Grèce : pas d'accord de l'Eurogroupe, mais une nouvelle réunion jeudi

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De nouvelles propositions de la part du gouvernement grec sont arrivées ce matin, mais étant donné le délai très court dont ont bénéficié les institutions pour examiner ces propositions, elles n'ont pas été en mesure de nous fournir une évaluation complète et approfondie, a indiqué Jeroen Dijsselbloem le président de l'Eurogroupe.
"De nouvelles propositions de la part du gouvernement grec sont arrivées ce matin, mais étant donné le délai très court dont ont bénéficié les institutions pour examiner ces propositions, elles n'ont pas été en mesure de nous fournir une évaluation complète et approfondie", a indiqué Jeroen Dijsselbloem le président de l'Eurogroupe. (Crédits : Reuters)
Les ministres des Finances de la zone euro ont achevé leur réunion ce lundi 22 juin sans parvenir à un accord pour débloquer une aide financière vitale à la Grèce. Un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement doit se tenir ce lundi soir à Bruxelles. D'ores et déjà, il est prévu une nouvelle réunion de l'Eurogroupe jeudi.

C'est sans accord, ni décision, que la réunion de la zone euro consacrée à la situation économique de la Grèce s'est conclue ce lundi 22 juin. "De nouvelles propositions de la part du gouvernement grec sont arrivées ce matin, ce que nous avons salué aujourd'hui (...) mais étant donné le délai très court dont ont bénéficié les institutions (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international-NDLR) pour examiner ces propositions, elles n'ont pas été en mesure de nous fournir une évaluation complète et approfondie", a dit Jeroen Dijsselbloem le président de l'Eurogroupe à la sortie d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

"Les propositions grecques sont une étape bienvenue mais davantage de travail est nécessaire avec les institutions. L'Eurogroupe va se réunir de nouveau cette semaine. Nous avons besoin d'un accord dans les prochains jours" a déclaré de son côté le vice-président de la Commission Européenne Valdis Dombrovskis sur son compte Twitter :

De son côté, Alexander Stubb, le ministre finlandais des Finances, s'est limité à une déclaration laconique :  "Fin de l'Eurogroupe. Le travail continue. Les institutions (créancières) étudient les propositions".

Dans un précédent tweet, il avait laissé sous entendre qu'il ne fallait pas miser sur le fait qu'un accord puisse être trouvé dans la journée : "La réunion va commencer. Il ne faut pas s'attendre à un déblocage".

Son homologue irlandais, Michael Noonan, avait pour sa part exprimé son pessimisme sur l'issue de cette réunion, déclarant avoir "très peu d'attentes".

Pour autant, les nouvelles propositions faites par Athènes, pour éviter un défaut de paiement, ont été accueillies favorablement par Jerorn Dijsselbloem, le patron de l'Eurogroupe. Lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, Jereon Dijsselbloem, a assuré qu'il y a désormais "une chance en vue d'un accord cette semaine".

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Commentaires
a écrit le 24/06/2015 à 9:27 :
Pourquoi entretenir cette agonie en demandant le remboursement de la Grèce qui va verser , L'Union Européenne encore verser et chaque fois resserrer ce nœud coulant sur ce pays qui n'en peut plus. Je suis d'avis qu'il sorte de cette fausse union, je dirai même que l'accord signé entre la Grèce et la Russie les inquiètent plus qu'autre chose.
Que le Gouvernement livre les bateaux payés pour que l'on puisse enfin s'occupé de nous vraiment, certes avant Sarkozy il y avait des problèmes... mais que nous avancions vraiment, la France est partout ! on voit le résultat.
a écrit le 22/06/2015 à 17:47 :
Dans une page publicitaire publiée hier, dans le supplément économique de "TO VIMA" ("La Tribune", équivalent du Figaro ici) par l'Union des industries pharmaceutiques grecques (Panellinia Enosi Farmakobiomichanias) et intitulée "Le médicament grec, la solution", on apprend que "le médicament grec" peut couvrir immédiatement 70 % des besoins de premiers secours et 50 % des besoins de l'assistance hospitalière.
Des chiffres précis sont encore donnés (et qui donneront du baume au coeur de tous ceux qui son indigné du traitement réservé au pays) :
Production dans 27 fabriques à la pointe de la modernité (hypersychrona).
En dependent 53 000 postes de travail.
Les médicaments sont en troisième position des exportations grecques (bien loin devant la feta et les olives, entre parenthèses).
Exportations dans 85 pays.
Pour 1000 Euros dépensés, le PNB ese renforce de 3420 Euros.
Le médicament pèse pour 2,8 milliards d'Euros dans le PNB grec.
L'industrie pharmaceutique grecque investit 30 millions d'Euros chaque année dans 80 programmes de recherche, en ayant déjà investi un total de 800 millions dans la dernière décennie.

