La croissance de la zone euro patine

Photo d'illustration
Reuters/ Piroschka Van De Wouw

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orsque le PMI est supérieur à 50 points, cela signifie que l'activité progresse tandis qu'elle diminue s'il est inférieur à ce seuil.
Le cabinet a donc revu à la hausse sa première estimation. En dépit de cette légère accélération, ce niveau demeure parmi les plus bas depuis six ans. Pour le chef économiste à IHS Markit, Chris Williamson, l'atonie de l'activité se confirme au dernier trimestre 2019.Soleimani la semaine dernière, ont ravivé les tensions au Moyen-Orient.
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La situation du moteur industriel européen est particulièrement préoccupante. Les derniers résultats du cabinet indiquent que la production manufacturière a enregistré son "plus fort repli depuis près de 7 ans". La semaine dernière, l'organisme expliquait que le secteur manufacturier avait terminé l'année sur une note très médiocre. "Les dernières données préfigurent ainsi une baisse de la production industrielle de l'ordre de 1,5% au quatrième trimestre" rappelle le communiqué.
Les difficultés de l'industrie allemande pèsent particulièrement sur la conjoncture européenne. L'appareil productif de la première économie européenne peine à sortir de sa torpeur malgré un taux de chômage très faible. L'un des facteurs souvent mis en avant par les économistes est la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis qui a plongé beaucoup d'industries dans l'inconnu. En outre, la montée en puissance des exigences environnementales, la crise du diesel, la laborieuse transition vers les moteurs électriques et le coup de frein de l'économie chinoise ont accru les obstacles pour l'industrie automobile allemande. Des économistes parlent même de "la fin d'un modèle économique allemand". Dans une note publiée mi-décembre, l'économiste de Oddo, Bruno Cavalier évoquait cette transition.
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En Italie, les indicateurs sont loin d'être au vert. Selon les dernières perspectives d'Istat, l'institut de statistiques italien, le PIB progresserait de seulement de 0,2% en 2019 et 0,6% en 2020. Sur le front du marché du travail, le taux de chômage devrait stagner autour de 10% en 2020.
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La croissance dans l'union monétaire reste portée par le secteur des services. L'indice PMI mesurant l'activité dans le tertiaire est passé de 51,9 à 52,8 entre les deux derniers mois de l'année. Il a atteint un pic de quatre mois. Cette résistance des services peut s'expliquer par une moindre dépendance aux marchés extérieurs que le secteur industriel. En fin d'année, des économistes s'interrogeaient sur les risques de propagation des difficultés de l'industrie au secteur des services.
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En France, la croissance des services a accéléré malgré les craintes suscitées par le mouvement de grève dans les transports pour protester contre la réforme du gouvernement. "Le secteur français des services a fini 2019 sur une légère accélération de l'activité des entreprises", commente Eliot Kerr, économiste d'IHS Markit. "Ce résultat boucle une expansion robuste de la production au dernier trimestre, soutenue par une forte croissance des commandes."