Alexis Tsipras désavoué par son parti

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Nous demandons au comité central de nous réunir immédiatement et nous invitons les membres, les cadres et les députés de Syriza à préserver l'unité du parti, ont annoncé les membres du Comité central de Syriza opposés à l'accord signé avec les créanciers.
"Nous demandons au comité central de nous réunir immédiatement et nous invitons les membres, les cadres et les députés de Syriza à préserver l'unité du parti", ont annoncé les membres du Comité central de Syriza opposés à l'accord signé avec les créanciers. (Crédits : © Kostas Tsironis / Reuters)
Par 109 voix sur 201, le Comité central de Syriza a rejeté l'accord passé lundi entre les dirigeants de la zone euro et le gouvernement grec. Le Premier ministre ne peut plus s'appuyer sur une majorité au sein de son parti.

Le parti d'Alexis Tsipras est-il sur le point d'imploser ? Stathis Kouvelakis, membre de la plateforme de gauche (aile gauche de Syriza), a annoncé que la majorité du comité central de Syriza a rejeté l'accord signé à Bruxelles, lundi 13 juillet : 109 membres de la direction du parti sur 201 se prononcés contre, mercredi 15 juillet.

Sur sa page Facebook, Stathis Kouvelakis a publié la déclaration du Comité central. Selon ce dernier:

"Un coup d'Etat a eu lieu à Bruxelles. Il a démontré que l'objectif des leaders européens était de punir un peuple qui envisageait un autre modèle, différent du modèle néolibéral de l'extrême austérité. [...] L'accord nest pas compatible avec les idées et les principes de la gauche, mais, plus encore, n'est pas compatible avec les besoins des classes travailleuses.

Appel à l'unité

Les 109 membres du Comité central qui se sont prononcés contre l'accord ont toutefois lancé un appel à l'unité au sein du parti:

"Nous demandons au comité central de nous réunir immédiatement et nous invitons les membres, les cadres et les députés de Syriza à préserver l'unité du parti sur la base de notre conférence, des décisions et de nos engagements en matière de programme."

C'est un nouveau coup dur pour Alexis Tsipras qui s'ajoute aux démissions de la vice-ministre des Finances Nadia Valavani et du ministre adjoint aux Affaires européennes, Nikos Chountis,. Elus de Syriza tous les deux, ils sont opposés à l'accord passé avec les créanciers lundi.

