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Barclays refuse à nouveau l'aide de l'Etat

latribune.fr

Publié le 30 mars 2009 à 14:14 - Mis à jour le 30 mars 2009 à 14:34

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La banque britannique ne souhaite pas bénéficier du plan gouvernemental de protection des actifs bancaires toxiques, afin d'éviter une entrée de l'Etat dans son capital.

Barclays refuse à nouveau de voir l'Etat entrer dans son capital. La banque britannique a en effet annoncé ce lundi qu'il n'allait pas solliciter le plan gouvernemental de garantie des actifs toxiques des banques, pièce maîtresse du second plan de sauvetage bancaire annoncé fin janvier par Londres. L'établissement se démarque une nouvelle fois de ses concurrentes, Royal Bank of Scotland (RBS) et Lloyds Banking Group (issue de la fusion de Lloyds TSB et HBOS), qui ont massivement fait appel à cette solution.

RBS a ainsi fait protéger pas moins de 325 milliards de livres d'actifs (plus de 350 milliards d'euros), et Lloyds Banking Group, 260 milliards de livres. En échange, l'Etat britannique, déjà entré au capital de ces banques cet automne, détiendra jusqu'à 75% du capital de chacune. Une éventualité que les dirigeants de Barclays ont toujours rejeté afin de garder son indépendance, notamment en matière de rémunération. La banque avait déjà une aide de l'Etat, préférant lever 7 milliards de livres (8 milliards d'euros) auprès d'investisseurs du Golfe.

"Le conseil d'administration de Barclays a estimé, après un examen approfondi et des discussions avec ses principaux actionnaires, que participer au plan ne serait pas dans l'intérêt des investisseurs, des épargnants et des clients" du groupe, a expliqué le groupe. Il avait jusqu'au 31 mars pour décider d'une éventuelle participation à ce plan. Cette dernière étant payante, certains investisseurs redoutaient que Barclays ne soit obligée de faire entrer l'Etat à son capital pour qu'il l'aide à financer l'opération.

À lire également

  • Barclays rassure sur sa solidité financière

Pour éviter toute entrée à son capital de l'Etat, Barclays pourrait avoir trouvé une autre solution de financement via la vente de iShares, sa filiale spécialisée dans les ETF (Exchange Trade Funds, ou fonds indiciels cotés). Une opération qui pourrait lui rapporter de l'ordre de 6,5 milliards de dollars selon la presse. La banque américaine Goldman Sachs et plusieurs fonds d'investissement dont Bain Capital sont sur les rangs. Barclays a même proposé de prêter jusqu'à 80% du prix de la transaction à l'acquéreur. Selon l'agence Dow Jones Newswires, la banque devrait faire connaître lundi sa décision sur l'avenir d'iShares.

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