Europe : les candidats du PS en quête de crédibilité

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Quel candidat de la Belle alliance populaire pourra convaincre Angela Merkel de soutenir ses projets européens ?
Quel candidat de la Belle alliance populaire pourra convaincre Angela Merkel de soutenir ses projets européens ? (Crédits : © Stefanie Loos / Reuters)
Les candidats à la primaire de la Belle Alliance Populaire issus du PS ont des conceptions assez différentes de l'avenir de l'Europe et des stratégies européennes à mener. Mais tous doivent relever deux défis majeur : la faisabilité des projets et le poids du quinquennat qui se termine.

Sur la question de l'Europe, les candidats socialistes à la primaire de la Belle Alliance Populaire (BAP) sont, semblent-ils, autant gêné que sur les autres thèmes. Cette gêne se traduit logiquement dans des programmes ambigus et peu réalistes où semble émerger le malaise européen du PS, qui est la clé de voûte d'un malaise plus profond.

Le bilan du quinquennat de François Hollande

Ce malaise provient de deux sources. La première, c'est le bilan du quinquennat de François Hollande, élu en 2012 sur une promesse de « renégociation » du pacte budgétaire. Cette promesse a rapidement échoué, dès le sommet européen de fin juin 2012 : le « pacte de croissance » alors arraché a été une illusion et nul ne s'y est trompé. Dès lors, la politique européenne du président sortant a été une reprise du « programme de Deauville » de Nicolas Sarkozy : la France s'est placée dans l'ombre de l'Allemagne, ne la gênant nullement sur les dossiers cruciaux comme Chypre ou la Grèce, et s'est engagée à « réformer » pour obtenir une certaine bienveillance quant à sa trajectoire budgétaire.

Cette stratégie a été gagnante dans son objectif - la France a pu consolider son budget plus lentement que prévu - mais elle a été perdante à double titre. D'abord parce qu'elle a sanctionné l'effacement de l'influence française au niveau européen, ensuite parce qu'elle n'a pas exonéré le gouvernement français d'une phase de consolidation budgétaire douloureuse par la hausse massive des impôts d'abord, puis par le recul de l'investissement public, ni de « réformes structurelles » comme la Loi Travail ou la Loi Macron, mal acceptées à gauche.

Les candidats socialistes sont alors dans une situation complexe : ils doivent incarner la rupture avec une stratégie qui a été celle de la majorité qu'ils représenteront à l'élection présidentielle et dont, nolens volens, ils devront assumer l'héritage. Une position fort inconfortable qui pose un problème de crédibilité aux projets européens des candidats qui, tous, se retrouvent dans l'obligation délicate de devoir dire comment, eux, feront mieux pour « changer l'Europe » que François Hollande en 2012.

La question de la crédibilité des programmes

La deuxième source de difficulté réside dans les programmes eux-mêmes. Dans le cadre européen actuel, aucun des projets présentés n'est réellement possible. Face à un déficit immense de crédibilité créé par le quinquennat de François Hollande, les candidats sont donc contraints de proposer des réformes de l'Union européenne et de la zone euro. Dès lors, la position du futur candidat PS doit se situer à mi-chemin entre ses deux principaux concurrents : à gauche, un Jean-Luc Mélenchon qui, depuis la crise grecque de 2015, assume une certaine forme de souverainisme et, au centre, un Emmanuel Macron qui accepte sans rechigner l'Europe telle qu'elle est et ses conséquences en termes de politique économique. La tâche des programmes des candidats à la primaire de BAP est donc celle d'un « entre-deux » là aussi assez inconfortable.

La position de l'Allemagne : défendre le statu quo

Car l'enjeu de ces programmes est bien celui de leur crédibilité. Pour en juger, il faut partir de la réalité actuelle de la gestion de la zone euro. Cette réalité est celle de la défense farouche du statu quo par le gouvernement allemand et par ses principaux alliés (Etats baltes, Slovaquie, Luxembourg, Pays-Bas et Autriche). La tentative du nouveau gouvernement grec en janvier 2015 de modifier la gestion de cette zone euro, notamment en revenant sur sa logique austéritaire dans le traitement de la crise et sur sa gestion « technique » par l'Eurogroupe. Cette tentative a échoué, sur l'insistance de Berlin qui a présenté à Athènes une seule alternative : se soumettre ou se démettre.

