« Il faut assumer de nommer un Premier ministre de droite » (Jean-François Copé, maire LR de Meaux)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jean-François Copé, en juin 2021.
© Franck Ferville / Agence VU
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jean-François Copé, en juin 2021.
© Franck Ferville / Agence VU
LA TRIBUNE DIMANCHE - Est-ce qu'un remaniement peut relancer ce second quinquennat d'Emmanuel Macron, qui paraît enlisé ?
JEAN-FRANÇOIS COPÉ - Malheureusement non. De manière générale, les enjeux derrière ce remaniement sont bien moindres qu'ils n'étaient autrefois. Pour une raison simple : les ministres de l'ère Macron, à quelques exceptions près, sont totalement inconnus des Français. Ce ne sont pas des professionnels qui ont derrière eux un parcours local ou national solide, avec une vraie notoriété personnelle. C'est une très grande différence par rapport aux situations que j'ai pu connaître sous Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy.
Cette indifférence, vous l'associez à Emmanuel Macron lui-même ?
Bien sûr. Il a toujours publiquement assumé d'avoir, pour reprendre son terme, des « amateurs » à ses côtés. L'avantage, c'est qu'ils ne lui font pas d'ombre. L'inconvénient, c'est qu'ils ne laissent pas de marques. Depuis le départ d'Édouard Philippe, le président de la République a fait la même chose avec ses Premiers ministres. Ces nominations ne sont donc plus des faits politiques majeurs pour les Français.
Y a-t-il à vos yeux, au vu de la situation politique, un profil idéal de Premier ministre ?
À lire également
La vraie question est : un nouveau Premier ministre pour quelle ligne politique ? Or, l'attente majoritaire des Français, c'est un retour aux fondamentaux du régalien : l'ordre dans les comptes et l'ordre dans la rue. C'est plutôt un programme de droite. Il faudra donc assumer de nommer un Premier ministre de droite. C'est la deuxième raison de l'indifférence des Français. Ils ont compris qu'un remaniement ne résorbera pas à lui seul la carence fondatrice de ce second mandat : l'absence de majorité absolue à l'Assemblée, qui conduit à des mesures d'eau tiède et au désordre.
OPINION. « Coupe du monde : quand le football interroge notre contrat citoyen », par Julian Jappert du think tank Sport et Citoyenneté
« C’est un véritable technicien » : qui est John Ternus, choisi pour réinventer l’iPhone ?
Eurosatory 2026 : le salon mondial de l'armement de la démesure
Apple entre dans la bataille de l’IA