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Commentaires
a écrit le 16/07/2015 à 9:14 :
Tsipras est un politique comme les autres, menteur et faux jeton. Il a pu progresser dans ce domaine comme il est resté quelques jours avec notre flambeur national il a pu bénéficier de tuyaux pour parfaire sa formation, enfin le peuple grec se réveille.
a écrit le 16/07/2015 à 2:21 :
c’est faire plaisir aux eurocrates que de se diviser autour de ‎Tsipras‬ et du « projet ‪‎Syriza‬ »… L’argumentaire ne faiblira plus !… alors qu’il faut se resserrer les coudes en ‎Grèce‬, les courants de la pensée anarchiste passe pour des « clans » aux yeux des speakers de ‪#‎BFMTV‬ médiatique alors qu’il faudrait parler d’autorité intellectuelle...
a écrit le 16/07/2015 à 0:39 :
Il ne manquerait pas le mot "sont" dans cette phrase ?! "109 membres de la direction du parti sur 201 se prononcés contre"
a écrit le 15/07/2015 à 23:15 :
A mon humble avis, les "frondeurs" et monsieur Tsipra se rendent compte qu'il leur sera très difficile de mettre en place et surtout de garantir dans le temps l'amélioration de la gouvernance en Grèce qui est la clé du succès éventuel de ce plan.
Il faut bien voir qu'on injecte encore E 80 Mlds ce qui est équivalent à la moitié d'un pib annuel de la Grèce.
Si on décale le remboursement de la dette (amortissements à taux très bas et aux calendes grecques), c'est encore beaucoup plus.
Cordialement
a écrit le 15/07/2015 à 21:21 :
Valls aurait tout de suite sorti son 49-3 par esprit démocratique.
a écrit le 15/07/2015 à 20:45 :
Donc, tout n'est pas joué...Il y a encore un espoir pour que le château de cartes s'écroule.
Réponse de le 15/07/2015 à 21:47 :
Tout est fait pour qu'il en soit ainsi. L'accord -cet espèce de plan ridicule- n'a ni queue ni tête et ne marchera jamais. Sans parler de mise en oeuvre...
Wolfie faisait déjà grise mine hier. Le FMI sous l'impulsion américaine envoie des coups directs depuis quelques jours, et Tsipras joue le jeu d'endosser sa responsabilité (en ayant juste donné le la hier: je n'y crois pas).
En réalité seul un fou peut croire que ça marcherait. Il ne s'agit que de diluer le valet de pique de l'inévitable haircut de la dette: il ne faut pas qu'Angie souffre trop de ses promesses intenables. Que Wolfie soit désavoué sur son obsession des règles (qu'il veut surtout faire appliquer aux autres), et que malgré tout la Grèce n'en porte trop visiblement la résponsabilité.
a écrit le 15/07/2015 à 20:01 :
alors, ils veuillent quoi? Pas de plan de restructuration = pas d'argent, pas d'argent = faillite de l'Etat, faillite de l'Etat = Grexit, Grexit = introduction de la Drachme, introduction de la Drachme = pays à plat. Voilà une équation qui est limpide et claire. Ah, oui, j'oubliais, on a voté "démocratiquement" - le fameux référendum qui était sans objet - qu'on préfère continuer à vivre au crochet des contribuables des autres pays euro, sans entamer les reformes demandées par les créanciers. Facile, voyons. Il faut respecter le vote démocratique après tout. Les créanciers ont aussi un mot à dire? Impossible. Qu'ils continuent à payer et ne nous embêtent pas.
Réponse de le 16/07/2015 à 0:27 :
Les seuls à vivre aux crochets des contribuables sont les banques qui ont capté les 3/4 des aides destinées à la Grèce. Creuser un trou pour en boucher un autre c'est la politique appliquée. Comprenez que les Grecs qui ne voient que transiter l'argent en ne bénéficiant que des miettes restantes (qu'ils paient au prix fort de l'austérité depuis des années) en ont assez.
a écrit le 15/07/2015 à 19:06 :
L'eurogroupe est impitoyable. La Grece n'a qu'a sortie de la zone euro quelque soit les consequences. C'est insoutenable qu'on ne tienne meme pas compte du non du peuple grec. Ils vont vous avoir a l'usure.
a écrit le 15/07/2015 à 17:42 :
"L'accord n'est pas compatible avec les idées et les principes de la gauche" ah bon à je n'avais pas compris cela à entendre Mr Hollande se congratuler lui même. A moins que ce dernier ne soit plus en adéquation avec les principes de la gauche !!!
a écrit le 15/07/2015 à 17:39 :
Quand on arrive au pouvoir dans un pays riche c'est facile de distribuer. Quand on arrive dans un pays en faillite ou les riches ont mis leurs pactole à l'étranger c'est plus dure d'être populaire quand on a que des dettes à partager.
Réponse de le 15/07/2015 à 18:24 :
en 1917 Lénine a fait plus que répudier les dettes tsaristes et tout le monde au final après un monceau de cadavres de la guerre civile tous les états ont abandonné leurs épargnants
a écrit le 15/07/2015 à 17:18 :
Dans ce dossier de la Grèce, les dirigeants européens e le FMI ont confirmé qu'ils se comportent tels des voyous qui agissent en bandes organisées.

