Suite du remaniement : les sortants du gouvernement Borne en bonne place
Ludovic Vigogne
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François Bayrou, maire de Pau.
© LUDOVIC MARIN/AFP
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François Bayrou, maire de Pau.
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Mercredi, Gabriel Attal a dîné en tête à tête avec François Bayrou, selon les informations de La Tribune Dimanche. Le nouveau locataire de Matignon voulait calmer le mécontentement du patron du MoDem après la composition de son gouvernement. Le maire de Pau, très agacé notamment par la nomination de l'ex-LR Catherine Vautrin au super-ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités, jugeait depuis que les équilibres au sein de la majorité n'étaient plus respectés. Alors qu'une seconde salve de nominations de ministres délégués et de secrétaires d'État est attendue début février, au lendemain du discours de politique général de Gabriel Attal, il souhaiterait compter quatre représentants de son parti au sein de l'exécutif, comme au temps d'Élisabeth Borne.
François Bayrou pourra-t-il obtenir satisfaction ? Depuis sa prise de fonction, le nouveau Premier ministre insiste sur un point. Comme Emmanuel Macron, il tient à ce que son équipe demeure resserrée. Le 11 janvier, 14 ministres ont été nommés. Il entend que son gouvernement ne dépasse pas les 30 membres au total.
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Un autre état de fait est acté : dans la fournée de ministres délégués et de secrétaires d'État annoncée figureront nombre de sortants du casting Borne. Bruno Le Maire plaide pour retrouver le quatuor qui était déjà sous sa responsabilité à Bercy (Olivia Grégoire, Roland Lescure, Thomas Cazenave, Jean-Noël Barrot). La nomination d'Agnès Pannier-Runacher, ex-ministre de la Transition énergétique, semble validée en tant que ministre déléguée à la Santé. Lundi, devant les parlementaires de la majorité, Emmanuel Macron a annoncé que Stanislas Guerini retrouverait son portefeuille de la Fonction publique. Demeure néanmoins un problème : l'ex-secrétaire général du parti macroniste refuse de devenir ministre délégué, quand il l'était de plein exercice au sein de l'équipe Borne. « Il tend fort les choses », dit-on à l'Élysée. En cas de blocage, Thomas Cazenave pourrait quitter les Comptes publics pour prendre sa place.
Ludovic Vigogne