Le milliardaire Albert Frère reprend en main la CNP
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Albert Frère a engagé la réorganisation de ses holdings d'investissement. Jeudi, les autorités boursières belges ont annoncé le lancement d'une offre publique d'achat de Fingen sur les actionnaires minoritaires de la Compagnie nationale à portefeuille (CNP), qui contrôle les participations non cotées du milliardaire belge. Fingen est contrôlée conjointement par Albert Frère et la banque française BNP Paribas. L'opération doit permettre "une simplification" de la cascade de holdings d'Albert Frère, qui détiennent, à travers GBL et CNP notamment, des parts minoritaires dans plusieurs groupes du CAC 40, comme Total (pétrole), GDF Suez (énergie), Pernod Ricard (spiritueux) ou Lafarge (BTP), mais aussi dans de plus petites sociétés au nom prestigieux, comme le château bordelais de Cheval Blanc.
Sortie du capital de BNP Paribas
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Ce rachat de titres constitue également la première étape de la sortie de BNP Paribas de la galaxie Frère. Concrètement, BNP Paribas va se retirer du capital, mais de manière progressive et étalée jusque 2028, a expliqué à l'Agence France Presse Gilles Samyn, administrateur délégué de Fingen. "BNP Paribas et Albert Frère ont décidé de prolonger leur partenariat jusqu'en 2028, mais en offrant une liquidité en biseau" à la banque française, a-t-il indiqué. En d'autres termes, BNP Paribas va revendre petit à petit ses parts à Albert Frère. Une première transaction aura lieu dans les semaines qui viennent, pour environ "un sixième de [sa] participation". Le partenariat entre BNP Paribas et Albert Frère dure depuis plus de quarante ans. CNP avait intensifié ces derniers mois ses rachats d'actions, alimentant les spéculations sur son possible retrait de la Bourse.
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