A la suite du vote en faveur du Brexit le 23 juin 2016, une tentative de réforme en profondeur de la zone euro incluant la fin des « ajustements unilatéraux » et un embryon de budget commun a été présentée par Jean-Marc Ayrault et Frank-Walter Steinmeier, les ministres des Affaires étrangères français et allemands. Cette tentative de relance franco-allemande de l'intégration européenne a été repoussée sèchement par Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand et Angela Merkel. Cette dernière a clairement signifié la volonté de son gouvernement de ne pas aller plus loin dans l'intégration de la zone euro.

Enfin, en novembre dernier, la Commission européenne, consciente de la nécessité de donner une impulsion à l'économie européenne toujours soumise à l'impact neutre à négatif des politiques budgétaires a proposé de consacrer 0,5 % du PIB de l'UE à un plan de relance. Là encore, la proposition a fait long feu et a été bloquée par un Eurogroupe dominée par Wolfgang Schäuble. Et si le plan Juncker a été rallongé, on sait que ce plan est largement inefficace et que son financement est réalisé non avec de l'argent frais, mais avec des crédits ôtés au budget de l'UE. Bref, la relance semble impossible dans le cadre actuel.

Dès lors, la question se pose : comment, dans ces conditions, réformer la zone euro ? Les propositions des candidats socialistes ne manquent pas de bonne volonté ou d'inventivité. Mais la question est celle de la faisabilité. La revue des programmes ne permet pas d'apporter de réponses satisfaisantes.

Manuel Valls, le moins ambitieux

Manuel Valls, le moins ambitieux de tous, propose de laisser flotter le déficit public entre 0 % et 3 % du PIB, ce qui est aujourd'hui impossible : la Commission doit faire respecter une trajectoire menant au désendettement. L'Italie en sait quelque chose puisque, avec un déficit inférieur à 3 %, elle doit négocier âprement, comme la France, la bienveillance de Bruxelles chaque année. L'ancien premier ministre n'a, il est vrai, pas de vraie volonté réformatrice de l'Europe et, en cela, il se présente de facto comme le vrai héritier du quinquennat sortant. Mais il demande néanmoins une « clarification de ce qu'est l'Europe » autour de la construction d'un « nouveau consensus » avec l'Allemagne. Ce nouveau consensus permettra à ceux qui le veulent d'avancer ensemble, c'est la théorie classique des « cercles concentriques ». Mais Manuel Valls part du principe que l'Allemagne est prête à aller plus avant, ce qui, on l'a vu, est loin d'être certain. Ou alors à des conditions qui, alors, rendent caduques les principales propositions économiques du candidat Valls... Bref, l'ancien premier ministre de François Hollande prépare une évolution à la... François Hollande.

Vincent Peillon : le choix du fédéralisme

A l'inverse, le plus ambitieux sur le plan européen est Vincent Peillon qui assume clairement un programme « fédéraliste » fondé sur la relance du « moteur franco-allemand ».  L'ancien ministre de l'Education nationale prend acte de l'échec de la stratégie du quinquennat : celle qui propose des « réformes » à Berlin pour obtenir de la bienveillance budgétaire. Au contraire, Vincent Peillon propose « d'assumer » une politique de rigueur budgétaire pour convaincre Berlin d'avancer vers une plus forte intégration européenne en acceptant un plan de relance de 1.000 milliards d'euros et un budget européen « capable de soutenir l'activité et l'emploi ». Pour le candidat du « centre » du PS, les élections allemandes de septembre 2017 permettront d'avancer vers cet objectif.

Un projet réaliste ?

Cette stratégie semble cependant bien audacieuse. Le projet Peillon ressemble à s'y méprendre au projet Ayrault-Steinmeier. Il est donc caduc de fait depuis l'été dernier. L'espoir dans les élections allemandes rappelle celui avancé par les Socialistes en 2012 lorsque la « grande coalition » devait tout changer à partir de 2013. Cela n'a pas été le cas. En 2017, Angela Merkel devrait rester chancelière et Wolfgang Schäuble son ministre des Finances. La position de Berlin, quelle que soit la coalition, restera la même : la CDU a fait de la politique monétaire sa « chasse gardée ». Il est peu probable qu'il y ait un changement de ton outre-Rhin, surtout avec l'entrée des Eurosceptiques d'AfD au Bundestag. La crédibilité du projet Peillon réside donc dans la constitution d'une coalition "rouge-rouge-verte" en Allemagne. Une option qui est loin d'être acquise. Et surtout, le candidat devrait répondre à la question de son action si cette option échoue, comme c'est probable, sinon certain.

Quant à son projet d'amadouer Berlin avec une consolidation budgétaire, il ressemble à s'y méprendre à celui de François Fillon qui estime que la France doit se réformer pour regagner de la puissance en Europe. Sauf que Vincent Peillon, à la différence de François Fillon, ne dit pas le prix social de cette politique qui, du reste, ne dispose clairement pas d'un net soutien à gauche. Pour Berlin, l'intégration - si elle est encore envisagée - n'est qu'un aboutissement. La France doit d'abord se réformer. Sans soutien d'un budget européen, ni plan de relance. Que fera Vincent Peillon face à de telles exigences ? Il ne le dit pas. Et ce silence fait revenir le spectre du François Hollande de 2012. Bref, au final, si Vincent Peillon flatte la fibre fédéraliste d'une grande partie des militants et sympathisants socialistes, il ne répond pas à la question de la faisabilité d'un tel plan.

Arnaud Montebourg et le choix du rapport de force

Si Vincent Peillon fait le choix de la relance franco-allemande, Arnaud Montebourg lui, fait le choix du rapport de force. Rien de plus logique : si l'Allemagne ne veut pas bouger, pourquoi ne pas l'y contraindre en construisant une coalition européenne contre le statu quo ? « Au lendemain de mon élection, précise-t-il, j'irai porter mon projet de nouveau traité à Rome, Bruxelles, Lisbonne, Madrid et Athènes, toutes ces capitales qui attendent que de la France qu'elle prenne la tête d'une coalition. » L'ancien ministre de l'économie propose un« nouveau traité »  comportant un « mandat de croissance et d'emploi aux institutions européennes », une « revalorisation concertée des salaires », « une taxe carbone aux frontières européennes » et « un plan de bataille contre l'évasion fiscale ».

Le problème de ce projet est bien la force de cette alliance « progressiste ». La Belgique et l'Espagne sont dirigées par des coalitions libérales-conservatrices qui refuseront net le projet français. Leur caractère « latin » (très partiel pour la Belgique...) n'est nullement une garantie d'une adhésion au projet français. La Grèce peut le soutenir, mais, dépourvue désormais de toute autonomie, elle pèse peu dans le concert européen. L'Italie et le Portugal sont des alliés plus sûrs, même si un tel projet risque de faire grincer bien des dents au sein du Parti démocrate italien et de ses alliés de centre-droit. Mais, en face, l'Allemagne, elle, dispose d'un réseau de soutiens sûrs et fermes. Toute revalorisation concertée des salaires visant à réduire l'avantage coût de leurs économies sera repoussé par les pays d'Europe centrale. Néerlandais, Allemands, Autrichiens et Baltes rejetteront le mandat de croissance et d'emploi. Irlandais, Chypriotes, Néerlandais et Luxembourgeois refuseront la lutte contre l'évasion fiscale, demandant à la France de plutôt baisser ses impôts.

L'usage délicat du droit de veto

Arnaud Montebourg explique qu'il dispose avec « quatre pays » d'un « droit de veto » pour « faire revenir les pays conservateurs à la table des négociations ». Ceci mériterait sans doute d'être précisé. La majorité de blocage est de 93 voix. Or, la France, l'Italie, le Portugal et la Grèce disposent de 82 voix. Ce droit de veto n'existe donc pas dans le cadre des conditions existantes. Arnaud Montebourg devra trouver pour sa stratégie 11 voix de plus et ce sera délicat, car on voit mal sur quels autres pays il pourrait s'appuyer. En revanche, l'Allemagne, qui n'est demandeuse de rien et à qui le statu quo lui convient si bien qu'elle a fait de sa protection sa seule politique européenne, sera en position de force. D'autant que si la Commission décide de taper sur les budgets français et italiens pour faire pression sur Paris et Rome, il faudra 260 voix au Conseil européen pour bloquer cette décision. Que fera alors un président Montebourg soumis à une telle situation ? Là aussi, il ne le dit pas. Mais l'ancien député de Saône-et-Loire n'échappe pas lui non plus au spectre du recul de François Hollande de 2012.

Quels que soient leurs ambitions et leurs réformes de l'Europe, les candidats socialistes semblent pris dans un piège qui, irrésistiblement, les ramène à ce funeste été 2012. Cette malédiction risque de peser lourd lors de la vraie campagne face à un Emmanuel Macron qui accepte la réalité de l'Europe au point de tresser des louanges à Angela Merkel dans la presse allemande et à un Jean-Luc Mélenchon, plus franchement souverainiste.