Remarquons que c'est beaucoup plus que le Portugal, pays tant vanté sur ces forums.

N' avez-vous jamais vu un article de fond dans Libé, Le Monde, Le Figaro ou ailleurs, sur l'industrie grecque ? Ses labos pharmaceutique, sa participation dans l'avion furtif (Neuron) de Dassault ? Ses nombreuses industrie alimentaires qui exportent dans tous les pays voisins surgelés, pâtes, biscuits, etc. ? L'usine Fage ouverte aux Etats-unis ? Les usines de recyclage (dont une rachetée en Allemagne !) ? Jamais.
Car malheureusement les envoyés spéciaux ou correspondants naviguent entre les cafés de Kolonaki, Syntagma et parfois Exarcheia pour se faire peur. Alors un voyage à Thessalonique, à la grande foire commerciale, n'y pensez pas. C'est dire la profondeur des analyses éco qu'on vous sert quotidiennement.
Mais regardez les photos publiées dans les journaux : que des retraités miséreux, plus ou moins hagards. Voilà, l'image qu'on veut donner des Grecs : des profiteurs, des retraités à 50 ans, des ratés, quoi.
Où sont les jolies laborantines à lunettes en blouse décolletée de Pharmaten, Genesis ou Demo ? (pour ne citer que les marques dans le supplément en question)
Où sont les beaux hypsters barbus avec chemises de bûcheron des nouvelles technologies (fabricants Intracomm & Turbo-X) ?
La guerre de l'information commence par les images, vous l'aurez compris.

Heureusement qu'on a Romaric Godin pour relever le niveau ici, sur La Tribune.
Réponse de le 22/06/2015 à 18:04 :
@Lionel Gilles: ce que tu ne comprends pas, c'est qu'il s'agit de respecter ses engagements et de payer ses dettes....ce que font pour l'instant l'Irlande, le Portugal et d'autres. Tant mieux si la Grèce a une industrie quelconque, mais ce qu'on veut, c'est qu'ils arrêtent de vivre aux crochets du contribuable européen et qu'ils réforment en profondeur leur pays bordélique. Merci.
Réponse de le 22/06/2015 à 19:18 :
@patrickb : pour l'instant ceux qui vivent aux crochets du contribuables se sont les "Institutions" et le secteur bancaire, merci la dette publique que l'on met sur le dos du peuple et les garanties des Etats (donc des contribuables européens) pour payer les déboires des banques grecques et européennes (espagne, portugal, irlande) qu'il faut sauver constamment de la faillite alors qu'elles en sont entièrement responsables ! J'espère que vous êtes prêts à ouvrir votre portefeuille pour sauver votre système financier qui vit grâce à vous ?
Réponse de le 23/06/2015 à 13:28 :
@Syrika: faux, car l'Espagne, le Portugal et l'Irlande remboursent leurs dettes et tiennent leurs engagements. Et en quoi devrais-je mettre la main à la poche si tout le monde joeu le jeu et paie ce qui lui incombe ? Faut aussi arrêter d'essayer de culpabiliser ceux qui ne sont en rien coupables :-) C'est pour moi très simple: virons les Grecs qui sont si malins et arrêtons d'alimenter le tonneau des danaides !!!
a écrit le 22/06/2015 à 17:46 :
les grecs ne veulent pas une solution, tsipras 'a pas ete eu pour ca
ils veulent une prise d'otage ou on n'ose pas envoyer les troupes d'assaut... chez les russes ca se passe differemment....
a écrit le 22/06/2015 à 17:37 :
L'oncle de la marraine de mon voisin estime que tout cela n'est que du cinéma, pur et dur. Les éternels adieux de Frank Sinatra sont de retour. En fait, le noyau de cette histoire c'est que Washington voit d’un mauvais œil le rapprochement russo-grec et du coup veut faire capoter toute entente entre ces deux pays. C'est normal.

Somme toute, les États-Unis sont un pays qui respecte la loi internationale et ne veut aucunement faire de l'ingérence, ni en Europe ni ailleurs. Alors, les vraies tractations selon ce Monsieur, se passent en fait entre Washington, Wall Street et l'Eurogroupe. Athènes, tout bonnement, patiente.

Merci de m'avoir accordée une tribune tellement sympa que celle-ci.

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