La Société Générale est capable de se développer seule

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Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale a réaffirmé l'indépendance de la banque et n'écarte pas la possibilité de faire une acquisition selon une interview de la chaîne télévisée CNBC. Selon lui, 2011 sera une année encore volatile et de nouveaux "stress tests" ne sont pas nécessaires.

La Société Générale (SocGen) ne prévoit pas de nouvelle vague de consolidation bancaire en Europe en 2011. Elle s'attend à une année encore volatile sur le marché de la dette, a déclaré son PDG Frédéric Oudéa dans une interview à CNBC qui doit être diffusée ce mercredi.

La banque, qui réaffirme sa capacité à rester indépendante, entend toujours, pour l'année qui vient, se concentrer sur sa croissance organique même si Frédéric Oudéa n'écarte pas la possibilité de procéder à une acquisition si l'occasion se présente.

Prié de dire s'il s'attend en 2011 à une nouvelle vague de consolidation bancaire en Europe, le PDG de la SocGen répond : "Je ne crois pas (...) Je n'imagine pas de nombreuses grosses transactions mais plutôt, potentiellement, une série des transactions de petite et de moyenne taille."

"En ce qui concerne la Société générale, nous sommes absolument capables de développer nos activités", ajoute Frédéric Oudéa dans l'entretien à CNBC, dont une transcription a été transmise par la chaîne de télévision américaine. "Nous avons notre stratégie et notre seul objectif est de mettre en place et de tirer les bénéfices de cette stratégie."

A la mi-décembre, les dirigeants du Crédit agricole ont déclaré qu'ils ne resteraient pas inactifs ni indifférents en cas d'offensive d'une banque concurrente sur la SocGen.

Frédéric Oudéa, qui a écarté en juin l'idée de financer une opération de croissance externe par une augmentation de capital, explique que la Société générale n'a pas pour le moment identifié de cibles particulières pour une éventuelle acquisition.

"Nous avons besoin de trouver les bons actifs. Pour le moment ce n'est pas le cas, mais il pourrait y avoir des opportunités", fait savoir le PDG de la banque. "Pour le moment, la priorité est à la croissance organique et à la transformation" (de la banque).

Frédéric Oudéa estime également que l'organisation de nouveaux tests de résistance des banques européennes n'est pas nécessaire. "Je ne pense pas que ce soit très nécessaire", dit-il.

Les régulateurs européens prévoient de mener en 2011 une nouvelle série de stress tests après ceux organisés en juillet. La Banque centrale européenne souhaiterait qu'ils intègrent des tests sur la liquidité des banques.

Sur le front de la dette dans la zone euro, Frédéric Oudéa n'anticipe pas d'amélioration notable. "J'ai à l'esprit pour 2011 quelque chose qui ne devrait pas être vraiment différent de 2010", souligne-t-il. "C'est potentiellement encore une année volatile sur ce sujet."
 

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