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Commentaires
a écrit le 05/01/2017 à 14:27 :
Montebourg à la tête des "PIGS", il va falloir qu'il change son nom en Jamebourg !
a écrit le 05/01/2017 à 10:36 :
Le PS (ne parlons pas des autres faire valoir!) se retrouve face à sa contradiction européenne (qui existe depuis 2005 voir avant) une majorité de l'électorat populaire est de plus en plus hostile à l'Europe alors que la position officielle du PS est : la solution est dans plus d'Europe. Le problème est de savoir de quelle Europe on parle si c'est plus d'Europe de Junker, Merkel Schauble le discours ne porte pas! Autre pb l'Europe est constitutionnellement une Europe de droite la faire évoluer dans un sens plus social relève de la gageure
a écrit le 05/01/2017 à 10:27 :
Le problème du PS, bien qu'il soit à multiples facettes, c'est qu'il a un actif mais aussi un lourd passif dans les 5 ans qu'il vient de passer au pouvoir. Et cela, c'est très difficile à remonter car les gens ont encore tout cela sous les yeux.....
a écrit le 05/01/2017 à 3:07 :
Credible. Du latin credere, croire, avoir confiance. En bref, n'ayez pas peur. On va vous la mettre grosse comme ca. Croyez en nous.
Le socialo depuis le miteran vendu a Vichy, ne doit en aucun cas renaitre.
A droite, n'importe lequel fera l'affaire.
a écrit le 05/01/2017 à 1:48 :
Le meilleur moyen pour tous ces candidats de gagner en crédibilité c'est de renier leur étiquette PS. C'est bien pour ça qu'ils organisent des "primaires" : pour "rassembler" la "gauche". Ils pourront compter (comme le candidat de "droite" d'ailleurs) sur l'aide des médias pour bourrer le mou des électeurs qui, en bons moutons, continueront à voter pour eux.
a écrit le 04/01/2017 à 23:40 :
"europe " ! paroles inutiles ! qu'est ce que celle seule france, naine, vis à vis de LA SOLIDE SAINE PUISSANTE ALLEMAGNE, peut impulser à une addition hétéroclite de 27 pays égocentriques, et divergents sur tout. " NON SUJET "
a écrit le 04/01/2017 à 19:35 :
Je déplore l'absence de débat sur ce sujet, en ce qui concerne la présidentielle, à la TV et sur les médias (sauf ici, aujourd'hui). Alors qu'il est au cœur des enjeux Européens future et de celui des élections.

Je vois 3 catégories de personnes autour de ce sujet autour de moi :

L’extrême droite, qui ne semble pas comprendre pourquoi mais qui vis un malaise grandissant et tente d'expliquer pourquoi leur situation se dégrade. Faire passer un problème d'immigration avant celui de l'Europe en est la preuve.

La droite, qui regroupe la population comprend sans doute le mieux la situation et qui a les moyens (enfin, il le pensent en majeur parti) d'accepter ce statut quo.

et la gauche qui ne comprend pas forcément et le bouillon de culture flotte entre une sortie et une croyance de réforme de l'Europe.

Le malaise est ressenti par la majeur partie de la population mais aucune introspection n'est permise ou engendrée. Donc, chacun y répond à sa manière. Personnellement, Je suis pour plus d'Europe, mais aucune perspective d'évolution ne se présente alors que la baisse de niveau de vie vient a grand pas. Je ne sacrifierais pas le social pour l'UE ou l'Euro.

Je pense que tout ça va très mal finir...
a écrit le 04/01/2017 à 17:43 :
La grande absente de l'article de RG, désormais ouvertement journaliste politique, est, je vous le donne en mille? (roulements de tambours) Eh oui, celle pour qui il roule!
a écrit le 04/01/2017 à 16:52 :
"Dans le cadre européen actuel, aucun des projets présentés n'est réellement possible."

C'est exactement ce que j'allais vous dire, autant l'europe permettrait sans problème d’appliquer le programme rétrograde de fillon, autant on voit mal comment l'Europe pourrait valider des programmes économiques humanistes mettant l'humain avant l'économie, ça ne tient pas la route.

Et du coup de nous poser la question si la droitisation générale des partis politiques ne serait pas du également en partie à cette union européenne dirigée par et pour l'oligarchie. La non crédibilité des candidats PS du coup saute aux yeux dès que l'on met en perspective leurs programmes et leur volonté farouche de rester au sein de l'UE.

