Le Comité européen des risques systémiques entre en fonction

 |   |  314  mots
La Banque centrale européenne a annoncé ce jeudi l'entrée en fonction du Comité européen des risques systémiques (CERS) chargé de veiller à la stabilité financière dans l'Union européenne.

Le Comité européen des risques systémiques (CERS) est officiellement rentré en action jeudi. Cet organisme indépendant, quoique placé dans l'orbite de la BCE, est chargé de veiller à la stabilité financière dans les pays de l'Union européenne. Il est présidé par Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE) et siège à Francfort. Son vice-président a été désigné jeudi par le conseil général de la BCE qui réunit les gouverneurs des banques centrales des vingt-sept pays de l'UE. Il s'agit de Mervyn King, gouverneur de la Banque d'Angleterre.

La création du CERS avait été décidée par la Commission européenne après le sommet du G20 à Londres l'an dernier. Sa vocation est de renforcer la surveillance "macroprudentielle" du système financier européen et en particlier d'éviter que ne se reproduise une crise financière comme celle de 2008.

Les textes juridiques instituant le Comité européen du risque systémique ont été adoptés par le Conseil européen le 17 novembre. Ils prévoient que le président de la BCE assurera la présidence du CERS pour une durée initiale de cinq ans. Pour les mandats suivants, le président du CERS sera désigné conformément à des modalités à définir à la suite d'un examen. Un comité de pilotage fixera le calendrier des travaux du CERS et élaborera les décisions.

Ce comité  sera composé du président et du premier vice-président du CERS, du vice-président de la BCE, de quatre autres membres du comité général également membres du conseil général de la BCE, des présidents des trois autorités européennes de surveillance, d'un membre de la Commission, des présidents de deux comités consultatifs et du président du Comité économique et financier (CEF).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/12/2010 à 17:21 :
Un petit rappel... le CERS est le résultat d'une procédure de co-décision ! Le rapporteur de cette proposition au Parlement européen, est la députée européenne de la circonscription Ouest, Sylvie GOULARD (ADLE, Mouvement Démocrate).

La commission ECON du Parlement européen a fait des propositions pertinentes qui ont dû être défendues contre le manque d'ambition du Conseil ; ce dernier aurait bien vidé les rapports du "paquet supervision" de leur substance.

Ainsi, c'est le rapport de Sylvie GOULARD qui proposait d'adosser le CERS à la BCE, ce dont le Conseil se serait bien passé ! Mais le Parlement n'a pas cédé sur ce point !

Le compromis final n'est pas à la hauteur des ambitions de la Commission et du PE, mais il permet des révisions qui lui permettront d'évoluer !

Rendons à César ce qui est à César : félicitons-nous du travail du Parlement, et non de celui du Conseil !

a écrit le 17/12/2010 à 14:00 :
C'est un pas dans la bonne direction. Mais le succès ne sera garanti que si l'UE se fédéralise réellement au niveau politique. L'opinion commence à comprendre que ce sera utile, et même nécessaire!
a écrit le 17/12/2010 à 8:30 :
"la fuite en avant...." on gagne du temps...l'illusion! ils n'ont pas de solution à court terme
il faudrait que l'on ait une politique des états communes,et des déficits assimilables par nous les "cochons payeurs", ce qui n'est plus le cas, on va droit vers l'éclatement d'un château de cartes et on le devra à tous ces politiques que se sont succédés au pouvoir depuis 30 ans et qui n'ont cessé de creuser notre tombe....
Réponse de le 27/12/2010 à 14:52 :
de toute façon ce sera soit les "cochons payeurs" ou une répartition plus équitable du travail entre les pays EURO. Je ne vois pas d'autre solution, le système de la loi du plus fort, comme le souhaitent les Allemands, est irréaliste et ne peut être appliqué entre les pays EURO, vu les différences naturelles au départ. Les faibles chercheront à s'en sortir par tous les moyens, légaux ou pas légaux. Ce qui me paraît légitime!
a écrit le 16/12/2010 à 20:35 :
Quel baratin que tout cela ! Mais, oui, mais oui ! Encore un comité d'experts sans réel pouvoir chargé de faire un n+1ième rapport sur ce que l'on sait déjà ! Bravo, Bravo, surveillon " les vecteurs macroprudentiels des centres de décisions associé au système financier europeen! " En un mot, faisons un peu plus complexe ! et surtout barvardons en comité de ce qu'il ne faudrait pas faire à défaut de savoir ce qu'il faudrait faire ! Bref, perdons du temps et des moyens en vain bavardage !
a écrit le 16/12/2010 à 19:45 :
CITATION CHARLES DE GAULLE:
« Mais si ! Il ne faut jamais se laisser
acculer à une situation où on n'a pas de solution de rechange ! Il y a déjà un projet tout trouvé. [...]
C'est que l'on maintienne sous forme de traité de commerce ce qui est acquis dans le Marché commun et
que l'on continue dans la même voie par des traités de commerce bilatéraux ou multilatéraux. Ces traités,
nous les négocierons durement dans l?optique de nos seuls intérêts »
Réponse de le 27/12/2010 à 14:55 :
Vôtre solution de rechange favoriserait certains membres et en défavorisait d'autres, donc non acceptable.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :