'est du bon sens,je ne comprends pas que ce ne soit pas encore fait.
Je ne me souviens pas avoir vu une gauche aussi divisée mais cela fait le jeu de notre nouveau président qui l'a compris et même orchestré

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