Nationalisée par Madrid en 2012, Bankia renoue avec les bénéfices en 2013

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L'exercice 2013 a été une année clé et a confirmé certaines de nos forces: non seulement nous avons légèrement dépassé notre prévision de résultats et amélioré significativement notre efficacité, mais nous avons aussi bouclé la restructuration avec deux ans d'avance et nous avons renoué avec le dynamisme commercial, en augmentant la productivité, a assuré le président de Bankia, José Ignacio Goirigolzarri.
"L'exercice 2013 a été une année clé et a confirmé certaines de nos forces: non seulement nous avons légèrement dépassé notre prévision de résultats et amélioré significativement notre efficacité, mais nous avons aussi bouclé la restructuration avec deux ans d'avance et nous avons renoué avec le dynamisme commercial, en augmentant la productivité", a assuré le président de Bankia, José Ignacio Goirigolzarri. (Crédits : Reuters)
Après avoir essuyé une perte de 19 milliards d'euros en 2012, la banque nationalisée espagnole, qui avait reçu quelque 20 milliards d'euros d'argent public, est devenue bénéficiaire en 2013, en dégageant un bénéfice net de 509 millions d'euros.

La banque espagnole nationalisée en 2012 Bankia a dégagé en 2013 un bénéfice net de 509 millions d'euros, après avoir été sauvée de la faillite par une aide européenne en 2012, mais les prêts immobiliers douteux continuent de peser dans son bilan.

En incluant sa maison mère BFA, le bénéfice a atteint 818 millions, selon un communiqué publié lundi.

Un recul de quelque 20% du produit net bancaire

Quatrième banque en Espagne par la capitalisation, Bankia, qui avait enregistré une perte record de 19 milliards d'euros en 2012, a engrangé un bénéfice net de 156 millions d'euros au dernier trimestre 2013.

Le produit net bancaire, équivalent du chiffre d'affaires, a reculé de 19,7% en 2013 par rapport à l'année précédente, à 2,567 milliards d'euros.

Des chiffres accueillis fraîchement à la Bourse de Madrid, où le titre cédait mardi matin 0,62% à 1,28 euro, dans un marché lui-même en léger recul (-0,65%).

Respect du plan stratégique

Avec ses résultats annuels, BFA-Bankia "respecte l'objectif fixé dans son plan stratégique 2012-2015", après son sauvetage, "d'obtenir un bénéfice de 800 millions d'euros", souligne la banque dans un communiqué.

Bankia "a destiné la totalité des résultats exceptionnels de l'exercice aux provisions pour renforcer son capital", précise le communiqué.

La banque, qui a sévèrement souffert de l'explosion de la bulle immobilière en 2008, avait accusé une perte historique de 19,193 milliards d'euros en 2012, et l'ensemble du groupe BFA-Bankia de 21,238 milliards.

L'Etat espagnol, forcé de voler à son secours en injectant quelque 20 milliards d'euros, un sauvetage historique, avait ensuite dû demander une aide européenne de 41,3 milliards pour le secteur.

Un retour dans l'indice boursier Ibex-35

Ces fonds ont permis de commencer à assainir la banque, qui a fait son retour fin 2013 dans l'Ibex-35, indice phare de la Bourse madrilène, dont elle avait été exclue quelques mois plus tôt en raison de sa restructuration.

"L'exercice 2013 a été une année clé et a confirmé certaines de nos forces: non seulement nous avons légèrement dépassé notre prévision de résultats et amélioré significativement notre efficacité, mais nous avons aussi bouclé la restructuration avec deux ans d'avance et nous avons renoué avec le dynamisme commercial, en augmentant la productivité", a assuré le président de Bankia, José Ignacio Goirigolzarri.

Ce processus a un coût social: Bankia a d'ores et déjà supprimé 5.400 emplois sur les 6.000 programmés d'ici 2015 (28%). Elle a terminé son plan de réduction de son réseau commercial, avec 1.143 agences fermées sur 3.100.

La banque reste exposée au risque immobilier

Mais la banque reste fragilisée par son exposition au secteur immobilier, avec, à la fin décembre 2013, un taux de créances douteuses (principalement des crédits immobiliers risquant de ne pas être remboursés) de 14,7%, malgré le transfert des actifs les plus toxiques à une structure de défaisance mise en place par le gouvernement, la Sareb.

Ce taux est supérieur à la moyenne du secteur bancaire espagnol, qui a explosé jusqu'à 13,08% en novembre, un record depuis 50 ans.

La banque affichait fin 2013 un taux de fonds propres durs ("core capital") de 11,88%.

L'Union européenne a donné jusqu'à 2017 au gouvernement, qui détient 70% du capital, pour privatiser Bankia, et ce dernier dit avoir déjà reçu plusieurs signes d'intérêt.

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Commentaires
a écrit le 05/02/2014 à 10:18 :
Magnifique résultat , ce qui démontre que l état gère mieux qu' un patron parachuté .
a écrit le 04/02/2014 à 14:21 :
pour une perte de 19 milliards et tu as un bénéfice de 509 millions. Les espagnols doivent etre contents de savoir qu'ils en ont pour 40 ans avant de voir leur argent retourner à l'état et donc dans leur poche. Encore des gouvernants qui ne savent pas compter et des médias qui crie BRAVO alors qu'ils devraient appuyer le fait d'une mauvaise gestion de l'argent publique et des banques (attendez 5 ans diront ils ????). Apprenez, ô gouvernants, à gérer l'argent venant des impots, taxes, prélevements qui correspondent au travail des gens (du petit peuple !!). Un peu de respect pour le résultat du travail de tous ; et le meilleur moyen est encore de compter ce qu'il reste avant de dépnser
a écrit le 04/02/2014 à 11:57 :
Si on soulage une banque de ses mauvais credits, elle gagne, bien sur, de l'argent. A defaut, il faut immediatement la fermer.

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