Merci pour cet article qui certes casse les socialistes, comme la quasi totalité des médias de masse, mais par contre qui explique pourquoi et du coup ça change tout, cela permet de porter son analyse sur un autre phénomène, c'est comme cela que la pensée fonctionne, votre combat régulier contre la pensée binaire fait que nombreux de vos articles sont impeccables. Bravo et on comprend du coup par contre pourquoi vous avez tant de pots de colle.
a écrit le 04/01/2017 à 16:28 :
"ensuite parce qu'elle n'a pas exonéré le gouvernement français d'une phase de consolidation budgétaire douloureuse par la hausse massive des impôts d'abord, puis par le recul de l'investissement public, ni de « réformes structurelles » comme la Loi Travail ou la Loi Macron, mal acceptées à gauche."
Autrement dit l'auteur confirme que la seule politique possible pour la gauche consiste à foncer vers le mur en klaxonnant et de pleurer une fois qu'il faut revenir au réel. La loi travail et la loi Macron ne sont qu'un tout petit pas dans la bonne direction, celle qui permet petit à petit de revitaliser l'économie. Si même ce tout petit pas ne peut pas être assumé par la gauche de gouvernement, elle doit être définitivement exclue du pouvoir puisqu'elle ne peut que décevoir.
Quant à faire porter l'effort de réduction de la dépense publique sur l'investissement public, c'est une politique de gribouille, c'est essentiellement dans les dépenses de fonctionnement (masse salariale de la fonction publique et dépenses d'interventions) qu'il faut résolument tailler.
a écrit le 04/01/2017 à 15:30 :
Il faut se rendre à l’évidence. C’est trop tard, l’Allemagne à conquis économiquement l’Europe, a fortiori la zone Euro. Nous avons été balayés sans résistance (comme en 40) et ce n’est pas fini, si l’on ne change pas les règles du jeu. Que ce soit Sarkosy ou Hollande, il y a une certaine continuité, je dirai même une continuité certaine. Les propositions actuelles de gauche et de droite, sont des vœux pieux, mais elles n’auront malheureusement aucune efficacité.
Les chiffres sont cruels : Prenons 2016, l’excédent Allemand va vers les 250 milliards d’€, presque comme l’année dernière. Par comparaison, la dette de la Grèce, qui a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre, est d’à peine 300 milliards d’€. Nous, notre déficit extérieur sur 10 ans depuis 2007 se monte à près de 600 milliards d’€.
L’Allemagne bénéficie à plein du dumping social Européen, en faisant créer à moindre coup dans l’Est Européen, une bonne partie des « pièces détachées » qu’elle assemble dans ses usines restées sur le territoire Allemand. Merckel éduquée en Allemagne de l’Est, connait bien le truc depuis la réunification. D’ailleurs, après avoir récupéré une grande quantité de Turcs, elle renfloue sa main d’œuvre à bas coût en accueillant encore 1 millions de réfugiés.
La politique monétaire sévère de la zone Euro interdit toute possibilité de sortir de la spirale de déficits et de dettes. Sinon, pourquoi l'Espagne est entrée dans la crise avec une dette de 35,5% de son PIB, alors que celle de l'Allemagne était de 63,6% à la même époque ? Les États-Unis et la Grande Bretagne n’ont-ils pas réussi à relancer leur croissance alors que leur niveau d'endettement est supérieur à celui de la zone euro ? La cause du mal n'est finalement peut-être pas la dette, mais plutôt le manque de croissance ?
Ps : Preuve que l’Allemagne fait ce qu’elle veut. L’Allemagne est le troisième pollueur de la planète après la Chine et les Etats-Unis.
a écrit le 04/01/2017 à 13:37 :
A lire cet article on en tire 2 conclusions :
1°) voter socialiste ne sert à rien puisque l'Europe obligera la France à appliquer la politique de droite dictée par Merkel
2°) si on n'est pas d'accord avec la politique de droite de Merkel, il faut voter pour un(e) candidat(e) qui va prôner la sortie de l'UE.

Personnellement, refusant de plus en plus une Europe Allemande, je choisis la solution 2 et je pense que les Allemands seraient satisfaits de cette sortie de l'UE.
Réponse de le 05/01/2017 à 17:02 :
@landruc +1 sauf que pour la solution n°2 il n'y a que MLP ou Mélenchon et c'est bien là le pb! Par contre si la France retouve son indépendance plutôt que d'être un faire valoir de l'Allemagne alignée sur les USA peut être qu'il y aura un sursaut salutaire restons optimiste en cette période de voeux!

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