Bien que passionné d'automobiles allemandes,

nous avons décidé de boycotter les marques allemandes, et les voitures des autres constructeurs européens et coréens produites en Pologne, Slovaquie, Tchéquie, Finlande, Grande Bretagne, Lithuanie, Belgique, Pays Bas, Belgique.
Réponse de le 15/07/2015 à 17:43 :
sans argent personnel à dépenser, un boycott avec l'argent des autres c'est pas très efficace.
Réponse de le 15/07/2015 à 19:50 :
ouis, boycottez-donc. Mais les crédits et l'argent de l'Allemagne et des autres pays, ca, vous ne boycottez pas, hein?
Réponse de le 15/07/2015 à 22:42 :
@tard-dans-la-nuit : Révise ton attitude. La France est loin d'avoir besoin de l'argent des autres, et en particulier, de l'argent allemand. La France faisait des bénéfices et des dépenses bien avant l’Europe. Cesse donc de nous prendre pour le tiers-monde, et de croire que l’Allemagne distribue de l'argent comme une planche à billet, et tes commentaires paraitront moins stupides.
Réponse de le 15/07/2015 à 22:44 :
@tard-dans-la-nuit : Et pour mieux enfoncer le clou dans ta tête pleine de vide :

"La propagande allemande a réussi à inculquer l'image d'une Grèce en mille morceaux, un pays si mal gouverné qu'il ne mérite qu'une chose, la mise sous tutelle car, alors qu'il reçoit des sommes généreuses, il ne parvient pas à s'en sortir. En fait, c'est exactement le contraire : la Grèce est dans cette situation à cause de l'intervention européenne. (...) La générosité dont parlent les Allemands n'a servi à rien d'autre qu'à payer les intérêts aux banques allemandes. Il aurait fallu tout autre chose. C'est aussi une question de gratitude: l'Allemagne a détruit la Grèce pour la deuxième fois en moins d'un siècle, et cette fois avec la complicité de la troïka. La première fois, après la deuxième guerre mondiale, elle a obtenu un effacement presque totale de ses dettes de guerre. Ça, oui, c'était de la générosité."
a écrit le 15/07/2015 à 16:40 :
Bravo, bravo, bravo, fichez le camp de cette Europe mortifère, vite, nous vous suivrons à défaut de vous précéder..
Réponse de le 15/07/2015 à 18:11 :
Tsipras a pris la mesure du rapport des forces en Europe. Le soutien des autres peuples n'est pas à la hauteur des exigences pour vaincre les forces du capital. Contraint et forcé il a accepté un "accord" auquel il ne croit pas et pour cause. Celui-ci ne réglera aucune des causes qui ont conduit la Grèce à la faillite. J'entends aujourd'hui tous ceux qui appellent à refuser cet accord. Soit mais que faire alors pour permettre au peuple grec de sortir de la nasse ? Faire défaut sur la dette, provoquer une faillite généralisée du système bancaire avec son corollaire qui est la disparition de l'ensemble des dépôts qui sont souvent des petits dépôts, les économies de toute une vie de labeur et le seul revenu pour des millions de familles sans travail ? Réinstaurer dans les pires conditions la monnaie nationale qui subirait de facto une attaque en règle sur les marchés et permettrait aux spéculateurs de racheter les actifs grecs pour une bouchée de pain ? Pour ma part je soutiens Tsipras dans cette épreuve infernale pour lui qui a combattu si longtemps pour parvenir au pouvoir et tenter de changer la situation de son peuple. L'histoire ne s'arrête pas en ces jours noirs.
a écrit le 15/07/2015 à 16:39 :
Bravo, bravo, bravo, fichez le camp de cette Europe mortifère, vite, nous vous suivrons à défaut de vous précéder..
a écrit le 15/07/2015 à 16:37 :
Les emprunts Russe du grand Père vont bientôt être rejoints par les emprunts Grecs
a écrit le 15/07/2015 à 16:33 :
On ne doit pas aider les gens contre leurs grès,prenons acte de la décision qu'ils veulent un avenir alternatif hors du capitalisme et laissons les tranquilles et gardons les milliards.

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