L'Italie de Meloni revoit à la baisse ses prévisions économiques
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Giorgia Meloni.
GUGLIELMO MANGIAPANE
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Giorgia Meloni.
GUGLIELMO MANGIAPANE
Le gouvernement italien a abaissé mercredi sa prévision de croissance pour 2023. Rome table désormais sur 0,8%, contre 1% auparavant, selon les derniers chiffres du ministère de l'Economie. Pour 2024, le gouvernement de Giorgia Meloni mise sur une croissance du PIB de 1,2% contre 1,5% dans ses prévisions d'avril.
Telle est l'anticipation de la nouvelle feuille de route économique adoptée mercredi soir en Conseil des ministres et qui doit servir de base à l'élaboration du budget 2024. « Nous travaillons à l'élaboration d'un projet de budget sous le sceau de la discipline et du bon sens », a affirmé sur Facebook la cheffe du gouvernement.
Le gouvernement a par ailleurs donné sa prévision de déficit public pour 2023 à 5,3% du PIB, contre 4,5% attendus précédemment, en nette baisse cependant par rapport aux 8% enregistrés en 2022. Pour 2024, il s'avance sur un déficit de 4,3%, supérieur aux 3,7% qu'il prévoyait encore dans ses prévisions d'avril.
Sans nouvelles mesures de relance, le déficit atteindra 5,2% cette année, et 3,6% en 2024. Parallèlement, l'exécutif a fortement revu à la baisse sa prévision de ratio de la dette publique, désormais attendu à 139,6% en 2026 alors qu'il le voyait dans ses estimations d'avril à 140,4%, contre 141,7% en 2022.
La croissance, plus faible qu'attendue, le retournement de conjoncture de l'Allemagne, son principal partenaire commercial, et le retard pris par son plan de relance financé par des fonds européens lestent les comptes de l'Italie.
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La promesse d'étendre aux salariés l'impôt forfaitaire de 15% accordé aux auto-entrepreneurs et artisans disposant de revenus annuels jusqu'à 85.000 euros n'est ainsi plus d'actualité, tout comme l'enterrement définitif de la loi Fornero de 2011 fixant l'âge de départ à la retraite à 67 ans.
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Avec une croissance aussi faible et l'impossibilité politique de demander un nouvel effort fiscal supplémentaire aux ménages, Giorgia Meloni a utilisé deux leviers: d'un côté, elle a réduit l'amortisseur social qu'est le « revenu de citoyenneté » destiné aux plus pauvres, et de l'autre mis en place une taxe sur les superprofits des banques.
(Avec AFP)
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