La Caisse des dépôts aurait perdu 1,5 milliard d'euros en 2008

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L'établissement financier publierait ainsi la première perte de son histoire, en raison de l'effondrement des marchés financiers.

La Caisse des Dépôts (CDC) devraient afficher des comptes dans le rouge en 2008, pour la première fois de son histoire. Selon le quotidien Les Echos, le bras droit financier de l'Etat aurait perdu 1,5 milliard d'euros l'année dernière, en raison de moins-values sur son portefeuille de participations liées à l'effondrement des marchés financiers.

L'intervention de la Caisse sur plusieurs de ses participations stratégiques comme Dexia aurait également contribué à cette perte. La Caisse des dépôts a apporté deux milliards d'euros à la banque franco-belge, secourue fin septembre par les pouvoirs publics, en souscrivant à une augmentation de capital de la banque dont le titre s'est effondré en bourse.

Cependant, la solidité financière de la Caisse, qui gère plus de deux cents milliards d'euros d'épargne des Français et finance le logement social, ne devrait pas être remise en cause. Les Echos estiment que la CDC pourrait "afficher près de 18 milliards d'euros de fonds propres".

La Caisse des Dépôts a réagi mercredi soir dans un communiqué. L'établissement souligne que les fonds d'épargne (la section qui gère notamment les ressources du Livret A et du Livret bleu) "enregistreront en 2008 un résultat positif". "L'épargne des Français a donc été préservée de l'impact de la crise financière".

La CDC précise également n'avoir "pas connu de perte liée à la détention d'actifs toxiques ou à un défaut de contrepartie", c'est-à-dire la défaillance d'un établissement financier et n'avoir "pas été confrontée à un problème d'accès à la liquidité, illustrant la rigueur de sa gestion et la solidité de son modèle économique."

L'établissement reconnaît néanmoins que ses comptes "ont été affectés par des provisions liées aux normes IFRS et par des tests de dépréciation sur des titres qu'elle n'a pas vendus".

Au premier semestre 2008 (clôturé au 30 juin), l'établissement public avait enregistré une baisse de 57% de son bénéfice, à 731 millions d'euros. La publication des comptes annuels est attendue le 16 avril prochain.
 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Quand les actifs disponibles ne couvrent pas le passif l'entreprise est en cessation de paiement.
Cela n'est semble t'il pas le cas de toutes les entreprises et notamment celle qui sont sous la dépendance de l'Etat comme la CDC mais aussi le Crédit Mutuel.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C'est un vértitable tour de force de consacrer un article aux pertes de la CDC sans avoir mentionné une seule fois le nom d'Augustin de Romanet, le sémillant Directeur générale de cette vénérable institution, ancien courtisan en Chiraquie.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A part soutenir des activités industrielles "viellotes", ou plus "standard", mais qui ne peuvent pas avoir beaucoup d'avenir dans un pays comme le notre a part surfer sur de vagues impressions générales et rumeurs, et en essayant de projeter sur le futur, les bilans du passé et quelques analyses générales macroéconomiques, que sait t-on par exemple des "secrets" avec lesquels les allemands restent les premiers exportateurs mondial, sachant qu'en utilisant les bons "vieux critéres d'analyses", il n'y aurait pas beaucoup de raisons pour qu'il puisse en être ainsi, quand beaucoup de choses sont loin d'être idéale là bas, que l'employé ou l'ouvrier allemand ne brille pas beaucoup par son ardeur au travail et sa discipline, et en plus qu'il est cher, et qu'on ne voit pas autant d'intelligences "supérieures issues de nos grandes écoles" comme chez nous.

Quand on est obligé de constater que dans le milieux financiers, à part savoir "boursicoter" et encore, quand on voit les risques financiers infiniments plus grands que l'on pouvait croire et les effets "boumerang" liés à ces activités.

Y atil quelques choses de vraiment changé, dans leurs habitudes administratives issues de la troisiéme république ? Autres choses que des "dogmes" et des "critéres" de choix, et "réglements" d'intervention -technocratiques et aministratifs, avec lesquels, m^me si on y connaissait pas grand choses des sujets exploités, on pouvait faire du profit ?

Difficile à croire, quand jamais les investissements dans les start up technologiques innovantes n'ont été aussi faible, par habitant en France, et jamais les échecs aussi nombreux, au point que dans plusieurs des filliales de la CDC, on "interdit" d'investir dans ce qui est "technologique". Pour développer en France une industrie prospére, et faire autre chose que du "Gandranges" , c'est certainement la meilleure de façon de faire. Serait ce que comme M. MADOFF on ne sait pa&s discerner l'effet technologique d'annonce illusoire, des vrais objets industriels technologiques ou on peut, ou doit investir, et qui avant la "bulle internet", pouvaient produire des développements industriels d'une économie très réelle, avec des profits d'une ampleur exceptionnelle parfois, sans que le moins du monde, ce ne fut une affaire de boursicotage ?

Il y a sans doute, une association et des natures de compétences, qui serait à revoir.

Peut être à méditer, sur les compétences pratiques et réelles, sur ce qui peut vraiment se passer dans les industries, qui continuent de prospérer, et que l'on enseigne pas dans nos univerités et grandes écoles ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Qu'en est -il du fond de garantie des retraites?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
et si la CDC n'avait pas cédé sa participation dans IXIS, laquelle a été apportée par les Caisses d'Epargnes à NATIXIS, les pertes auraient été bien plus lourdes !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :

puisqu'elle a tant d'argent pourquoi la caisse des dépots n'a t'elle pas sauvé arcelor et pechiney de la main mise etrangère
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :

puisqu'elle a tant d'argent pourquoi la caisse des dépots n'a t'elle pas sauvé arcelor et pechiney de la main mise etrangère
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
la CDC ne détenait pas d' actifs toxiques, certes ! mais je me suis toujours étonné que DEXIA en détienne. par quel biais la banque des collectivités locales détenait-elle des actifs toxiques? un actionnaire de la taille de la CDC ne pouvait pas ( ou ne devait ) pas ignorer les activités de la filiale banque de marcher de DEXIA. peut-être aurait-il été judicieux de préciser l'importance de l'implication de DEXIA avant de se précipiter pour re-financer. nous risquons d' avoir d' autres nouvelles de cet ordre.

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