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ÉconomieUnion européenne

Brexit : l'UE rejette l'alternative au "backstop" de Boris Johnson

latribune.fr

Publié le 20 août 2019 à 14:46 - Mis à jour le 20 août 2019 à 15:21

Le Premier ministre britannique Boris Johnson (à droite) s'est vu opposé, ce mardi 20 août, une fin de non-recevoir de la par le président du Conseil européen Donald Tusk (à droite) au sujet du "backstop".

Le Premier ministre britannique Boris Johnson (à droite) s'est vu opposé, ce mardi 20 août, une fin de non-recevoir de la par le président du Conseil européen Donald Tusk (à droite) au sujet du "backstop".

Reuters

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La Commission européenne a regretté ce mardi 20 août que le Premier ministre britannique Boris Johnson ne propose pas, dans sa lettre adressée aux responsables de l'UE, d'alternative concrète au "backstop", la disposition controversée sur l'Irlande, dans l'accord de Brexit.

(Article publié le 20/08/2019 à 12h25, MAJ à 16h45 )

Le face-à-face entre Boris Johnson et l'Union européenne au sujet du Brexit se poursuit. En réponse à un courrier que lui avait adressé la veille l'ancien maire de Londres, la Commission européenne a indiqué, ce mardi 20 août, déplorer que le Premier ministre britannique ne propose aucune solution alternative crédible au "backstop". Dans sa missive, M. Johnson, qui affirme vouloir quitter l'UE le 31 octobre avec ou sans accord, évoquait des "arrangements" pour remplacer ce dispositif sensé empêcher le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande dans le cadre de l'accord sur Brexit conclu par le précédent gouvernement de Theresa May. Mais cette lettre "ne propose pas de solution opérationnelle légale pour prévenir le retour d'une frontière dure sur l'île d'Irlande", a jugé, laconique, Natasha Bertaud, une porte-parole de la Commission, .

"Le 'backstop' est une assurance pour éviter une frontière dure sur l'île d'Irlande tant qu'une solution de rechange n'est pas trouvée", a pour sa part fait valoir le président du Conseil européen, Donald Tusk, le destinataire de la lettre, dont le président de la Commission Jean-Claude Juncker est en copie. "Ceux qui sont contre le 'backstop' et qui ne proposent pas d'alternatives réalistes sont en réalité favorables au rétablissement d'une frontière. Même s'ils ne l'admettent pas", a-t-il rétorqué, sans nommer directement le Premier ministre britannique.

La porte-parole de la Commission a cependant salué l'engagement de gouvernement britannique en faveur d'un "retrait ordonné" de l'UE. Boris Johnson avait écrit lundi 19 août au président du Conseil européen Donald Tusk pour proposer de remplacer le "backstop" par un engagement à mettre en oeuvre des mesures de remplacement d'ici la fin de la période de transition du Brexit. Il y demandait également une nouvelle fois l'abandon du "backstop" l'estimant "antidémocratique" et portant "atteinte à la souveraineté de l'Etat britannique".

La perspective d'un Brexit dur ne fait pas l'unanimité

En outre, le maintien du pays dans l'Union douanière l'empêcherait de mener une politique commerciale indépendante des règles de l'UE, relevait-il. L'UE a pourtant répété à pourtant maintes reprises qu'elle n'était pas prête à renégocier l'accord de Brexit conclu avec Mme May. Mais l'heure tourne et Boris Johnson se rend mercredi à Berlin puis jeudi à Paris pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron afin d'essayer de les convaincre de se rallier à sa vision du Brexit, avant un sommet du G7 à Biarritz (sud-ouest de la France) en fin de semaine.

Boris Johnson, qui a succédé à Theresa May en juillet après que le parlement britannique eut rejeté par trois fois son accord de Brexit, s'est dit prêt à quitter l'UE à la date prévue du 31 octobre avec ou sans accord. Dans sa lettre, il a assuré toutefois que son "gouvernement travaillera avec énergie et détermination à trouver un accord, c'est notre plus haute priorité".

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Car si le Parlement britannique a rejeté l'accord de Brexit, il s'est également prononcé contre une sortie sans accord. Et la perspective d'un Brexit dur ne fait pas l'unanimité non plus au sein du Parti conservateur de Boris Johnson. Le parti d'opposition travailliste a de son côté d'ores et déjà annoncé qu'il tenterait de faire chuter le gouvernement à la rentrée parlementaire le 3 septembre.

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