Credit Suisse enquête sur une salariée pour des malversations présumées

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Credit Suisse a déclaré mardi avoir ouvert une enquête après la publication d'un article du Wall Street Journal qui rapporte que la banque suisse a suspendu une de ses salariés pour des malversations présumées.
Citant des sources proches du dossier, le quotidien financier écrit que Credit Suisse a suspendu depuis février Zoe Enderson, une trader senior, travaillant à Londres au bureau européen des ventes d'action. Cette dernière aurait partagé des informations sensibles par tchat électronique avec son époux , lui aussi trader mais dans la banque rivale Royal Bank of Canada Capital Markets.
D'après le Wall Street Journal, la trader aurait reconnu les faits devant les avocats de Credit Suisse, mais estime que c'est une pratique courante au sein du milieu d'échanger des informations concernant les intérêts de clients pour certains titres. Son époux serait toujours en poste à RBC, d'après des personnes proches du dossier.
Au cours de l'enquête, la banque Credit Suisse a été amenée à étudier les communications électroniques de sa salariée. A cette occasion, la direction de l'établissement aurait constaté que l'employé se plaignait du comportement inapproprié de certains de ses collègues. Certains se réuniraient en effet au bureau pour regarder des vidéos pornographiques sur leur téléphone portable.
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Des insultes sexistes et racistes auraient également été prononcées. Andrew Davis, le supérieur de Zoe Henderson, en charge du bureau européen de ventes d'actions, aurait par ailleurs été mis en congé au cours de l'été pour des motifs liés à l'enquête.
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